Comment une multinationale française en est-elle venue, par pure cupidité, à financer le terrorisme islamiste pour maintenir en activité une usine en Syrie ? Que savaient les services secrets français ? À partir de documents d’enquête inédits, Mediapart a reconstitué les dessous du scandale Lafarge.
Le mystère des affiches arrachées dans des bureaux du tribunal de Nantes pendant un week-end a été résolu. Les images de vidéosurveillance ont permis de reconnaître le coupable : le président du tribunal en personne.
Le Parquet national financier a élargi le champ de l’enquête, qui se rapproche de Nicolas Sarkozy. Une écoute entre l’ex-directeur de « Paris Match » et le milliardaire Arnaud Lagardère met par ailleurs en difficulté une proche de l’ex-président, la femme d’affaires Michèle Marchand.
Un baron local obligé d’abandonner ses mandats après une condamnation : le jugement dans l’affaire Falco suscite des réactions qui, une fois de plus, confirment l’existence au sein d’une partie du monde politique français d’un cartel de l’impunité qui ne supporte pas l’idée de devoir rendre des comptes.
Maire de Toulon depuis 2001 et président de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée, Hubert Falco a été reconnu coupable de recel de détournement de fonds publics. Condamné notamment à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, il doit démissionner de tous ses mandats.
L’imam, expulsé au Maroc mi-janvier, a déposé plainte contre Gérald Darmanin, qui l’avait présenté comme « un délinquant, un fuyard et un séparatiste ». Mais ce vendredi, le tribunal s’est déclaré incompétent pour juger un ministre en exercice.
Le parquet de Marseille a demandé jeudi à ce que soit mis fin immédiatement aux mandats électifs d’Hubert Falco, maire de Toulon et président de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée depuis 2001. Depuis mardi, ce dernier est jugé pour recel de détournement de fonds publics. Hubert Falco assure être la victime d’une « entreprise de démolition ».
Poursuivi pour avoir brandi son arme en promenade face à une femme et des enfants, un fonctionnaire a été condamné mardi à Évreux à quatre mois de prison avec sursis et deux années sans arme. « Je n’étais pas dans le cadre réglementaire », a reconnu ce policier, rattaché à la préfecture de police de Paris.
Mardi 11 avril Karl Laske était l’invité de notre émission « Abonnez-vous ». Journaliste au pôle enquête, il a répondu à vos questions sur les procédures du maintien de l’ordre depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites.
Peut-on enfreindre la loi, lorsqu’il s’agit de préserver des intérêts vitaux ou de défendre la collectivité contre un danger flagrant ? De 1898 à nos jours, les contours de « l’état de nécessité » ont été affinés par la jurisprudence, au gré des affaires portées devant les tribunaux.
Neuf personnes comparaissaient vendredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour avoir, durant la Marche des fiertés de juin 2022, injurié les manifestants, jeté des cailloux et repeint en bleu, blanc, rouge un passage piéton arc-en-ciel. Ils encourent entre six et dix mois de prison avec sursis.
Jugé mardi pour avoir diffusé un photomontage pornographique visant un opposant, l’ancien maire de Levallois-Perret a tenu à faire profiter le tribunal correctionnel de Nanterre de ses préoccupations éthiques.
La justice française ordonne le renvoi aux assises de trois responsables syriens, dont deux membres de l’entourage direct de Bachar al-Assad. En cause, la mort de deux Franco-Syriens, happés en 2013 par la machine de répression du régime. Le procès se déroulera en l’absence des accusés.
Sihem Souid, lobbyiste du Qatar en France, a déposé plainte après les révélations de Mediapart et du « New Yorker » sur l’opération de renseignement et d’influence menée par les Émirats arabes unis à travers l’agence privée suisse Alp Services. Des photos montrent que son domicile aurait été ciblé.
La Cour de cassation s’est prononcée mardi contre la remise à l’Italie de dix anciens militants d’extrême gauche, qui avaient été condamnés en leur absence pour des faits de terrorisme commis dans les années 1970.
Le parquet a décidé de ne pas former de pourvoi en cassation contre la décision de la cour d’appel de Lyon qui a rejeté la demande d’extradition de la justice italienne. Celle-ci avait condamné le militant altermondialiste à douze ans de prison pour avoir participé au contre-sommet de Gênes, en 2001.