Alors que les magasins rouvrent mais que le confinement demeure, Le Magasin du monde, des historiens Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, propose de voyager dans l’histoire et autour de la planète à travers des itinéraires d’objets qui, à la fois, racontent et façonnent la mondialisation.
La présidente de la Commission s’en remet à l’esprit du Bauhaus, cette école d’avant-garde allemande, pour façonner des réponses techniques face au changement climatique. Mais un collectif d’artistes lui reproche « un accent très occidental et eurocentrique ».
Le cinéaste Pierre Beuchot est mort à 82 ans le 27 novembre. Épris de l’œuvre de Pierre Jean Jouve, passionné par l’art, il laisse deux films prodigieux consacrés à la Seconde Guerre mondiale : Le Temps détruit et Hôtel du Parc. Hommage étayé à un être mystérieux sans se montrer opaque, nostalgique et pourtant gorgé de vie : avec Claude Guisard, ancien de l’Ina, Jérôme Prieur, écrivain et cinéaste, ainsi que Pascale Froment, écrivaine et journaliste.
L’étude des féminicides révèle que les femmes sont l’objet de violence parce qu’elles sont culturellement placées dans une position politique subalterne vis-à-vis de l’homme hétéro-patriarcal. Mais aussi que les meurtres dans la sphère domestique ont lieu dans le cadre des relations hétérosexuelles. Pour rendre possible l’émancipation des femmes et des hommes, il faut se libérer de l’hétérosexualité.
Entretien avec Cédric Durand, auteur de Techno-féodalisme, autour de la relation entre la crise actuelle du néolibéralisme et l’évolution du numérique.
Takiji Kobayashi (1903-1933) est connu pour Le Bateau-usine, son chef-d’œuvre. Son premier roman, Le 15 mars 1928, longtemps censuré, est enfin disponible en français. Le jeune écrivain, qui mourra des suites de répression policière, y documente la rafle de 1 600 communistes menée au Japon, dont il fut témoin.
La théorie, comme la critique, du « libéralisme autoritaire » se forge en Allemagne, en 1932. Étudiant cette genèse, le philosophe Grégoire Chamayou tisse une analyse qui résonne avec la situation contemporaine.
Que fait de nous le chaos du confinement ? En quoi l’anthropologie est-elle la grande oubliée de la modernité ? Comment nous adapter pour devenir une société évolutionnaire ? Réponses avec le paléoanthropologue Pascal Picq.
Avec Thésée, sa vie nouvelle, de Camille de Toledo, le débat qui a traversé la rentrée littéraire connaît un nouvel acte : que produit la littérature en matière de vérité ? À quelques jours de la remise du prix Goncourt, pour lequel le livre a été sélectionné, il était temps de reposer la question.
Dans la foulée des annonces de Jean Castex détaillant les orientations d’Emmanuel Macron, entretien avec l’économiste Éloi Laurent qui propose d’abandonner l’obsession de la croissance économique et du plein-emploi pour passer à un État social et écologique où l’objectif deviendrait la « pleine santé ».
Alors que les méthodes du préfet Lallement et le nouveau schéma national du maintien de l’ordre sont contestés, un livre limpide explique les raisons d’une trajectoire de brutalisation qui singularise la France par rapport à ses voisins européens.
Face à l’obscurantisme qui, de la Maison Blanche au film Hold-Up, se contrefiche des faits, se dresse un autre type de mépris de la vérité, qui se fait pourtant au nom de la science, et sur lequel un livre, Les Gardiens de la raison, a minutieusement enquêté.
Avec La Vie de l’explorateur perdu, Jacques Abeille conclut le Cycle des contrées, entamé en 1982 par Les Jardins statuaires. Cet ensemble de romans et de nouvelles, sans équivalence dans la littérature française contemporaine, affirme la puissance du rêve, de l’imaginaire et de la liberté.
Une épidémie est-elle incompatible avec une insurrection ? En 1832, la présence mortelle du choléra n’a pas empêché les Parisiens de dresser des barricades contre le régime honni de Louis-Philippe. Récit.
L’autoritarisme du président Macron en fait un clone d’Atatürk, chantre d’une République laïque hostile aux minorités. L’antagonisme avec l’islamo-conservateur Erdoğan est lié à l’histoire, en miroir, de la France et de la Turquie.
Faire de la liberté d’expression l’étendard de la France, et des caricatures de Charlie Hebdo son expression structurante, est-ce prendre le risque de transformer un repère nécessaire en réflexe identitaire ?