Pourquoi l’arabe est-il une langue mal aimée en France ? Pourquoi n’est-il pas vu comme un atout et reste-t-il associé à une pléthore de préjugés négatifs ? Mediapart a interrogé le journaliste Nabil Wakim, auteur de L’Arabe pour tous : Pourquoi ma langue est taboue en France.
« Ce livre ne ressemble à rien qu’à son propre désordre » : cette phrase reprend l’épigraphe de Henri Matisse, roman, d’Aragon. Robert Bober le cite et semble regretter le fouillis des souvenirs dans lequel il plonge. Mais l’auteur de Par instants, la vie n’est pas sûre fait en sorte que tout ça tombe bien.
Dans un documentaire d'une éblouissante maîtrise, Luis López Carrasco revient sur un épisode oublié des luttes espagnoles, lorsque des ouvriers de Carthagène mirent le feu en 1992 à leur parlement régional. À moins que ce ne soit en 2020 ?
Karel Čapek, un écrivain des plus populaires dans la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres, est moins lu en France que ses contemporains, Kafka bien sûr. Pourtant, tandis que plusieurs éditeurs retraduisent et publient son œuvre, une douzaine d’écrivains ont été réunis par L’Atelier du roman, revue fondée notamment par Milan Kundera, pour nous rappeler ce génie tchèque. Et ses prémonitions.
Dans un essai ambitieux en forme de réflexion sur le libéralisme politique, l’historien américain Alexander Zevin revient sur les 176 années de parution de The Economist, partisan acharné du libre-échange, mais aussi défenseur constant de l’interventionnisme militaire.
Entretien avec Alain Bihr, sociologue et auteur du Premier Âge du capitalisme. Avec lui, nous revenons sur la genèse d’un mode de production qui domine plus que jamais la planète et nos existences, tout en traversant la crise la plus longue de son histoire.
Quand il n’y a plus de terra incognita, où peut-on vivre une aventure ? Dans les marges du monde, répond Juan José Saer, grand écrivain argentin de la fin du XXe siècle. En route pour une folle traversée de la pampa.
Une exposition prend Pierre Dac au sérieux et montre à quel prix il fit rire. Un CD permet de découvrir les sketchs hilarants de ses débuts avec Francis Blanche, au tournant des années 1950. Voyage au bout de l’humour facétieux d'un désespéré.
Le président l’a affirmé quasiment en ces termes. Une décision lourde de conséquences économiques mais aussi culturelles et psychologiques. « Il est nécessaire de réfléchir à comment continuer à s’amuser », plaident ceux qui ne veulent pas se résoudre à seulement travailler et dormir.
Le critique Maurice Nadeau fait montre d’un flair, d’un courage et d’une lucidité hors du commun, entre 1952 et 1965, dans ses critiques et ses prises de position politiques. Deuxième tome de Soixante Ans de journalisme littéraire.
C’est comme une mécanique bien huilée : à chaque crise, la figure de Keynes fait son retour. Et certains s’inquiètent déjà de voir Bercy aux mains des adeptes de l’économiste anglais. Mais le keynésianisme est un mouvement plus complexe qu’on ne le pense souvent…
Gaëla Pujol, soliste du ballet de Nice, accusait Éric Vu-An, directeur artistique employé par la mairie, de discrimination après avoir été renvoyée au prétexte qu’elle attendait un enfant. Le tribunal administratif lui a donné raison.
Dans un texte polyphonique et choral, Gratte-ciel, Sonia Chiambretto remonte le cours des violences dont l’Algérie n’a cessé d’être le théâtre depuis bientôt deux siècles. Entretien avec une sculptrice de dissonances, qui traque la fausse note.
Entretien avec l’historien Quentin Deluermoz, auteur de Commune(s) 1870-1871. Il y restitue les échos hors normes de cette insurrection parisienne, en saisissant l’événement dans ses multiples dimensions, dans le temps comme dans l’espace. Un travail ambitieux sur un « spectre » encore agissant.
Après l’Orient de Boussole ou de Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Énard écrivant un roman sur les Deux-Sèvres pouvait sembler à contre-emploi. Mais, en adoptant une forme baroque où les histoires s’enchâssent, il parvient à inscrire l’histoire d’un territoire dans celle d’une humanité mortelle. Avec érudition et non sans humour.
La fermeture des lieux de fête, désormais couplée à la limitation des rassemblements et au rideau baissé des bars dans plusieurs métropoles, est lourde de conséquences économiques, mais aussi culturelles et psychologiques. Entre prohibition, précaution et transgression, le corona est-il synonyme de fin de party ? « Il est nécessaire de réfléchir à comment continuer à s’amuser », plaident ceux qui ne veulent pas se résoudre à seulement travailler et dormir.