Entretien avec Bibia Pavard et Florence Rochefort, co-autrices avec Michelle Zancarini-Fournel de Ne nous libérez pas, on s’en charge (Ed. La Découverte). Somme de référence sur les mouvements féministes en France depuis 1789, le livre offre un récit résolument pluraliste et intersectionnel.
Strates, le dernier livre de la poétesse et activiste écossaise Kathleen Jamie, relate deux expéditions archéologiques : l’une en Alaska, l’autre sur l'île de Westray, en Écosse. Mais pourquoi s’acharner à cette quête mémorielle alors que le bonheur peut être ailleurs ?
Avec Ruée vers le sable, monographie sur Los Angeles d’Elsa Devienne, une inédite histoire urbaine apparaît : celle d’un vaste espace public aux enjeux à la fois sociaux, économiques et écologiques où des citoyens se sont aussi « érigés en experts du littoral ».
La troisième semaine du procès en extradition vers les États-Unis de Julian Assange a donné lieu, à Londres, à des débats dominés par la santé mentale de l’accusé et marqués par le cynisme de l’avocat du gouvernement américain.
À l’occasion de la reprise sous une forme mobile de l’exposition consacrée par le Musée dauphinois à Rose Valland, cette résistante qui a contribué à restituer tant d’œuvres spoliées par les nazis, retour sur une histoire complexe et ses résonances contemporaines.
L’économiste Branko Milanovic, connu pour sa « courbe de l’éléphant » des inégalités mondiales, réfléchit dans son dernier livre à la situation d'un capitalisme devenu sans rival. Une lecture stimulante, mais qui n’évite pas quelques impasses.
Dans leur dernier ouvrage, Dominer, le philosophe et le sociologue mènent l’enquête sur les origines de la souveraineté de l’État. Établissant que l’Église fut, dès le XIe siècle, le modèle de cette « forme spécifique de domination, celle de l’État moderne », ils accablent les souverainistes de tous bords qui propagent cette idéologie et n’offrent qu’une « fausse sortie du néolibéralisme ».
Les obsèques de Marcel Trillat (1940-2020) auront lieu au crématorium du Père-Lachaise, le 29 septembre. Retrouvons les combats de ce journaliste communiste, libre, généreux et scrupuleux, grâce au documentaire d’Yves Gaonac’h : Voix off.
Et si nous étions, au milieu de cette dépression planétaire, en train de traverser la plus grande révolution de l’histoire ? C’est ce que le philosophe va explorer dans cette chronique. Premier épisode : nous sommes les corps par lesquels la mutation arrive et s’installe. La question n’est plus de savoir qui nous sommes, mais ce que nous allons devenir.
Rien ne donnait envie de découvrir le premier roman de Nicolas Rodier. Devant son titre, Sale bourge, et la photographie d’un adolescent au teint frais sur sa jaquette, on avait cru à un énième texte narcissique, à une plainte convenue des gens de bonne éducation et de grande fortune. C’est tout l’inverse.
La rentrée littéraire croule sous les récits de soi, qui produisent le meilleur comme le pire. L’occasion de se demander quels rapports ces livres entretiennent au réel, et à la littérature, en revenant sur les deux grands succès du genre cet automne, Le Temps gagné, de Raphaël Enthoven, et Yoga, d’Emmanuel Carrère.
Le monde de la culture est en première ligne dans la mobilisation contre la réélection d’Alexandre Loukachenko. Face à la répression, acteurs et musiciens inventent de nouvelles formes de résistance.
Rencontre avec Bernard Friot, qui s’efforce de revenir à l’usage marxien du terme « communisme » en intégrant un dépassement du capitalisme à partir de ce qui n’en est déjà plus, ici et maintenant.
Depuis la réouverture des salles de spectacle le 22 juin, les acteurs du monde culturel ont dû s’adapter pour ne pas mettre la clé sous la porte. Innovations technologiques, spectacles hors les murs… les salles ont innové pour survivre.
Un an après la publication de Capital et idéologie, les propositions contenues dans le dernier ouvrage de l'économiste ne constituent pas, loin de là, un programme commun à la gauche. Explications avec des députés PS, EELV et LFI.
Dans un ouvrage à paraître, deux économistes d'inspiration marxiste, Alain Bihr et Michel Husson, dénoncent la méthode développée par Thomas Piketty : un refus de réfléchir sur le mode de production capitaliste qui limite fortement la portée de ses analyses et de ses propositions.