Avec la multiplication des actions sur les œuvres d’art par des militants pour le climat, les institutions culturelles accentuent leurs protocoles de sécurité. Ces protestations viennent aussi questionner la propre politique environnementale de ces établissements.
En moins de 20 ans, Farges Bois a créé un vaste complexe industriel pour devenir le premier scieur de France. Ses riverains, menacés d’expropriation par un ultime projet d’agrandissement, dénoncent la complicité des pouvoirs publics tandis que les écologistes pointent une menace pour la forêt limousine.
Kaki ou chlorophylle ? Hôte de la COP27 du 6 au 18 novembre, l’Égypte s’est lancée dans un vaste programme de réalisations « vertes ». Mais si l’on observe d’un peu plus près le développement du pays, le constat est beaucoup moins vertueux.
Sur fond de tensions géopolitiques et dans un contexte de crise énergétique, Charm el-Cheikh, en Égypte, accueillera du 6 au 18 novembre la COP27. Le sommet international sur le climat devra s’atteler à un double défi : baisser drastiquement les émissions globales tout en répondant aux dommages irréversibles causés par le changement climatique dans les pays du Sud.
Seules une trentaine d’ONG sélectionnées de façon discrétionnaire par les autorités égyptiennes ont été autorisées à participer en tant qu’observatrices aux négociations. Un manque de représentativité préjudiciable pour la population locale, dont l’accès à la conférence est déjà limité.
Dans un entretien à Mediapart, l’historien Frédéric Graber explique, à partir des travaux de son dernier ouvrage, combien les processus d’« enquête publique » sont biaisés. Les mégabassines sont pour lui un cas d’école, où le cadre légal défend les privilèges d’une poignée d’agriculteurs industriels.
Dans la Vienne, l’État a donné jeudi 3 novembre un nouveau signal en faveur des mégabassines, en officialisant un protocole d’accompagnement pour la création de ces gigantesques réserves d’eau artificielles. De Poitiers au Marais poitevin, des crispations politiques autour de ces aménagements émergent doucement.
Pour pallier la fin des importations de gaz russe, les pays européens se ruent sur le GNL, produit essentiellement par les États-Unis et le Qatar. Si le groupe TotalEnergies profite de cet engouement gazier, les conséquences climatiques du GNL pourraient être lourdes pour la France comme pour les pays du Sud.
Sur les rivages du golfe du Mexique, l’essor du gaz naturel liquéfié inquiète. Car la région, qui s’apprête à augmenter sa production pour répondre à la demande européenne, souffre déjà de la pollution causée par les géants du pétrole et du gaz installés sur place, à l’instar de TotalEnergies.
Prévu pour septembre 2023, le projet, porté par TotalEnergies et le gouvernement pour répondre à la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, soulève des questions environnementales et sécuritaires et fait débat parmi les militants écologistes et élus locaux.
Alors que la péninsule, toujours confrontée aux pollutions de son littoral, sort d’une crise de l’eau potable sans précédent, le préfet du Finistère se prononcera dans quelques jours sur la demande d’agrandissement d’une des plus grandes porcheries de France, à Landunvez.
Dans un contexte de crise énergétique et climatique, le Sénat débat jusqu’au 4 novembre du projet de loi visant à accélérer le déploiement de l’éolien et du solaire en France. Les Républicains, majoritaires au palais du Luxembourg, veulent modifier le texte initial au prisme de leur obsession anti-éolienne.
Le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables est examiné au Sénat à partir de mercredi. D’après les estimations de Mediapart, plus de 90 % des parcs éoliens installés en France ne respectent pas leur obligation envers les espèces protégées. Et des centaines de chauves-souris y meurent chaque année.
En assimilant une partie des manifestants contre les mégabassines à des « écoterroristes », Gérald Darmanin a laissé parler un imaginaire paranoïaque face aux alertes sur l’habitabilité de la Terre. En face, l’écologie partisane patauge dans ses querelles internes.
Plusieurs milliers de personnes et de nombreux élus ont manifesté, samedi 29 octobre, à Sainte-Soline, contre le plus gros projet en cours de mégabassine, pour dénoncer l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie. À l’appel de 150 organisations, le rassemblement, qui dure depuis plusieurs jours, a été le théâtre de tensions avec les forces de l'ordre.
Le photovoltaïque sur terres agricoles, aussi appelé « agrivoltaïsme », est au menu de la discussion du projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables, qui démarre, le 2 novembre, au Sénat. Ce système est à l’origine d’inquiétudes grandissantes dans le monde de l’agriculture.