Les faits sont têtus et éloquents. L'accord conclu avec GE aboutit au démantèlement d'Alstom, rétréci au tiers de ses activités antérieures et au prix d'un montage financier digne des pires spéculateurs. Montebourg a encore frappé. Et cette fois-ci, pas dans le vide, hélas. Parti pris.
Selon le P.-D.G. d’Alstom, il n’y avait pas d’alternative à la cession pure et simple des activités d’énergie du groupe à GE. En quelques semaines, le ministre de l’économie a démontré le contraire. Même si elles sont complexes, ses solutions apportent de meilleures perspectives d’avenir pour le groupe industriel. L’État n’est pas toujours réduit à l’impuissance.
Le nucléaire allemand n’est pas encore mort que déjà son enterrement se prépare et que ses exploitants se battent pour éviter de supporter une succession qui va coûter des milliards. Comment financer le démantèlement des centrales ? Et où enfouir « définitivement » les déchets radioactifs ? À Berlin, le débat sur l’héritage nucléaire est relancé.
Sur le papier, Monaco est rentré dans le rang et n'accepte plus de gérer d'argent sale. Dans la réalité, comme le montrent les révélations de Mediapart sur la banque Pasche et d'autres scandales récents, les mauvaises habitudes perdurent parfois. Dernier volet de notre série sur les pratiques bancaires monégasques.
L’horizon semblait se dégager sur le dossier Alstom. Vendredi, l’Élysée annonçait avoir choisi la candidature de General Electric, accompagnée d'un rachat par l'État des 20 % du capital d’Alstom détenus par Bouygues. Sauf que ce dernier exige 35 euros par action, alors que le gouvernement lui en propose 28. Bouygues va-t-il faire capoter l’accord qui permet à Alstom d’échapper au démantèlement ?
Reniant une promesse de campagne de François Hollande, le gouvernement prépare un nouvel allègement fiscal pour les contribuables aisés qui recourent à des emplois à domicile. Ce projet inspire une réaction assez proche de celle que suscitait le Journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau : on hésite entre indignation et nausée.
Fragile by Design, des universitaires américains Charles Calomiris et Stephen Haber, permet de comprendre « le jeu des marchandages bancaires » propre à chaque pays, qui en sont les bénéficiaires et aussi les dindons de la farce. Lecture indispensable.
Edwy Plenel revient avec ses invités sur les luttes sociales en cours des intermittents et des cheminots, ainsi que sur le bras de fer engagé à l'Assemblée entre l'exécutif et certains députés PS.
Blanchiment, évasion fiscale... La plongée dans les comptes gérés par la banque Pasche à Monaco éclaire crûment les mécanismes permettant de masquer la destination finale ou l'identité des bénéficiaires réels de centaines de milliers d'euros. Troisième volet de notre enquête sur le bureau monégasque de cette filiale du Crédit Mutuel-CIC.
Pour le sociologue Mathieu Grégoire, le régime des intermittents est un des rares modèles de constitution de droits pour les salariés à emploi discontinu. Une question urgente à l’heure de la précarité généralisée.
Les « sages » estiment que le plan d'économie du gouvernement ne suffira pas à contenir la progression de la dette publique et proposent une série de mesures vivant à réduire la masse salariale de la fonction publique.
La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement !
Membre du premier cercle de l’UMP, fait chevalier de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy, le dirigeant de la banque Pasche, Christophe Mazurier, était au courant des opérations opaques ayant cours au sein de Pasche Monaco. Il en a d’ailleurs lui-même bénéficié. Deuxième volet de notre enquête sur la filiale du groupe Crédit Mutuel-CIC.
Selon nos informations, l’Élysée envisage de ne pas renouveler l’actuel P-DG de la Française des jeux, Christophe Blanchard-Dignac, et de le remplacer par André Martinez, qui est un proche de François Hollande.
La commission ouvre des enquêtes sur les relations entre les administrations fiscales irlandaise, luxembourgeoise et néerlandaise et les multinationales Apple, Starbucks et Fiat. Elle soupçonne les trois pays d'offrir des taux d'imposition si bas qu'ils créent une distorsion de concurrence.