Encore un échec sur le dossier grec, lundi à Bruxelles. Les ministres européens ont durci leurs positions, et veulent forcer Athènes à accepter avant vendredi l'extension du programme d'aide de la Troïka qui est en cours. « Dans l'histoire de l'UE, rien de bon n'est jamais venu d'un ultimatum », a rétorqué Yanis Varoufakis.
Bye-bye l'euro, un «docu-fiction» diffusé mardi 17 février à 20h45 sur France 5, chronique ce qui se passerait si la France était conduite à quitter la zone euro. Édifiant, à l'heure où le spectre du « Grexit », en cas d'échec des négociations entre la Grèce et ses partenaires européens, hante le Vieux Continent.
Les quatre notes confidentielles (ici en accès libre) dénonçant la politique d'austérité remises à François Hollande par Arnaud Montebourg, du temps où il était ministre, permettent de réécrire l'histoire du début du quinquennat. Dressant le bilan de ce débat esquivé, l'ancien ministre se montre très sévère : « Nous sommes en train de porter la marche du Front national vers le pouvoir. Je ne veux pas être co-responsable de cette politique suicidaire. »
Le monde de la finance prend de plus en plus au sérieux les risques que le dérèglement climatique fait peser sur les investissements. Mines de charbon et champs de pétrole pourraient perdre toute valeur si les États s'engagent contre le réchauffement global. Pour le réseau militant international 350.org, le « désinvestissement » des énergies fossiles vers les renouvelables a commencé.
Le quatrième document secret qu'Arnaud Montebourg a remis à Mediapart est la longue lettre qu'il a adressée à François Hollande, le 30 mars 2014, le matin du second tour des municipales. Le ministre presse le chef de l'État de changer de cap, pour conjurer « le naufrage économique programmé pour la France et la tragédie politique de l’élimination de la gauche ». Pensant avoir été entendu, l'auteur de la missive acceptera peu après le portefeuille de l'économie.
Dans sa troisième note secrète, en date du 31 janvier 2014, Arnaud Montebourg presse François Hollande d’infléchir le pacte de responsabilité qui vient d’être annoncé un mois plus tôt, et l’alerte sur l'effondrement du pouvoir d'achat des ménages. Il cherche à le convaincre qu’une politique économique plus équilibrée relancerait la croissance et ferait reculer fortement le chômage.
Les trois fonds d'investissement qui avaient démis de leurs fonctions les responsables de FPEE, une PME de la Sarthe, parce qu'ils refusaient d'endetter l'entreprise de 200 millions d'euros pour leur servir un dividende de 133 millions ont perdu leur confrontation. Les deux responsables sont réintégrés, les fonds sont poussés à céder leurs parts.
En date du 29 avril 2013, la deuxième note secrète adressée par Arnaud Montebourg à François Hollande révèle la gravité des désaccords entre les deux hommes : le premier redoute une explosion du chômage quand le second promet toujours une baisse. Le ministre du redressement productif plaide donc pour « une autre politique européenne et française » et presse le chef de l'État de s'appuyer sur les pays du sud de l'Europe pour surmonter l'obstacle allemand.
L'Eurogroupe de mercredi soir s'est conclu par un échec. Athènes a refusé in extremis de signer une déclaration commune. Le calendrier se resserre pour s'entendre sur une alternative à l'aide de la Troïka. Alexis Tsipras participe ce jeudi à son premier conseil européen.
Comment la Grèce en est arrivée à menacer toute la zone euro ? Pourquoi les responsables européens n’ont-ils pas pu régler une question à moins de 300 milliards d’euros, alors qu’ils ont mobilisé, depuis 2008, 4 500 milliards pour sauver le système financier ? Retour sur six années de gestion calamiteuse.
Arnaud Montebourg a cédé à notre insistance et a accepté de remettre à Mediapart les quatre longues notes qu’il a adressées au chef de l’État de septembre 2012 à mars 2014, pour le convaincre de réorienter sa politique économique et européenne. Ces notes, que nous publions aujourd’hui, révèle que le débat a commencé au sein du gouvernement dès les premiers mois du quinquennat.
Dérobés à Genève en 2008 par Hervé Falciani, les fichiers HSBC Private Bank commencent à vraiment parler. L'opération SwissLeaks, lancée par Le Monde et d'autres médias internationaux, montre les liens de la banque avec la grande criminalité organisée. Le discours des autorités helvétiques sur la grande efficacité de l’outil législatif anti-blanchiment mis en place à la fin des années 1990 est en ruines.
La communauté urbaine de Marseille et l'industriel Evéré négocient dans le secret pour solder les différends financiers sur l'incinérateur de Jean-Claude Gaudin, maire (UMP) de Marseille. En plus de promettre une nouvelle addition de plus de 200 millions d'euros, l'accord pourrait relancer la guerre avec les anti-incinérateurs.
Trois fonds d'investissement, dont une filiale de Natixis, ont démis de leurs fonctions la patronne d'une grosse PME de la Sarthe et le fondateur de la société, parce qu'ils refusent d'endetter l'entreprise de 200 millions d'euros pour leur verser un dividende de 133 millions. Que pense le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, de tels abus ?
Le parlement de Strasbourg s'est refusé jeudi à lancer une commission d'enquête sur les pratiques fiscales de certains États au service de grandes entreprises étrangères, dans la foulée des « LuxLeaks ». Mais de son côté, la commission européenne donne des gages, et se montre plus agressive sur ce dossier emblématique, en visant la Belgique.