ArcelorMittal, EDF, Total, E-ON et GDF Suez sont, de loin, les industriels les plus émetteurs de CO2 en France. Alors que se profile la loi sur la transition énergétique, Mediapart a établi le palmarès des plus gros pollueurs climatiques. Surprise : EDF, pourtant producteur à 80 % d’électricité d’origine nucléaire, y occupe la deuxième place.
Après le cadeau des 35 milliards d'euros offerts par François Hollande d'ici à 2017 aux entreprises, un nouveau choc fiscal se prépare pour les ménages, pour la fin de l'été. De nombreux contribuables non assujettis à l'impôt sur le revenu le deviendront tandis que d'autres découvriront des hausses d'impôts sur leurs avis d'imposition.
En niant toute rupture politique, François Hollande, en dépit des apparences, n’a pas totalement tort. Se considérant comme l’héritier naturel de Delors, il donne priorité, comme en 1983, à la préférence européenne sur toute autre. Mais cette fois, il ne s’agit plus de parler d’une parenthèse de l’austérité mais d’une politique assumée comme telle.
Alors que le gouvernement cambodgien a fait tirer sur les ouvriers réclamant des hausses de salaire, ce documentaire de Michaël Sztanke raconte comment, de la Chine au Bangladesh en passant par le Cambodge, les multinationales délocalisent toujours vers le pays le moins disant socialement. Attisant aujourd'hui la colère des ouvriers.
Alors que François Hollande a détaillé lors de sa conférence de pressse de nouveaux cadeaux pour les entreprises, beaucoup de médias disent de sa politique économique qu'elle est « sociale-libérale ». Mais c'est un abus de langage. Car la politique menée n'a pas grand-chose de social.
Sur les 5 000 salariés et 2 000 sous-traitants du transporteur routier placé en redressement judiciaire fin novembre, seuls 1 900 emplois devraient être sauvés. Le seul repreneur crédible est l'actuel propriétaire, qui semble être le roi du jeu de dupes. « C’est encore plus catastrophique que prévu. C’est une claque », s'alarme un syndicaliste.
L’État, qui porte le programme Rafale depuis son lancement, entend le moderniser dans l’espoir de l'exporter. La famille Dassault se contente d’empocher les dividendes, y compris politiques.
À quelques mois des élections européennes, des élus se lancent dans une enquête sulfureuse sur « le rôle et les agissements de la Troïka » en Grèce, au Portugal, en Irlande et à Chypre. Les responsables de la BCE ou du FMI traînent des pieds, et les délais sont serrés.
Face à la commission d’enquête sénatoriale, les responsables de la société privée chargée de percevoir la taxe poids lourds sont restés évasifs, flous et parfois trompeurs. Au nom du secret commercial, tous les aspects financiers de ce partenariat public-privé restent tus.
Étrange retournement de situation : alors qu'en 2010, Claude Perdriel, patron de l'hebdomadaire, faisait campagne contre le trio Bergé-Niel-Pigasse pour racheter Le Monde, c'est aujourd'hui ce dernier qui devrait racheter Le Nouvel Observateur. Le trio BNP prendrait 65 % du capital en injectant 13,5 millions d'euros.
Pour la deuxième fois en moins d'un mois, la plus haute juridiction française a freiné les députés dans leur ardeur à s'attaquer aux fraudeurs et aux entreprises jouant abusivement de l'optimisation fiscale. Ancien membre du conseil, Pierre Joxe qualifie ses décisions de « profondément réactionnaires ».
C'était l'objectif affiché dès 2010 : il fallait privatiser à tout-va pour faire baisser l'endettement de la Grèce. Alors qu'Athènes prend la présidence de l'UE, le bilan est sans appel. Les privatisations n'ont eu aucun effet sur la réduction de la dette qui dépasse les 300 milliards d'euros.
Les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres se sont encore accentuées l’an dernier. Aux États-Unis, les plus fortunés détiennent plus de la moitié des revenus nationaux, une concentration inégalée depuis 1917.
Beaucoup de médias pointent un changement de cap social-libéral de François Hollande. Mais si virage il y a eu, il est en fait intervenu le jour même de son accession à l'Élysée. Ce qui fait planer des doutes sur la sincérité de ses engagements pendant la campagne.
À leurs yeux, la crise de la zone euro est loin d'être réglée: des économistes et juristes allemands montent au créneau, partisans d'une nouvelle étape dans l'intégration européenne. Angela Merkel elle-même veut de nouveaux traités. Quitte à passer sous silence un autre débat : les déséquilibres de la première économie de l'UE, et leurs dégâts sur le continent.