L'Insee publie ce mercredi son traditionnel « Portrait social » de la France. Il met en évidence les inégalités qui minent le pays. Hausse de l'intérim, augmentation du niveau de vie pour les plus riches, effets injustes des réformes fiscales récentes : c'est un constat alarmant que dresse l'institut.
Avec son discours de Bordeaux, mardi 15 novembre, Nicolas Sarkozy a lancé l'offensive électorale contre la «fraude sociale»: «Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de solidarité nationale», a-t-il lancé.
Mardi soir, socialistes et écologistes ont dévoilé leur accord pour 2012. Il promet quelques avancées écologiques, dont le développement des énergies renouvelables, la limitation à 50% de la part du nucléaire en 2025 et une contribution climat énergie. Derrière ce texte, se cachent des controverses toujours vives sur le nucléaire et le modèle énergétique français. Explication des points les plus sensibles.
Nicolas Sarkozy va fêter, jeudi matin, le troisième anniversaire du Fonds stratégique d'investissement, censé protéger les PME françaises les plus prometteuses des fonds spéculatifs. Mais la vérité, c'est que le FSI a copié les mœurs anglo-saxonnes. Comme en atteste l'histoire de Novasep.
La manière dont «les marchés» ont décidé, ces derniers jours, de la composition des gouvernements, en Grèce et en Italie, est à la fois un déni de démocratie et une absurdité philosophique, quand on se souvient que ces marchés sont largement automatisés. Entretien avec Patrick Viveret, philosophe et ancien conseiller à la Cour des comptes.
Vous n'avez jamais entendu parler du «compte de substitution» du FMI? Normal, il n'existe pas. Hélas, parce que ce mécanisme imaginé il y a 40 ans est l'outil qui permettrait à la zone euro de surmonter la crise en cours. Analyse.
L’œuvre de Karl Polanyi (1886-1964) s’avère féconde au moment où les tenants d’un modèle libéral en faillite préfèrent contourner la démocratie plutôt qu’accepter un changement radical de société. Relecture avec Jérôme Maucourant, économiste.
Taxes, chômage, faillites en cascade, purges dans la fonction publique, paniques bancaires. Les Grecs subissent ébahis l'avalanche des mesures d'austérité. «Nous ne sommes pas des criminels», disent beaucoup. «Il y aura du sang, nous sommes en colère», préviennent d'autres. Récit de cette crise sans précédent telle que la vivent les Athéniens.
Pour Paolo Franchi, éditorialiste au quotidien Corriere della Sera, l'absence de leader à gauche rend l'avenir politique de l'Italie très confus. Même la situation judiciaire de Berlusconi restera complexe. Par Thomas Chabolle, à Rome
Sous la pression des marchés, l'Italie tente d'organiser l'après-Berlusconi. Un gouvernement de coalition se constitue avec, à sa tête, l'ancien commissaire européen Mario Monti. Le politiste Alfio Mastropaolo, universitaire à Turin, analyse le paysage dévasté laissé par Silvio Berlusconi.
On l'avait oublié mais Varsovie préside, jusqu'à la fin de l'année, une Union européenne à feu et à sang! Avec une difficulté: le pays n'est pas membre de la zone euro, et peine à peser sur les discussions stratégiques sur la Grèce ou l'Italie. Poussés de côté par le trio Paris-Berlin-FMI, les Polonais pointent la panne européenne.
La crise de la zone euro vient de venir à bout d'au moins deux chefs de gouvernement européens. La campagne électorale française sera marquée par le débat sur l'austérité. Entretien avec Pierre Larrouturou, économiste et membre de la direction d'Europe Ecologie-Les Verts. «On a deux mois pour réveiller la gauche», assure-t-il.
Ce que les responsables européens redoutaient est arrivé : l'Italie est à son tour embarquée dans la tourmente financière. Au lendemain de la démission annoncée de Silvio Berlusconi, censée rassurer les marchés, les taux de la dette italienne dépassent le seuil fatidique des 7%. L'Italie renvoie à la faillite de la stratégie de défense européenne.