Touché par un tir de LBD en pleine poitrine, dans la nuit du 1er au 2 juillet, cet homme de 27 ans est mort d’une crise cardiaque. Les images des caméras de surveillance, d’une riveraine et de la police, récupérées par Mediapart, permettent de reconstituer le face-à-face entre son scooter et la colonne du Raid.
Le préfet de la Vienne demandait le remboursement d’une subvention versée par la ville à l’association Alternatiba, accusée d’avoir enfreint son contrat d’engagement républicain en organisant un « atelier de désobéissance civile ». Le juge administratif a rejeté sa requête.
Le Parquet national financier a requis dix mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende contre l’actuel ministre du travail d’Emmanuel Macron, suspecté d’avoir truqué un marché au profit du groupe Saur en 2009.
La juridiction administrative suprême examinait mercredi un recours contre l’utilisation du logiciel de vidéosurveillance algorithmique par la ville de Moirans dans l’Isère. Celui-ci risque d’être rejeté pour une question de procédure.
La pauvreté n’a jamais été aussi prégnante en France. Mais le sujet peine à émerger dans le débat public. Pour en parler, Mediapart a réuni Ian Brossat, sénateur et élu communiste à la mairie de Paris et Nadia Hai, ancienne ministre de la ville et actuelle députée Renaissance.
Le ministre de la justice relaxé par un tribunal d’exception composé majoritairement de politiques ; le ministre du travail en procès tout en restant en fonctions ; l’ex-ministre du budget fraudeur fiscal qui veut revenir en politique : le mouvement de délitement du rapport que la démocratie française entretient avec l’éthique publique s’accélère.
Le garde des Sceaux a matériellement commis le délit de prise illégale d’intérêts, mais en l’absence d’élément intentionnel, l’infraction n’est pas constituée, a décidé la Cour de justice de la République. Côté majorité, certains considèrent que cette décision marque la reprise en main du politique sur le « pouvoir des juges ».
Depuis cinq semaines, le tribunal administratif annule systématiquement les arrêtés interdisant les rassemblements pris par le préfet Hugues Moutouh, qui s’obstine à faire fi de ces décisions. Le Conseil d’État vient d’être saisi d’un référé.
Poursuivi aux côtés du ministre Olivier Dussopt, l’ancien directeur général de la Saur, groupe de gestion de l’eau, a nié toute dimension commerciale dans ses interactions avec lui. À l’en croire, il n’a fait que donner quelques « informations » désintéressées à un jeune maire débutant.
La section rennaise de l’Action française s’est émancipée du mouvement royaliste pour se rapprocher de l’ultradroite néonazie et participer aux récentes exactions commises en Bretagne. Les services de renseignement étaient aux premières loges.
L’Observatoire des expulsions des lieux de vie informels dénonce, dans son rapport annuel, des opérations qui compromettent la scolarité des enfants et le suivi médical des femmes enceintes, à cause de l’errance forcée qu’elles provoquent.
Un agent diplomatique a été discrètement rapatrié au printemps 2023. Les Russes menaçaient de faire exploser sa vie privée s’il n’acceptait pas d’être un sous-marin pour leur compte.
Pendant plusieurs heures, le ministre Olivier Dussopt a été interrogé sur plusieurs documents saisis en perquisition sur les négociations autour d’un marché avec la Saur en 2009. Il a contesté avoir favorisé cet acteur économique puissant de la commune dont il était le maire.
Le rassemblement violent de néonazis à Romans-sur-Isère met en lumière la litanie des agressions de l’extrême droite. Des militants associatifs, élus et acteurs de terrain racontent à Mediapart un climat de menaces et d’intimidations parfois « effrayant ».
Des bandes d’extrême droite multiplient les actions punitives visant migrants, Arabes et musulmans. Une violence raciste et islamophobe qui ne suscite pas de réaction politique et médiatique à la hauteur du danger qu’elle incarne.
L’action coordonnée dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère apporte la preuve que la jeune garde de l’extrême droite n’hésite plus à se réunir, malgré la distance. Mais pour se rassembler, les militants racistes sont obligés de communiquer, ce qui facilite leur détection.