«Impeachment»: c’est l’heure du show télé

Par
Nancy Pelosi à la Chambre des représentants, le 24 septembre 2019. © Reuters Nancy Pelosi à la Chambre des représentants, le 24 septembre 2019. © Reuters

Les auditions publiques commencent ce mercredi 13 novembre dans la procédure parlementaire de destitution lancée par les démocrates contre Donald Trump. Les faits accumulés jusqu’ici ont donné raison au lanceur d’alerte à propos d’un chantage de Trump envers l’Ukraine. Mais un an pile avant l’élection présidentielle, la bataille majeure est celle de l’opinion.

Sous pression de l’extrême droite, les gauches espagnoles s’entendent sur les contours d’une coalition

Par
Pedro Sánchez et Pablo Iglesias, le 12 novembre 2019 © Reuters Pedro Sánchez et Pablo Iglesias, le 12 novembre 2019 © Reuters

Le Parti socialiste de Pedro Sánchez et la coalition Unidas Podemos emmenée par Pablo Iglesias ont conclu mardi, en moins de 48 heures, un pré-accord qu’ils avaient refusé pendant six mois. Une surprise.

En Bolivie, le week-end où tout a basculé

Par Alice Campaignolle

Après trois semaines de manifestations pour dénoncer une fraude électorale, Evo Morales, le chef de l’État bolivien, a cédé face à la pression de la rue et a démissionné de la présidence, le 10 novembre, après plus de treize années au pouvoir. Retour sur une fin de semaine qui a fait basculer l’histoire bolivienne.

«Evo Morales est victime de ses contradictions, mais aussi, paradoxalement, de son succès»

Par
Manifestation en faveur d'Evo Morales à Buenos Aires (Argentine) le 11 novembre 2019. © Reuters Manifestation en faveur d'Evo Morales à Buenos Aires (Argentine) le 11 novembre 2019. © Reuters

Evo Morales, le président bolivien contraint à la démission et qui s’est vu accorder l’asile politique par le Mexique, s’était fait élire en 2006, pour son premier mandat, sur la promesse d’un gouvernement indigéniste et respectueux de l’environnement. Mais il s’en est progressivement éloigné au point de susciter des contestations au sein même de ses anciens alliés. La chercheuse Laetitia Perrier-Bruslé nous explique le projet d’Evo Morales et les résistances qu’il a rencontrées.

Plongée dans les fractures de l’Afrique du Sud

Par
 © Mediapart © Mediapart

Entretien avec Victor Magnani, chercheur à l’Ifri. Il revient sur la fragilisation diplomatique de l’Afrique du Sud à la suite des violences racistes commises sur son territoire. L’émission aborde également la récente dislocation de l’opposition à l’ANC, le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid. 

Alexandria Ocasio-Cortez, l’atout maître de Bernie Sanders

Par
« AOC » en meeting dans l’Iowa le avec Bernie Sanders, samedi 9 novembre. © Reuters « AOC » en meeting dans l’Iowa le avec Bernie Sanders, samedi 9 novembre. © Reuters

L’élue new-yorkaise, espoir de la gauche américaine, partage désormais les estrades avec Bernie Sanders. En vue de la primaire démocrate, la jeune femme amplifie le message de justice sociale du candidat, avec radicalité et enthousiasme. Reportage dans l’Iowa, où le duo a mené campagne ce week-end, trois mois avant le début des votes.

Espagne: l’impasse politique persiste, l’extrême droite bondit

Par
Santiago Abascal devant ses partisans dimanche soir à Madrid. © Reuters Santiago Abascal devant ses partisans dimanche soir à Madrid. © Reuters

Le parti d’extrême droite Vox, désormais troisième force en Espagne, est le grand vainqueur des législatives du 10 novembre, ayant gagné près d’un million de voix depuis le scrutin d’avril. Arrivé en tête dimanche soir, le socialiste Pedro Sánchez revient, lui, à la case départ : il doit former un gouvernement.

«L’Irak fusionne enfin dans un souffle révolutionnaire»

Par
Loulouwa al-Rachid © Mediapart Loulouwa al-Rachid © Mediapart

Tactiques inédites, affrontements internes au monde chiite, déclin du prisme confessionnel, ampleur de la répression… La chercheuse Loulouwa al-Rachid revient sur les manifestations révolutionnaires qui ébranlent l’Irak depuis plus d’un mois.

Irak: une économie ravagée par près de quatre décennies de conflits

Par
Scène d'insurrection en Irak. © DR Scène d'insurrection en Irak. © DR

La révolte des Irakiens est aussi le produit d’une économie détruite par les crises politiques et qui, sans soutien réel de la communauté internationale, se contente d’une redistribution court-termiste de la rente pétrolière.

Derrière la révolte irakienne, il y a aussi une colère contre les ingérences de l’Iran

Par
Des manifestants à Bagdad (Irak), le 7 novembre 2019. © REUTERS/Wissm al-Okili Des manifestants à Bagdad (Irak), le 7 novembre 2019. © REUTERS/Wissm al-Okili

L’Irak est la pièce maîtresse de Téhéran sur l’échiquier stratégique de la région. Mais, en quelques semaines, toute la domination iranienne sur son voisin a chancelé, en raison de la révolte actuelle, qui a déjà fait près de 300 tués et environ 8 000 blessés.