Mediapart a retrouvé des documents attestant que le premier secrétaire du Parti socialiste a bel et bien caché la vérité sur son parcours étudiant. En 1981-1982, il s’est inscrit dans d’obscures conditions à l’Université du Maine pour passer un DESS de « gestion des coopératives et des mutualités », en même temps que Jean-Michel Grosz et Olivier Spithakis, qui seront ultérieurement, avec lui, les condamnés vedettes du procès de la Mnef.
Jean-Marie Le Pen a détenu 1,7 million d’euros en lingots et pièces d’or à travers le trust de son majordome à la HSBC, mais il a aussi effectué un achat de lingot à Paris qu’il a omis de faire figurer dans sa déclaration de patrimoine. Son assistant Gérald Gérin a également acheté pour 90 000 euros d'or à Paris. Depuis 2010, le fondateur du FN, suivi par Marine Le Pen, a multiplié les déclarations en faveur d’un retour du système monétaire à l’étalon or.
Après les révélations de Mediapart, lundi, sur l’argent caché en Suisse de Jean-Marie Le Pen, l'état-major du FN fuit les caméras. Au parlement européen, Marine Le Pen a semé les journalistes. Seul Florian Philippot a demandé des « explications » au président d'honneur du FN. Au bureau politique, certains s'inquiètent.
Depuis l’héritage Lambert en 1976, jusqu'à l'ouverture d'une enquête sur son patrimoine fin 2013, le fondateur du FN n’a cessé de faire l’objet de vérifications fiscales, de subir des pénalités, et de les contester.
Selon les informations obtenues par Mediapart, le président d’honneur du Front national a été le bénéficiaire économique d’un « trust » géré en Suisse par son majordome, trésorier de son association de financement Cotelec. 2,2 millions d’euros, dont 1,7 million sous forme de lingots et de pièces d'or, ont été déposés au nom de ce trust à la HSBC puis à la Compagnie bancaire helvétique (CBH).
Le député PS Benoît Hamon ne s'opposera pas à la loi de surveillance. Il voit bien les problèmes que pose le texte, mais étant donné les circonstances... Au piano, la Parisienne Libérée lui répond : à quand la motion «résignation» ?
La liste des mises en examen s'allonge dans l'enquête sur le financement des campagnes du Front national. Sighild Blanc, une proche de Frédéric Chatillon, le prestataire principal du FN avec sa société Riwal, a été mise en examen mercredi pour abus de biens sociaux, recel et blanchiment d'abus de biens sociaux.
L’exécutif est à l’image de la gauche : divisé sur la laïcité. La preuve avec la proposition de loi sur les crèches privées, qui revient à l’Assemblée le 13 mai. François Hollande et la majorité de son gouvernement n’y sont pas favorables. Mais le PS a voté pour en commission. Et ne sait plus comment sortir de ce bourbier.
En choisissant de rebaptiser le parti qu’il préside «Les Républicains», Nicolas Sarkozy entend piéger la gauche et le FN. Grâce à cette acception qu'il juge «sacrée» – et donc inattaquable –, le patron de l'opposition s'offre surtout l'occasion de justifier ses positions les plus controversées sur l'islam et de donner un cadre à son obsession identitaire.
En comparant le programme du FN à celui d’un « tract du PCF des années 1970 », le discours anti-immigré en moins, François Hollande commet une faute historique, mais sait très bien où il va politiquement, renouant avec les « transcourants » des années 1980.
Comment le FN a-t-il pris pied dans l'un des plus anciens bastions du syndicalisme ouvrier, le pays de l'acier lorrain ? Diffusé lundi 20 avril à 21 heures sur Canal Plus, le documentaire Danse avec le FN donne la parole à ces syndicalistes et ouvriers d'ArcelorMittal qui ont basculé lorsque le projet de nationalisation de Florange a été abandonné. Extrait et entretiens avec Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg.
« On n'a pas fait tout ce qu'on a fait au parti pour échouer en 2017 ! » Le député François Lamy, premier lieutenant de la maire de Lille, s'explique sur les raisons de leur motion commune avec Manuel Valls, derrière Jean-Christophe Cambadélis, pour le prochain congrès du PS. Et espère que ce ralliement va permettre (enfin) des inflexions dans la politique gouvernementale.
Derrière le vaudeville, l'argent. Le père comme la fille ont chacun leur propre micro-parti pour garder la haute main sur l'argent du Front national. Jean-Marie Le Pen n'a jamais révélé son fichier de donateurs et son association, Cotelec, continue d'accorder des prêts au FN ou à ses candidats.
Le nouveau nom choisi par Nicolas Sarkozy pour rebaptiser l'UMP ne suscite guère d’enthousiasme en dehors de son cercle le plus proche. D'autant que le parti, déjà exsangue, va devoir puiser dans ses économies pour devenir “Les Républicains”.
Martine Aubry a largement inspiré le texte de la « motion A » soutenue par l'exécutif pour le prochain congrès de Poitiers, qui aura lieu début juin. Mais les principales inflexions sur la ligne économique, annoncées vendredi, n'ont pas passé le week-end.
Nicolas Crochet, le commissaire aux comptes du FN et du micro-parti de Marine Le Pen, a été mis en examen le 10 avril pour complicité d'escroquerie, blanchiment d'abus de biens sociaux, financement illégal de parti politique et recel d'abus de confiance.