Le Front national a-t-il utilisé les fonds européens pour rémunérer ses cadres? La question est au cœur de l'enquête de l'office anti-fraude européen. S'il ne serait pas le seul parti concerné, plusieurs éléments démontrent la spécificité du cas du FN à Strasbourg. Marine Le Pen, elle, dénonce une « opération politique » à une semaine des élections. Décryptage de l'affaire et des questions qu'elle pose.
La loi censée encadrer les pratiques des multinationales et de leurs sous-traitants à l’étranger sera enfin examinée à l’Assemblée nationale le 30 mars, après deux ans de tractations. Dans une version très édulcorée.
Le parlement européen a alerté lundi la ministre de la justice française « sur une possible utilisation frauduleuse de fonds européens » par le Front national à Strasbourg. Dans cette lettre, évoquée par Le Monde et consultée par Mediapart, le président du parlement s'inquiète de « l'ampleur » des « constatations qui touchent un parti politique français de premier plan ».
Considérés comme « le laboratoire de la droite », le département des Hauts-de-Seine a longtemps été le repaire intime de la Sarkozie, de ses affaires et de ses petits arrangements. Mais ici, comme ailleurs, le retour de l'ex-chef de l'État à la tête de l'UMP passe mal, voire n'est même plus un sujet.
Le PS risque de payer très cher l’abstention aux élections départementales. Le FN, lui, en tirera profit. Ces élections vont faire figure de nouvelle piqûre de rappel : à part aux présidentielles, une grande partie de l'électorat boude les urnes.
Marine Le Pen est intervenue par une vidéo de soutien dans un grand rassemblement organisé par la Ligue du Nord, à Rome, le 28 février. Une manifestation où étaient présents des néofascistes italiens de CasaPound, dont l'un des dirigeants a pris la parole à la tribune, des anti-islam allemands de Pegida, ou encore des sympathisants des néonazis grecs d'Aube dorée.
Quinze mois après sa création, le jeune parti politique dépasse les 11 000 adhérents. Mais l'ambition première de renouveler la classe politique pâtit déjà des querelles internes inhérentes à la conquête du pouvoir.
En clamant fort son opposition à la loi Macron, l’ancien ministre de l’éducation et député PS des Yvelines Benoît Hamon a été un des éléments déclencheurs du recours à l'article 49-3. Il a accordé un entretien à Mediapart pour expliquer l’échec du compromis sur le travail dominical puis a accepté de répondre à nos questions sur l'avenir d’un parti socialiste divisé.
La maire PS de l’arrondissement parisien, Frédérique Calandra, refuse catégoriquement la présence de l’essayiste à un cycle de débats autour du droit des femmes. La table ronde a été reprogrammée le même soir dans une autre salle. La maire, elle, assume vigoureusement.
Le secrétaire national du Parti de gauche fait le point sur l'état de l'« autre gauche », alors que les départementales ont permis de nombreux rapprochements entre les écologistes et le Front de gauche. Dans la foulée de la victoire de Syriza en Grèce, il dit espérer la constitution d'un « nouvel espace commun » permettant de faire émerger une alternative de gauche à la politique gouvernementale.
Après deux jours de conflit entre les députés frondeurs et le gouvernement, l'exécutif a choisi la voie de l'article 49-3 pour éviter tout risque de vote contre la loi Macron. Un conseil des ministres a été convoqué en urgence à l’Élysée dans l'après-midi. Les dissensions au sein du PS témoignent d'une profonde crise à gauche.
Le recours au 49-3 est le symbole politique de l’autoritarisme des faibles. Depuis les attentats de Paris, le pouvoir veut croire en « un esprit du 11-Janvier ». Il s'agit d'une fuite en avant solitaire, dans laquelle l'état de « guerre contre le terrorisme » permet de faire taire toute interrogation.
En dégainant son 49-3 pour faire voter la loi Macron, Manuel Valls cherche à afficher son autorité sur une majorité en capilotade, mais aussi sur l’exécutif, à mille lieues de l’esprit de compromis dont se prévaut François Hollande. Problème, son orientation reste minoritaire dans son camp.
Le maire de Béziers s'affiche au-dessus des partis et refuse l'étiquette d'extrême droite. Pourtant son réseau est clairement ancré à la droite extrême : identitaires placés dans son cabinet ou venus travailler avec la ville, invités ultra-réactionnaires pour « libérer la parole » à Béziers, tournée de conférences à l'extrême droite.
Soutenu par le FN, Robert Ménard érige sa gestion en « exemple » et multiplie les coups de com'. Du vent pour certains. Pour d'autres, les bases d'un laboratoire d'une nouvelle extrême droite, à mi-chemin entre le FN, les identitaires et le modèle du maire d'Orange Jacques Bompard.
Le conseil national a enregistré 27 contributions au congrès de Poitiers. Cambadélis entend rassembler de Valls à Aubry, sans avoir encore réussi à convaincre celle-ci. Tétanisés par «l’après-Charlie» et dans l'attente des départementales, les socialistes critiques ne sont pas encore réunis.