En raison des incertitudes dues à l’épidémie de Covid-19, le baccalauréat, le brevet, les BEP, CAP, BTS seront validés cette année à partir des notes du livret scolaire. Seul l’oral de français des premières est maintenu.
Le sociologue Bernard Lahire, professeur de sociologie et auteur du très remarqué Enfances de classe – De l’inégalité parmi les enfants, décrypte pour Mediapart les risques de l’école à la maison pour les plus fragiles.
La « continuité pédagogique » voulue par le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer suscite de plus en plus de critiques. De nombreux parents, notamment dans les familles modestes, se sentent dépassés. Témoignages de parents qui galèrent.
De nombreux étudiants ont choisi de rentrer chez leurs parents, d’autres n’en ont pas eu la possibilité ou ont choisi de ne pas le faire. Dans les résidences universitaires, seuls 25 à 40 % des étudiants sont restés. Et pour ceux-là, le confinement est difficile dans quelques mètres carrés exigus et oppressants.
Près de 20 000 enseignants se relaient pour accueillir quelque 30 000 enfants d’infirmiers, de médecins ou autres personnels de santé mobilisés dans les hôpitaux pour lutter contre le Covid-19. Inquiets, sans protection, ils ont quand même choisi d’aller dans les écoles.
Au premier jour de fermeture des établissements scolaires, lundi, il a été difficile de se connecter à plusieurs serveurs, sur toutes les plateformes disponibles. Certains s’inquiètent aussi de la fracture numérique.
Le ministre de l’éducation nationale assurait qu’une fermeture des établissements scolaires n’était pas d’actualité. Dès lundi « et jusqu’à nouvel ordre », écoliers, collégiens, lycéens et étudiants resteront chez eux, a annoncé le président de la République.
Le nombre de démissions de profs a bondi de 120 % chez les titulaires en cinq ans. Certains se sentent méprisés. Et depuis le début de l’année la rupture conventionnelle est possible dans la fonction publique… Le ministère a lancé une consultation.
La Cour des comptes signe, jeudi 27 février, un rapport cinglant sur Parcoursup, la plateforme d’affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur. Les magistrats financiers critiquent l’opacité régnant sur les critères de sélection et recommande d’anonymiser les noms des établissements d’origine.
Depuis le mois de décembre, une majorité d’enseignants est en grève et campe devant les établissements scolaires de l’île, pour la plupart fermés. Le conflit s’enlise dans des revendications nationales mais aussi locales.
Depuis le 20 janvier, la première session d’épreuves communes de contrôle continu de la nouvelle formule du baccalauréat concentre les critiques. Dans certains établissements, des blocages ont eu lieu et des élèves ont refusé de composer pour protester contre cette réforme mal préparée et anxiogène selon eux.
Des enseignants et syndicats appellent à bloquer les épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat. Comme à Stains (Seine-Saint-Denis) comme au prestigieux lycée Louis-le-Grand à Paris.
Le ministre de l’éducation nationale a commencé à recevoir les syndicats d’enseignants pour les négociations sur la revalorisation de leur rémunération, promise pour compenser les pertes engendrées par la réforme des retraites. 500 millions d’euros sont prévus dès janvier 2021, mais des zones d’ombre demeurent sur les contreparties éventuelles.
Depuis qu’il est maire de Béziers, Robert Ménard martèle que l’école est l’une de ses grandes priorités. Pourtant, malgré des travaux de rénovation entrepris en urgence, son bilan n’est pas à la hauteur des ambitions affichées, d'après une enquête de notre partenaire Le d’Oc.
Les enseignants sont très investis dans la lutte contre la réforme des retraites. Dans certaines écoles, ils organisent des cafés des parents pour expliquer le sens de leur grève et les points névralgiques du projet de loi. Ils espèrent être soutenus et pourquoi pas rejoints dans leur combat.
L’université Jean-Jaurès est secouée par la récente révélation d'un échange de courriels internes invitant à pénaliser des personnels engagés dans le mouvement de grève. Une « liste noire » qui pose la question du fichage politique et celle de la mainmise technologique exercée sur les personnels de la fac.