Dans Visages de la crise. Nous gens du sud, pauvres et fainéants, quatre journalistes installées en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce décrivent ces sociétés emportées par la crise, à travers une série de portraits sensibles.
1 515 voix pour, et autant de voix contre : l’assemblée des anticapitalistes de la CUP n’est pas parvenue, dimanche, à débloquer la crise catalane. La décision de soutenir ou non l’investiture du sortant Artur Mas, pour consolider le bloc indépendantiste, est reportée. Au même moment à Madrid, les négociations s’ouvrent pour tenter de former un gouvernement à l’échelon national.
Le nouveau gouvernement à Varsovie a annoncé, depuis son entrée en fonctions début novembre, une série de mesures fracassantes mettant à mal certains principes de la démocratie polonaise. Face à ce virage autoritaire, la société civile proteste et dénonce une « orbanisation » de la Pologne, du nom du premier ministre hongrois. Varsovie et Budapest sont-elles en train de prendre le même chemin ?
Ex-conseiller de Jean-Luc Mélenchon sur les questions européennes, François Ralle Andreoli vit en Espagne depuis dix ans. Dans un entretien à Mediapart, cet élu proche des nouvelles gauches espagnoles tire les enseignements des 20 % de Podemos pour le paysage français et tique sur le « plan B » défendu par le Parti de gauche.
Le mouvement anti-austérité de Pablo Iglesias a dépassé la barre des 20 % dimanche, en particulier grâce à un très bon score en Catalogne. Cela n’a pas suffi à devancer les socialistes du PSOE. Arrivé en tête, le PP de Mariano Rajoy aura toutes les peines du monde à trouver une majorité et rester au pouvoir. L’Espagne entre dans une période d’incertitude politique.
Les messages des derniers meetings, les biais anti-Podemos du système électoral, l’enjeu de la participation, attendue en hausse, ou encore l'inconnue catalane: tout ce qu’il faut savoir pour suivre les législatives ce dimanche en Espagne, censées en finir avec le bipartisme PP-PSOE.
C’est un effet collatéral de l’arrivée de nouveaux partis en Espagne : les mouvements sociaux surgis au début de la crise ont, eux, baissé en intensité. La Plateforme anti-expulsions cherche aujourd’hui à influencer ses alliés « institutionnels ».
À l'approche des législatives du 20 décembre en Espagne, Mediapart a organisé un débat sur les enjeux mémoriels, omniprésents et ravivés par la crise. Explications avec les universitaires Stéphane Michonneau et Charlotte Vorms.
La dynamique de Podemos ne se serait pas cristallisée sans la rencontre, sur les bancs de l’université, d'intellectuels convaincus de la nécessité d’une nouvelle pensée stratégique pour la gauche. Leur boîte à outils mêle Gramsci, Laclau, Bolivar ou Negri, pour « construire un peuple » de gauche. Au risque d’oublier que la politique n’est pas une affaire de philosophes rois... Une enquête à retrouver dans le n°2 de la Revue du Crieur.
Après des mois de tensions autour du maintien de la Grèce dans la zone euro, Athènes est à nouveau pointée du doigt à Bruxelles. Incapable de gérer ses frontières et d'enregistrer correctement les migrants, la péninsule hellénique ne satisferait pas aux conditions de l'espace Schengen.
Ils ne sont plus deux, mais quatre partis à prétendre à la victoire aux législatives dimanche en Espagne. Plus de quatre ans après le surgissement des « indignés », le paysage politique espagnol poursuit sa mue. L’issue du scrutin reste incertaine, tout comme la coalition de partis qu’il faudra sans doute former dans la foulée des élections.
À l’approche des législatives du 20 décembre, Mariano Rajoy, le candidat sortant, martèle qu’il est en train de venir à bout de la crise. Mais les chiffres du chômage restent vertigineux. Mediapart a suivi les pas d’un Galicien de 30 ans qui, après des années sans emploi, s’est lancé à son compte dans l’agro-écologie. « Un acte révolutionnaire » encore loin d'avoir trouvé l'équilibre financier.
Mediapart a demandé à des élus belges socialistes, écologistes ou plus à gauche, de réagir à la poussée du FN en France. Pour beaucoup d’entre eux, l’exécutif français paie aussi le prix des errements et échecs de la social-démocratie à Bruxelles.
À l’approche des législatives du 20 décembre, les nouveaux partis, Ciudadanos et Podemos, débattent du legs ambigu de la Transition, cette période qui court de la mort de Franco (1975) à l’entrée en fonction du gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez (1982). Pour sortir du bipartisme, Pablo Iglesias veut une « nouvelle Transition », tandis que le nationalisme catalan malmène la Constitution de 1978.
Les élections législatives se tiennent le 20 décembre. Réputée l’une des terres les plus conservatrices du pays, la Galice a basculé à gauche aux municipales de mai. C’est le résultat d’un travail de fond mené par les «marées», des plateformes citoyennes qui veulent incarner «l’unité populaire». Pablo Iglesias y a fait ses gammes, avant de lancer Podemos. De Saint-Jacques-de-Compostelle à La Corogne, Mediapart a arpenté cette «Galice rebelle».
Les négociations sur une taxe sur les transactions financières continuent de patiner. À peine dix États ont fini par s’entendre sur l’assiette de la taxe. «Un saut de puce», selon des ONG.