La maison d’édition Klincksieck publie en un seul volume L’Esthétique de la résistance, parue de 1975 à 1981 en trois tomes, le roman culte de l’écrivain et dramaturge allemand Peter Weiss. L’occasion de relire une œuvre qui se situe toujours du côté des réprouvés, des victimes, des outragés.
Rencontre à Lisbonne avec l’immense romancier portugais António Lobo Antunes. 74 ans, la dent dure et un sourire à faire fondre. Gorgé de littérature et immergé dans son prochain roman. Homme-livre, qui ne s’entretient plus qu’en aparté…
Comment trouve-t-on un rythme dans la langue ? Jusqu’où peut-on bousculer les formes littéraires ? Sylvain Prudhomme s’est confié sur son travail et l’origine de ses récits.
Azad Ziya Eren est poète et instituteur, suspendu de ses fonctions depuis la grande purge organisée par Erdogan après le coup d’État raté de 2016. Son journal d’enseignant raconte une Turquie rustre, à l’histoire violente, où, en définitive, « les enfants suivent le sillage de leurs aînés ».
Emmanuel Macron participait au sommet du G5 Sahel à Bamako, le 2 juillet . La journaliste Pauline Maucort, qui a recueilli les témoignages de soldats français ayant participé aux « opérations extérieures » en Afghanistan, au Mali ou en Centrafrique, ouvre la boîte noire du déni de cette « France en guerre » qui ne veut pas voir qu’elle l’est.
Faire le garçon : le lecteur nonchalant est en droit d’imaginer que ce titre dit tout d’emblée, presque trop. Qu’il se détrompe. Jérôme Meizoz, écrivain suisse, auteur de récits, de proses brèves, éclatées, livre là un roman inconvenant et étonnant.
Dans son précédent recueil, Beata Umubyeyi Mairesse donnait la parole à des femmes de l’avant et de l’après génocide des Tutsis, au Rwanda. Dans Lézardes, nous entendons des voix d’enfants. Ce sont des textes doux comme des contes murmurés par la mère, mais aussi des récits d’où sort la violence de la mort.
Avec les moyens de la littérature, Raphaël Confiant offre une biographie de Frantz Fanon, pour le « désiconiser » et transmettre aux jeunes générations de quoi outiller leurs luttes. Entretien avec l'auteur.
Les responsabilités de la France et de la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale ont été à nouveau contestées par le FN. Or deux historiens font le point sur deux sujets controversés : la dénonciation des juifs et le service du travail obligatoire. Deux livres sont les fruits d’investigations originales dans les archives et les témoignages.
Pour Serge Martin et Sophie Loizeau, le poème est dans la vie et notre rapport au monde est ce qu’en fait le langage. Certes, le monde comme « il s’en va » nous dépasse, disent-ils en substance, mais il ne peut se passer de nous, car nous avons « la nature dans la voix ».
À l’occasion de la sortie de son dernier recueil, Etc., le poète et romancier Bernard Chambaz parle du chemin tracé par Apollinaire et Cendrars, de lumière ensoleillée et de sa manière d’écrire, « un équilibre à trouver entre l’oreille et l’œil ».
En 1964, Nathalie Sarraute est invitée pour deux mois aux États-Unis. Les lettres qu’elle écrit à son mari témoignent d’une joie constante, presque enfantine, à découvrir ce pays, à y être reçue et célébrée.
L’historien américain Marcus Rediker publie un ouvrage qui synthétise ses travaux précédents et montre la manière dont le monde s’est façonné depuis l’océan, en dépit d’une approche sur le passé qui demeure « terra-centrée ».
Dans un passionnant essai, l'historien Jonathan Israel revient sur les « Lumières radicales » et leur combat pour formuler un nouveau langage politique, insistant sur la liberté de chacun, l'égalité de tous, la raison et la démocratie. Une source d'inspiration pour la gauche contemporaine ?
Chrìstos Ikonòmou, remarqué en 2016 pour Ça va aller, tu vas voir, revient avec un recueil de nouvelles, Le salut viendra de la mer. Rédigés en temps de crise sans que celle-ci n’en soit exactement l’objet, ces récits offrent des méditations angoissées sur la possibilité de l’humanité lorsque tout s’effondre.