Aux attaques à la bombe succède la répression indiscriminée : la Turquie s’engage dans une spirale de vengeance qui affaiblit le camp du « non » à la guerre comme solution au conflit kurde.
En choisissant, pour la première fois depuis des décennies, de ne pas opposer son veto à une résolution condamnant la colonisation israélienne en Cisjordanie, le président américain a provoqué la fureur de Netanyahou et de Trump. Il offre aux Palestiniens une victoire symbolique, qui ne change rien à leur sort mais pourrait faciliter le boycott des produits des territoires occupés.
Arthur Quesnay est l’un des derniers chercheurs à avoir fait du terrain à Alep. Alors que le régime d'Assad a repris le contrôle intégral de la ville et que Damas, Moscou et Ankara annoncent un cessez-le-feu, il revient sur la situation en Syrie et les recompositions politiques et militaires.
Près de 25 000 habitants et combattants ont déjà pu quitter l'enclave rebelle d'Alep-Est. Les Nations unies ont voté, à l’initiative de Paris, une résolution qui autorise la surveillance par des observateurs étrangers des opérations d’évacuation. Damas l'acceptera-t-il ?
Poursuivi en justice par l’armée israélienne, l’activiste palestinien non violent Issa Amro dénonce la droitisation du gouvernement Netanyahou et la dégradation des conditions de vie pour les Palestiniens à Hébron. Il déplore également l’inertie d’un Mahmoud Abbas et d’un Fatah vieillissants.
Neuf mois après la fin des combats qui ont ravagé son centre historique, Diyarbakir, la métropole du Kurdistan turc, est encore en état de choc. Dans une ville quadrillée par les véhicules blindés et placée sous tutelle administrative, la peur domine mais la réorganisation du mouvement kurde a commencé.
À droite, Fillon se rapproche du FN en défendant le régime d’Assad et Vladimir Poutine. Le PS et les écologistes relaient l’opposition syrienne, quand Mélenchon défend une lecture anti-impérialiste avec les États-Unis comme adversaire.
La sort d’Alep soulève une puissante vague de solidarité dans les milieux islamistes turcs, qui constituent la base électorale du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Leur mobilisation se dirige aussi contre l’Iran.
L’assaut final sur Alep s’est accompagné d’innombrables informations contradictoires. En l’absence de journalistes sur place et face aux bilans très variables des organismes de défense des droits de l’homme, une grande inconnue entoure aujourd’hui le conflit : combien de victimes ?
Présentée comme une victoire décisive par Damas et ses alliés, la prise de l’ancienne capitale économique de la Syrie est un revers majeur pour la rébellion. Mais elle n’ouvre aucune perspective nouvelle pour la solution du conflit. Bachar al-Assad demeure au pouvoir mais il gouverne un régime et un pays en ruine.
Salam Kawakibi, intellectuel originaire d'Alep, juge que ce qui se passe aujourd'hui s'inscrit dans la même logique de guerre que celle déployée par la Russie en Tchétchénie.
Entretien avec le musicien Fawaz Baker, originaire d'Alep.> Confusion autour de l'évacuation des civils à Alep > Manifestations à Paris: «On laisse mourir Alep»
Pour Jean-Pierre Filiu, historien spécialiste de la Syrie, ceux qui laissent faire les massacres à Alep sont autant responsables que ceux qui les commettent.
L'évacuation de civils et de combattants rebelles n'avait pas commencé mercredi matin, malgré l'accord passé mardi entre la rébellion d'une part et le régime d'Assad et la Russie, d'autre part.>«Les égorgeurs ont carte blanche et ne laisseront aucun témoin»
Coordonnateur humanitaire de l’ONU au Liban, Philippe Lazzarini dit son admiration pour les Libanais qui ont accueilli 1,5 million de réfugiés syriens. Il met néanmoins en garde contre le « point de non-retour ».
La catastrophe humanitaire d'Alep fait écho aux conditions de vie de plus en plus difficiles de la population syrienne. L'aide internationale ne suffit plus, l'agriculture est pour partie détruite.