L’offensive militaire pour reprendre à l’État islamique la deuxième ville d’Irak, Mossoul, est sur le point d’être déclenchée. Mais la coalition doit auparavant démêler un écheveau politique d’affrontements et de rivalités entre Kurdes, Turcs, chiites et différents clans sunnites. De notre envoyé spécial.
Pendant que l’aviation russe continue de bombarder Alep, l’ex-front Al-Nusra remonte en puissance, ce qui complique encore un peu plus le paysage politico-militaire syrien.
Manque d’emplois adaptés aux qualifications, crise du logement, problèmes d’éducation : les Français juifs, immigrés ces dernières années en Israël pour fuir l’antisémitisme et la menace terroriste, sont déçus. Résultat : la France, qui a été pendant trois ans le plus gros fournisseur de nouveaux immigrants à Israël, est désormais dépassée par l’Ukraine.
Les habitants des quartiers est d’Alep se terrent et meurent quotidiennement sous les bombes des forces syriennes et de l’armée russe. Samedi 2 octobre, le centre de traumatologie de la ville a été détruit, portant à quatre le nombre d’hôpitaux visés. Totalement impuissante, l’ONU dénonce des crimes de guerre et poursuit son travail de documentation.
Obama l’a dit : l’offensive contre la deuxième ville d’Irak, prise il y a deux ans par l’État islamique, est imminente. Alors que les forces de la coalition convergent pour achever l’encerclement de la ville, où en est la lutte contre l’État islamique ? L’EI combattra-t-il seulement, ou choisira-t-il de préserver son capital militaire ? Entretien avec la chercheuse Loulouwa Al-Rachid.
La lutte contre les complices supposés de la tentative de putsch du 15 juillet a profondément déstabilisé l’appareil d’État turc. Les purges ont saigné à blanc certains corps de la fonction publique et font régner l’angoisse parmi les fonctionnaires des écoles, casernes, prisons et tribunaux. Les mesures d’exception décrétées par le gouvernement ont un peu plus éloigné la Turquie des garde-fous de l’État de droit.
Que reste-t-il du parti travailliste ? Alors que Shimon Peres est dans le coma et que le parti n'a pas gagné une élection depuis quinze ans, l'ancien ministre Yossi Beilin dresse un constat accablant. Pour cet artisan des accords d'Oslo, son ancien parti a tourné le dos à son projet : construire la paix et une solution à deux États.
L’accord signé à Genève vise à établir une trêve et à remettre en marche le processus de paix. Pour le secrétaire d'État américain John Kerry, « cela peut changer la nature du conflit ». Damas a dit approuver l’accord. Une frappe sur un marché à Idlib aurait fait 60 morts.
Cinquante jours après l’échec sanglant d’une tentative de coup d’État contre le gouvernement turc, les craintes des défenseurs des droits de l’homme se confirment. La répression contre les conspirateurs supposés est brutale, régie par l’arbitraire et mise à profit pour régler des comptes.
Entrevue avec le pouvoir syrien, rencontre entre Obama et Erdogan prévue dimanche 4 septembre… Alors que l’offensive turque se poursuit en Syrie, la semaine diplomatique marquera pour Ankara une nouvelle étape dans l’évolution des alliances autour du conflit syrien.
Faysal Sariyildiz est un député kurde du HDP, ce parti pro-kurde qui représente aussi de nombreuses minorités ainsi que des forces de gauche et des écologistes. Il est aujourd'hui en Europe, menacé d'arrestation en Turquie. Il dénonce la «démocratie suspendue», la répression féroce menée par le régime Erdogan depuis le coup d’État raté du 15 juillet et la fuite en avant dans la guerre.
L’État turc est en train de se désagréger. C’est du moins la thèse d’Hamit Bozarslan, directeur de recherche à l’Ehess et auteur de nombreux ouvrages sur la Turquie et le Moyen-Orient. Entretien, quelques jours après l’attentat de Gaziantep qui a fait 51 morts.
Voilà cinq ans que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est aux avant-postes des horreurs de la guerre en Syrie, où la situation humanitaire est de plus en plus politisée par les belligérants. Valérie Petitpierre, coordinatrice des opérations, répond aux questions de Mediapart.
Acteurs clés du conflit, au rôle décisif dans la lutte contre l’État islamique et dans la libération de Manbij début août, les combattants kurdes du PYD négocient leurs alliances au coup par coup, souvent au côté du régime syrien, avec un objectif: préserver un territoire qui permettrait de constituer un Kurdistan autonome.
Sous la pression de ses alliés religieux, le gouvernement israélien a renoncé à imposer l’apprentissage des matières généralistes dans les écoles ultraorthodoxes. Une décision dénoncée par certains membres de la communauté.
Joueur hors pair au pragmatisme éprouvé, Erdogan se rend ce mardi en Russie pour brandir la menace d'une nouvelle donne diplomatique. Jusqu'à envisager une sortie de l'Otan et un alignement sur Moscou aux côtés du régime d'Assad ? Ce n'est pas le sens de l'Histoire ni des intérêts turcs.