À l'issue de quatre jours passés en Arabie saoudite, en Israël et à Bethléem, le président américain a renoué l'alliance avec la monarchie saoudienne au prix de nombreuses contradictions, mais il a aussi surpris en ne s'alignant pas complètement sur les positions de la droite israélienne et américaine.
Le président turc n’est pas parvenu à convaincre Donald Trump de renoncer à armer les milices kurdes. Considérées par Ankara comme des adversaires de la Turquie, elles sont choisies par Washington pour mener l’assaut contre l’ÉI à Raqqa.
Le scrutin qui s'est déroulé le 19 mai a opposé frontalement le président sortant Hassan Rohani (vainqueur avec 57 % des voix), négociateur de l'accord nucléaire et favorable à l'ouverture sur le monde, et son principal rival, Ebrahim Raïssi, conservateur et gardien de l'identité révolutionnaire du pays.
Le chercheur Clément Therme explique les enjeux de l’élection présidentielle qui se tient vendredi 19 mai en Iran, et pourquoi le scrutin est absolument nécessaire à la théocratie iranienne.
L'élection présidentielle iranienne qui se tient vendredi 19 mai est la première depuis l'accord de Vienne sur le nucléaire. Le président sortant Hassan Rohani avait gagé son mandat sur une amélioration de la situation économique, qui ne s'est guère manifestée.
Victorieuses à Taqba, à quelques dizaines de kilomètres de Raqqa, les Forces démocratiques syriennes, kurdes pour l'essentiel, bénéficient, dans leur avancée vers la « capitale » syrienne de l'État islamique, d'un soutien en armes des États-Unis, officiellement annoncé par Donald Trump. Et qui suscite la colère de la Turquie.
Alors que la coalition militaire emmenée par l’Arabie saoudite menace de détruire le port par lequel transite l’aide humanitaire, contrôlé par les rebelles houthistes, de nombreuses ONG craignent pour le sort de millions de Yéménites.
Le mouvement islamique qui dirige Gaza a publié un document politique infléchissant sa position sur les frontières de la Palestine et sa relation à l'Égypte. Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas s'apprête à rencontrer Donald Trump. Véritable changement ou adaptation stratégique ?
En prenant la tête d’une grève de la faim qui touche déjà près d’un détenu palestinien sur quatre, le dirigeant le plus populaire de Palestine lance depuis sa prison un double défi. Au gouvernement israélien, tenté par un refus de négocier lourd de menaces. Et à Mahmoud Abbas, dont l’immobilisme est de plus en plus critiqué.
Si Israël a dénoncé l’attaque à l’arme chimique, le pays n’entend pas modifier sa politique vis-à-vis du conflit syrien. L’État hébreu s’en tient à des frappes ciblées pour empêcher les convois d’armes à destination du Hezbollah, allié du régime syrien.
Parvenue à sortir de son pays, ce qui est interdit pour une femme non accompagnée d'un homme de sa famille, Dina Ali Lasloom, 24 ans, se trouvait à l'aéroport de Manille quand elle a été remise par les autorités locales à deux hommes qui l'ont reconduite à Riyad.
Dernière forteresse en Irak des combattants de l’État islamique, la vieille ville de Mossoul est devenue le théâtre d’une gigantesque prise d’otages. Pour les civils, rester, c’est prendre le risque d’être tués par les terroristes ou par les bombes de la coalition menée par les États-Unis. Pour s’enfuir, il leur faut esquiver les snipers de Daech. Malgré le danger, des femmes informent les forces irakiennes pour accélérer leur libération.
Essentiellement symbolique, la frappe américaine sur la base aérienne syrienne d’Al-Chaayrate était davantage destinée à adresser un message d’avertissement à Damas, Moscou, Téhéran, voire Pyongyang qu’à bousculer le rapport de forces sur le terrain. Mediapart a interrogé plusieurs experts militaires et spécialistes de la région.
Donald Trump a décidé, dans la nuit de jeudi à vendredi, de lancer une opération militaire en Syrie. Cinquante-neuf missiles tirés depuis deux navires ont détruit une base aérienne syrienne, en réponse à l’attaque chimique du 4 avril attribuée au régime de Damas. Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain ». Hollande et Merkel jugent que « le recours continu d’Assad aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut rester impuni ».
L’attaque chimique sur Khan Cheikhoun a fait au moins 87 morts. Donald Trump roule des gros yeux, son ambassadrice à l’ONU menace d’actions unilatérales, l’Europe veut agir. Mais la désorganisation américaine, l’impuissance onusienne et européenne permettent à Assad d’annoncer qu’il ira « jusqu’au bout ».