Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2007, a fait un geste en direction du Fatah et de l’Autorité palestinienne. De précédentes tentatives de rapprochement ont échoué, mais celle-ci paraît plus sérieuse.
À Diyarbakir, ville kurde de Turquie sous état d’urgence, on n’a pas célébré dans les rues la victoire du « oui » au référendum sur l’indépendance du Kurdistan d’Irak. L’enthousiasme populaire est pourtant bien là, qui bouscule les clivages politiques et rassemble Kurdes conservateurs et progressistes.
L’État hébreu est le seul pays à apporter ouvertement son soutien aux aspirations indépendantistes du Kurdistan irakien. Israéliens et Kurdes partagent une histoire et des intérêts communs.
Alors que les résultats du scrutin sur l'indépendance du Kurdistan irakien ne sont pas encore connus, Bagdad et les pays voisins ont déjà annoncé des mesures de rétorsion. Une période de négociations va donc s'ouvrir, renvoyant une véritable indépendance à une échéance lointaine.
Les Kurdes d’Irak votent le 25 septembre pour ou contre l’indépendance de leur province. Ce pourrait être le premier acte d’une vaste recomposition régionale menant à la création d’un État kurde. Explications avec Olivier Piot, qui montre dans le détail combien cette hypothèse doit être aujourd’hui prise au sérieux.
Le président de la République islamique n’a pas tenu ses engagements de campagne. Car il ne doit pas mécontenter les conservateurs, dont il a besoin pour mener d’autres combats : la succession du Guide suprême et la diminution du pouvoir des Gardiens de la révolution.
L’ascension de Mohammed ben Salmane s’est accompagnée d’initiatives tous azimuts. Mais elles peinent à porter leurs fruits, comme le montre l’ajustement au projet « Vision 2030 », qui entend faire sortir l’Arabie saoudite de la rente pétrolière.
En frappant jeudi dernier une usine de production de missiles sol-sol en territoire syrien – et non un centre de production d’armes chimiques –, Israël a délivré un avertissement militaire à Damas et au Hezbollah, mais aussi un message à Moscou et Washington : il n’y aura pas de retour à la paix en Syrie si les intérêts de sécurité israéliens ne sont pas pris en compte.
Alors que l'ancien ambassadeur américain à Damas estime la victoire de Bachar al-Assad acquise et une reconquête totale du pays probable d'ici « deux à quatre ans », la chercheuse et opposante syrienne Bassma Kodmani, qui participe aux négociations d'Astana, fait le point sur l'état du conflit et la situation géopolitique en cours de bouleversement.
Le référendum d'indépendance au Kurdistan irakien qui se tiendra le 25 septembre est avant tout marqué par des considérations internes. Mais il pourrait ouvrir la voie à un changement des frontières au Moyen-Orient.
À Tal Afar, Raqqa et bientôt Deir ez-Zor, Daech mène ses dernières batailles. Pour autant, même quand l'organisation islamiste aura perdu tous les territoires qu'elle contrôlait il y a encore deux ans, l'Irak et la Syrie demeureront profondément déstabilisés.
D’après des emails qui ont fuité, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane souhaiterait s’extraire du conflit qu’il a déclenché et qui ne mène à rien, sinon à la multiplication des morts civiles, dont celles de nombreux enfants, comme le souligne un rapport de l’ONU.
Après la demande, ensuite abandonnée, de l'Arabie saoudite et de l'Égypte de faire fermer la télévision qatarie, c'est au tour d'Israël de vouloir se débarrasser du bureau de la chaîne à Jérusalem. Ces exigences soulignent la fébrilité des dirigeants de la région soumis à une situation géopolitique instable.
En annonçant leurs soupçons contre le premier ministre dans deux affaires de corruption et de trafic d'influence, les magistrats israéliens menacent la survie politique de Benjamin Netanyahou. Mais l'homme a suffisamment montré sa résilience pour ne pas l'enterrer par avance.
Depuis les accords d’Oslo, Israël a accordé l’asile à des centaines de Palestiniens reconnus pour avoir apporté une « contribution significative » à la sécurité du pays. Mais plusieurs centaines d’autres peinent à obtenir ce statut et restent livrés à eux-mêmes.
L’installation controversée de détecteurs de métaux aux abords de l’esplanade des Mosquées a dégénéré vendredi, avec la mort de trois Palestiniens à Jérusalem, et de trois Israéliens en Cisjordanie.