Souvent soupçonné mais jamais condamné, le religieux fondamentaliste fait de nouveau face à la justice début avril, pour son activité pendant ses années passées en Syrie. Sauf que pendant cette période, il transmettait des informations aux renseignements français et belge. Mediapart retrace le parcours d’un homme insaisissable.
La cour d’assises spécialement composée a condamné les trois hommes dans le box à des peines allant de 8 à 13 ans de prison. Le quatrième accusé, commanditaire de l’attentat et présumé décédé en Irak, a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité.
Au procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, le ministère public a requis 7 à 14 ans de prison contre les trois accusés dans le box. De quoi nourrir l'amertume des parties civiles, déjà échaudées par le déroulé du procès.
Au procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, les agents de la DRPP ont reconnu avoir été en contact direct avec Adel Kermiche trois semaines avant qu’il ne tue le père Hamel. Ils l’avaient caché en 2018 à la police des polices qui les avait interrogés après que Mediapart eut révélé des ratés dans leur surveillance du terroriste.
Au procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, l’audition de la mère d’un des deux assassins du père Hamel s’est déroulée sous le regard compatissant de la sœur du prêtre, et face aux questions de magistrats cherchant à étouffer les polémiques.
Roseline Hamel, sœur du prêtre assassiné, et Guy Coponet, le paroissien grièvement blessé, ont livré des témoignages empreints d’humanité et de sagesse. Une audience rare, dans un procès d’attentat, où il a été plus question d’amour que de haine.
La direction du renseignement de la préfecture de police, qui a cherché à étouffer un raté à la suite de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, ne s’était pas pressée pour fournir à la justice les notes que celle-ci lui demandait après la tuerie de « Charlie Hebdo ».
Appelés à témoigner au procès de l’assassinat du père Hamel, qui a démarré lundi, les agents du service de renseignement de la préfecture de police de Paris se sont fait porter pâles. Mediapart révèle le contenu de l’enquête de l’IGPN consacrée à la dissimulation de leur raté dans le suivi de l’un des terroristes.
Empêtré dans ses contradictions, entre la volonté d’assurer sa réputation et une volonté d’atténuer la perpétuité qu’on lui promet, l’unique survivant du commando du 13-Novembre a livré sa version de son embrigadement djihadiste.
Guillaume Kapo, suspecté d’avoir été l’un des geôliers des otages français de l’État islamique, fait l’objet de deux mandats d’arrêt. La justice sait parfaitement où il est : dans une prison syrienne. Mais la France ne veut pas le rapatrier.
À partir des interrogatoires par le renseignement américain de deux des « Beatles » de l’État islamique, Mediapart retrace l’histoire de ce quatuor de djihadistes britanniques à qui l’on reproche l’enlèvement, la séquestration et la décapitation d’une trentaine d’otages en Syrie.
Interrogés par le renseignement américain, deux djihadistes britanniques ont identifié les émirs ayant piloté en 2014 la libération, contre le versement de rançons, des otages français de l’État islamique. Ce sont les mêmes que ceux qui planifieront un an plus tard la tuerie parisienne.
Au procès des attentats du 13-Novembre, le premier des accusés à avoir été interrogé sur les faits n’a rien condamné, ni regretté. Celui qui, sans ses activités terroristes, serait un monsieur Tout-le-Monde s’est aussi embourbé dans ses contradictions.
Après un long débat entre respect d’un planning à tenir et sécurité sanitaire à garantir, l’audience a été suspendue pour permettre de déterminer si l’accusé Salah Abdeslam, positif au Covid-19, était contagieux et en état d’assister à son procès.
Actuel numéro 2 de la police judiciaire, Philippe Chadrys, alors patron de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT), a piloté l’enquête sur les attentats du 13-Novembre. Il lève le voile sur les dessous de la plus grande enquête jamais menée en France.
Durant le procès, sept victimes des attentats écrivent et décrivent leurs sentiments. Au bout de trois mois, Christophe Naudin, rescapé du Bataclan, balance entre la déception de certaines auditions inutiles et le soulagement d’un procès se déroulant sans incident.