Un jour avec Peugeot, un autre avec Renault, puis finalement Peugeot. John Elkann, l’héritier de la famille Agnelli, principal actionnaire de Fiat-Chrysler, veut conclure à toute force un mariage avec un constructeur français. La fortune des Agnelli semble peser davantage que les considérations industrielles.
Avec la privatisation de la FDJ, ouverte aux particuliers, le gouvernement veut « renouer avec le capitalisme populaire ». Mais lors des deux dernières opérations de ce type, EDF et France Télécom, les petits épargnants ont été les dindons de la farce.
Les jeux d’argent constituent une économie trop souvent opaque sinon douteuse, pour ne pas dire carrément mafieuse, exploitant la misère sociale et la crédulité publique. Selon les études disponibles, ils constituent aussi un impôt fortement régressif : un « impôt sur la fortune du pauvre ».
La privatisation de la Française des jeux, qui est ouverte aux souscripteurs du 7 au 19 novembre, comporte d’innombrables dangers. Elle pourrait aggraver les risques d’addiction et ouvrir la porte à l’affairisme, dans un secteur où les grands opérateurs ont leur siège à Malte, gangrené par les réseaux mafieux.
Les décisions s’accumulent, et se contredisent, sur le barème plafonnant les indemnités accordées aux salariés en cas de licenciement abusif. Comme le montre l'arrêt rendu ce 30 octobre par la cour d’appel de Paris.
Rien ne va plus à la SNCF. Deux mouvements sociaux ont été lancés, sans s’appuyer sur les syndicats. Fin du statut, ouverture de la concurrence à partir de 2020, réforme des retraites créent un mélange détonant dans l’entreprise. Guillaume Pépy quitte l’entreprise en laissant « une Cocotte-Minute ».
La réforme des règles de l’assurance-chômage, d’une ampleur inégalée, entre en vigueur ce vendredi 1er novembre. « On va passer d’un système d’indemnisation chômage à un système d’accroissement de la pauvreté », dénonce la CFDT. Simulations à l’appui, Mediapart en détaille les conséquences catastrophiques pour les chômeurs.
Le philosophe canadien engage la publication d’un feuilleton théorique en six épisodes pour redonner sa polysémie au mot économie, au-delà de son usage restrictif actuel. Une entreprise qui permet de se réarmer face à « l’impérialisme économique ».
La cour d’appel de Lyon a confirmé jeudi 24 octobre la condamnation de Laura Pfeiffer pour « violation du secret professionnel ». La Cour de cassation avait préconisé d’examiner son cas à la lumière de la loi sur les lanceurs d’alerte de 2016, mais la justice n’a pas fait évoluer sa position. La fonctionnaire, « fatiguée », dit sa « colère ».
En première lecture, l’Assemblée nationale a acté que l’État ne compensera pas dans le budget de la Sécurité sociale les exonérations et les transferts de cotisations qui lui servent à mener sa politique de baisse d’impôts. Un précédent d’ampleur auquel les oppositions et une poignée de députés LREM ont tenté, en vain, de s’opposer.
Désigné candidat au poste de commissaire européen du marché intérieur, le PDG d’Atos, aussi président de la fondation de Bernard Arnault et ancien ministre des finances, est le parfait exemple de ce capitalisme français pratiquant sans gêne et sans remords l’endogamie, la connivence, le conflit d’intérêts.
Leur place n’était pas acquise, et leur a même été contestée. Mais dès la fin du XIXe siècle, des femmes ont été présentes dans le mouvement ouvrier et syndical. C’est cette position, le rôle qu’elles y jouent et le bénéfice qu’elles peuvent en tirer, qu’explore un récent livre. Ses trois autrices confrontent leurs visions historiques et leurs points de vue.
Une disposition autorisant les commerces alimentaires à ouvrir entre 21 heures et minuit a été glissée dans un projet de loi qui sera présenté début novembre en conseil des ministres. Cette mesure, demandée par la grande distribution, avait déjà été instituée par la loi Pacte en avril, mais invalidée par le Conseil constitutionnel.
Dans un livre sur les dettes souveraines, l’économiste Jerome Roos déconstruit les mécanismes mis en œuvre pour empêcher toute annulation des dettes, en faire payer le prix aux populations et sauver les intérêts financiers privés. Le FMI a été la clé de voûte de cette politique. La faillite est patente.
Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre crise et ouvre la porte à l’affrontement.
Négocier ou non ? Les salariés de GE Belfort votent ce lundi pour savoir s’ils acceptent ou non le plan présenté par la direction. Après cinq mois de mobilisations, l’unanimité s’est fracturée jeudi dernier. Contre 485 suppressions d’emplois au lieu de 792, GE leur demande de lourds sacrifices, sans assurer l’avenir du site.