Exclu en 2005 de l'université américaine de Yale pour faute financière, l'économiste Florencio Lopez-de-Silanes poursuit depuis une brillante carrière en France. Convié par Daniel Cohen comme professeur invité à l'École normale supérieure, il a aussi été décoré de la Légion d'honneur par Jean-Hervé Lorenzi. Contestant notre récit, Florencio Lopez-de-Silanes a adressé à Mediapart, le 7 avril 2016, une correspondance dans laquelle il s’explique sur son parcours et donne sa version des faits. Cette correspondance peut être consultée ici.
Le rapport annuel de l'ONZUS (Observatoire national des zones urbaines sensibles), que Mediapart publie, dresse un état des lieux économique et social catastrophique. La crise a amplifié les écarts de conditions de vie entre ces 751 quartiers et le reste du pays. Le taux de chômage explose, y compris chez les seniors. Un mineur sur deux y vit sous le seuil de pauvreté.
Un médiateur devra relancer les discussions entre le moteur de recherche et les journaux, qui réclament d'être rémunérés pour apparaître sur Google News. Leur solution, une loi, est loin de faire l'unanimité au sein de l'exécutif, qui préfère une solution négociée.
Patronat et syndicats reprennent les négociations sur la sécurisation de l'emploi. Le patronat sort enfin du bois pour mettre sur la table des mesures à contre-courant de l'objectif : réduire la précarité des salariés. Mediapart publie ce projet et un entretien avec Laurent Berger, futur numéro 1 de la CFDT.
En Espagne, au Portugal, des grèves générales ont commencé. En Allemagne, en France, en Italie, des défilés sont prévus. Une quarantaine d'organisations issues de 23 pays participent à cette journée d'action.
Une commission du Parlement britannique a questionné, de façon musclée, les entreprises emblématiques de l'optimisation fiscale. Au passage, on apprend que, après Google, Amazon est elle aussi dans le viseur du fisc français.
Venue à Lisbonne féliciter le gouvernement portugais pour « l'excellente » mise en œuvre du programme de redressement financier, Angela Merkel n'était pas vraiment la bienvenue. Mais la mobilisation protestataire attendue a fait un flop. À 48 heures d'une nouvelle grève générale.
Les ministres européens des finances vont une fois de plus différer l’octroi des crédits promis depuis l’été à la Grèce, alors qu’Athènes doit honorer le remboursement de 5 milliards d’euros de crédit vendredi. Le spectre d’un défaut resurgit. La Grèce est insolvable. Mais l’Europe refuse toujours de le reconnaître.
Depuis une semaine, le ministre du redressement productif proclame son admiration pour le rapport Gallois sur la compétitivité et le coût du travail. Un discours qui semble à des années-lumière du candidat de la primaire, adversaire de la finance. Arrivé à Bercy, le chantre de la démondialisation s'est-il transformé ?
Alors que la France réduit ses dépenses dans tous les secteurs, le ministre des finances est prêt à dépenser 2,6 milliards d’euros supplémentaires pour recapitaliser la banque. Récit d’une faillite bancaire aux risques explosifs et portés par les seuls contribuables.
Les filiales américaines des groupes français ont activement participé au financement politique des dernières élections. Mais officiellement, ce ne sont pas eux mais leurs salariés. Bizarrement, ceux-ci ont privilégié les candidatures très proches des intérêts de leur groupe.
Une poignée d'entreprises de haute technologie, connues de tous et hyperactives sur le territoire français, se débrouillent pour payer un montant d'impôt ridicule dans l'Hexagone. Les États-Unis commencent à s'en émouvoir, et la France tente d'affronter ces « Intaxables ».
Placé auprès du premier ministre, le Conseil d'analyse économique va connaître une profonde réorganisation, pour prendre en compte la crise éthique qui secoue la profession des économistes. Du fait de leurs conflits d'intérêts, de nombreux économistes ne seront pas renouvelés. Mais le ministre des finances, lui, n'a pas pris la mesure du débat déontologique qui secoue la profession.
Le gouvernement annonce un nouveau plan d'austérité budgétaire et un relèvement de la TVA. Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait reproché à Nicolas Sarkozy de préconiser un dispositif voisin, en soulignant qu'il s'agissait d'une « mystification économique » et d'une « faute sociale ». « Je ne laisserai pas faire », avait-il promis.
Remis ce lundi au premier ministre, le rapport de Louis Gallois a été écrit avec l'aide... d'un militant de l'UMP. Préconisant un « choc de compétitivité » de 30 milliards d'euros en faveur des entreprises et au détriment des ménages, il plagie de nombreuses études écrites ces derniers mois par des cénacles du patronat. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a aussitôt applaudi.
Très attendu, et un peu redouté, le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité a été remis officiellement ce lundi 5 novembre à Jean-Marc Ayrault. Les premières mesures concrètes du gouvernement sont attendues mardi.