La probable victoire de Syriza dimanche en Grèce relance une question cruciale pour les mois à venir en Europe : peut-on mener une politique de gauche au sein de la zone euro, sans modifier les traités ni les règles monétaires aujourd'hui en vigueur ?
Les financiers l’exigeaient, Mario Draghi l’a fait. La BCE va lancer un programme de rachat de titres publics de 1 100 milliards d’euros à partir de mars. Mais ce changement de politique monétaire risque de ne rien changer. L’austérité et la déflation s’imposent toujours. Loin de soutenir l’économie européenne, il s’agit plutôt d’un nouveau plan d’aide pour les banques.
Une victoire de Syriza permettrait-elle enfin de traiter les scléroses de l'économie grecque, auxquelles l'austérité version Troïka (UE-FMI-BCE) n'a pu remédier ? Ni la dette publique, ni le maintien ou non dans la zone euro ne sont vraiment le problème alors que la chasse aux rentes, le démantèlement d’un État clientéliste et une réforme de la fiscalité sont restés largement lettre morte. Explications.
Le rédacteur en chef d'Alternatives économiques publie un petit livre d'entretien décisif pour comprendre la voix de ceux qui refusent d'abandonner l'Europe aux politiques d'austérité et à la seule logique du marché.
Haro sur ces Suisses « irresponsables » qui ont jeté une grenade dégoupillée au beau milieu du marché des changes ? Au contraire, l'abandon d'une manipulation de plus par une banque centrale doit être salué. « Je suis suisse ». Parti pris.
Quelques affaires récentes ont mis au premier plan les empires industriels familiaux coréens, les « chaebols », qui détiennent un pouvoir économique, politique et idéologique démesuré, au point de menacer la démocratie, la justice sociale et le développement économique du pays.
Les économistes atterrés dénoncent dans un nouveau manifeste les ravages des politiques libérales imposées en Europe. D’autres voies sont possibles, assurent-ils. Allant de l’écologie à la finance en passant par l’Europe, ils avancent des propositions, moins convaincantes que leurs analyses.
La capitulation soudaine de la Banque nationale suisse n'est que le dernier en date des chocs à répétition qu'a provoqués la manipulation du prix de l'argent par les principales banques centrales. Le spectacle doit continuer. Analyse.
L’Autorité des marchés financiers a condamné Hervé Dreyfus, le gestionnaire de fortune de Jérôme Cahuzac, à 60 000 euros d'amende. Pas pour avoir organisé la fraude fiscale de l’ancien ministre, mais pour conflit d'intérêts: conseiller en gestion de patrimoine, il était en même temps payé, et largement plus, par la banque suisse Reyl.
La commission refuse d'abandonner le volet le plus sulfureux de la négociation avec Washington, un mécanisme qui autorise les multinationales à attaquer les États en justice. Au risque de braquer un peu plus les ONG. Paris mise sur un rapprochement avec Berlin pour débloquer le dossier.
À l'occasion d'une ultime séance de négociations avec les syndicats, les 15 et 16 janvier, le Medef aimerait faire entériner un projet qui démantèlerait le système actuel de représentation des salariés au sein des entreprises, comme le suggérait dès 2008 le rapport Attali-Macron, largement repris par le projet Macron examiné au Parlement.
En six mois, le prix du pétrole a perdu 55 % de sa valeur. Les pays occidentaux importateurs y voient un effet inespéré, redonnant du pouvoir d’achat aux ménages et relançant leur économie. D’autres sont plus pessimistes et se demandent si nous n'assistons pas à l’éclatement d’une bulle financière qui pourrait envoyer l’économie dans le décor.
À Berlin, les esprits se sont échauffés sur la Grèce avant les législatives du 25 janvier. À Bruxelles, le débat est plus feutré. Pierre Moscovici assure désormais n'avoir jamais voulu barrer la route à Syriza. Il juge même possible de trouver « un langage commun » avec Alexis Tsipras.
Rapporteur de la commission Attali, qui avait fait 316 propositions de déréglementation en 2008, Emmanuel Macron en a instillé de nombreuses dans son projet de loi contesté dont l'Assemblée a commencé l'examen lundi. Radiographie d'une réforme née sous Nicolas Sarkozy et dont la mise en œuvre législative est engagée sous François Hollande.
Ce mercredi, Thierry Lepaon a enfin annoncé sa démission de son poste de secrétaire général. Auparavant, il avait accepté de soumettre son poste au vote du « parlement » de la CGT, qui devait se tenir mardi prochain. Une poignée d'heures avant d'accepter son départ, il espérait encore tenir.
Le prix du baril de pétrole brut a été divisé par deux en six mois. Le cours de l'or noir est un prix de marché. Mais un marché « orienté », pour ne pas dire « manipulé », quand les circonstances s'y prêtent. Un prix très politique donc, forgé par la dégradation accélérée des relations entre les États-Unis et la Russie. Il y a des gagnants et des perdants.