Un million de Portugais, mobilisés par les réseaux sociaux, ont pris la rue le 2 mars pour conspuer la “troïka” UE-BCE-FMI et chanter Grandola Vila Morena, devenu le chant de ralliement de l'indignation sociale.
Alors que de nouvelles règles de représentativité des syndicats doivent entrer en vigueur, la CGT accuse le ministère du travail de jouer la montre pour ne pas fragiliser l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier: deux des trois syndicats signataires risquent de ne plus être reconnus. Le cabinet de Michel Sapin dément.
Slow Food et 276 ONG dénoncent l'émasculation par la commission AGRI du Parlement européen, où l'agro-business veille au grain, des modestes propositions de « verdissement » de la PAC envisagées par Bruxelles. Édifiant.
Le gouvernement engage la quatrième réforme des retraites en vingt ans. Entretien avec le sociologue Nicolas Castel, auteur de La Retraite des syndicats. Pour ce spécialiste, « il faut renouer avec le sens premier du mot réforme, à savoir une amélioration dans le progrès, et non avec cette espèce de rite sacrificiel qu'elle est devenue ».
En mai 2009, le secrétaire général de l’Élysée a reçu Bernard Tapie et interféré dans la négociation fiscale que l’ex-homme d’affaires avait avec le directeur de cabinet d’Éric Woerth et qui ne prenait pas la tournure qu’il souhaitait. Une négociation qui a joué un rôle majeur dans la constitution de la fortune de l'homme d'affaires, et qui vaut aujourd'hui à l'ancien ministre d'être perquisitionné.
Le gouvernement s’empare des retraites, dossier explosif. Une commission a été installée mercredi. L'une des pistes de réforme est de désindexer le montant des retraites de l'inflation.
Les tractations ont commencé en Italie, au lendemain d'élections qui ont plongé l'Europe dans l'incertitude. Tour d'horizon des réactions à Bruxelles, Berlin et sur les marchés financiers. Un constat : la politique de rigueur de Monti reste l'horizon indépassable.
La réduction à 3 % des déficits publics dès 2013 était le cap central de la politique économique française. Maintenant que l'objectif a été abandonné, le navire gouvernemental tangue de tous côtés. Dans ce grand désordre, le ministre qui est aux avant-postes, Jérôme Cahuzac, est aussi celui qui est le plus fragilisé.
À entendre les “éléments de langage” de la France officielle unanime, le Crédit immobilier de France va payer de son existence le refus de s'adosser à un grand réseau bancaire. L'histoire dit, elle, que ce sont les gouvernements, de gauche comme de droite, qui ont fait échouer différents projets. Retour sur ces années de bagarres.
La reprise économique, espérée par Bruxelles, n’aura pas lieu. 2013 devrait être une nouvelle année de récession pour toute la zone euro. Le chômage s’annonce à des niveaux insupportables. Pour les économistes et les financiers, le risque social est devenu la prochaine menace de l’Europe.
Selon la commission européenne, le déficit en France devrait atteindre 3,7 % cette année, et la croissance rester quasi nulle. Bruxelles exige des réformes structurelles, plaçant la majorité à un « moment charnière ». François Hollande promet de nouvelles économies « dans tous les budgets ».
Doctorant en histoire, Vincent Gay termine une thèse sur les « OS » (ouvriers spécialisés) immigrés et suit de très près la grève qui paralyse depuis le 16 janvier le site d'Aulnay-sous-Bois. De ses visites à l'usine, il constate « une violence patronale ». Entretien.
Barack Obama a retiré d'une étagère poussiéreuse un projet d'accord de libre-échange transatlantique entre les États-Unis et l'UE. Le bilatéralisme est à la mode. Cela n'en fait pour autant une bonne idée. Analyse.
Cela aurait pu être l’occasion de redonner à l’Assemblée un vrai pouvoir dans l’élaboration de la loi. Face à la grogne des socialistes affligés par cette réforme bancaire minuscule, le ministre des finances avait affirmé qu’il était possible d’amender le texte. À l’issue de quatre jours de débat, le projet ressort presque inchangé. Le monde bancaire y a veillé.
Allocations familiales, plafonnement des indemnités chômage, suppression des majorations retraite… Depuis janvier, les propositions d'économies du président de la Cour des comptes, Didier Migaud, font grincer, à gauche et à droite. Elles sont une à une reprises par le gouvernement. Leur logique comptable est indéniable. Mais elles ne seraient pas forcément injustes.