Le débat sur France-2 entre les candidats aux primaires socialistes n'a pas donné lieu à une vraie confrontation sur la politique économique et sociale.
Déjà recordman du monde des pertes dans les «subprime» avec quelque 50 milliards d'euros, la banque suisse UBS a révélé qu'un «trader voyou» venait de lui faire perdre deux milliards de dollars à Londres, dans une «transaction non autorisée». Retour sur la maladie des banques.
Les 480 salariés de la Fonderie du Poitou Alu sont en grève depuis le 2 septembre contre la baisse de salaires de 25% exigée par la direction. Ségolène Royal, Arlette Laguiller, Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet sont venus les soutenir : l'accueil fut bon, mais sans conviction. Les grévistes croient en leur lutte, peu en la politique traditionnelle. Reportage.
Alors que la crise pourrait inviter la gauche à des audaces dans le domaine des nationalisations, elle semble pétrifiée par ce débat. Si Arnaud Montebourg veut mettre les banques sous tutelle et que le Front de gauche plaide aussi pour des solutions ambitieuses, Martine Aubry et François Hollande se montrent excessivement prudents, laissant leurs entourages se livrer à de consternantes mais révélatrices controverses.
Les nouveaux chiffres du recensement aux États-Unis confirment le déclin des revenus moyens des foyers américains depuis plus de dix ans, ainsi que l'augmentation de la pauvreté qui atteint des niveaux records.
Les centrales nucléaires françaises franchissent jeudi une étape importante d'évaluation de leur sûreté : EDF, Areva et le CEA doivent rendre à l'Autorité de sûreté du nucléaire leurs réponses aux évaluations complémentaires imposées par le gendarme de l'atome.
Le dernier numéro de Geo Histoire, consacré à l'Occupation, est paru amputé de 5 pages consacrées à la collaboration des entreprises françaises. La peur de déplaire à des annonceurs comme LVMH, accuse la rédaction; un choix éditorial et juridique, argue la rédactrice en chef déléguée. L'affaire est remontée au comité d'éthique de la maison-mère allemande.
Après l'été meurtrier, la rentrée brûlante. La Grèce au bord du défaut de paiement, les banques qui chancellent et se livrent à leur chantage habituel, les marchés qui paniquent. Et les politiques qui bafouillent. Mais à quoi au juste vous attendiez-vous?
Une nouvelle déroute bancaire menace. Le FMI et l'OCDE proposent de recapitaliser certaines banques. Des politiques de gauche et des économistes proposent de les nationaliser, pour régler la question des dettes des Etats à la racine et (enfin) assainir la finance.
La crise financière n'a pas seulement contraint la BCE à sortir des sentiers battus et à prendre des risques considérables. Elle a ouvert des brèches dans la belle unité de ses dirigeants. Représentant de l'Allemagne au directoire de la BCE et économiste en chef, Jürgen Stark a décidé de démissionner avant la fin de son mandat de huit ans (non-renouvelable) en 2014.
ArcelorMittal annonce la fermeture pour une durée indéterminée des deux hauts-fourneaux de Florange. Deux mille emplois sont à terme concernés. Il y a deux ans, l'affaire Gandrange, autre site ArcelorMittal, avait miné les débuts du quinquennat Sarkozy. La fermeture de Florange pourrait bien devenir le principal dossier social de la campagne.
Selon la Cour des comptes, la Sécurité sociale a enregistré un déficit historique de 29,8 milliards d'euros. Le chiffre vaut réquisitoire car le gouvernement laisse les comptes se dégrader, avec une arrière-pensée de plus en plus transparente: préparer la partition de la «Sécu» dont rêvent les assureurs sinon même une privatisation partielle. Parti pris en défense de la plus grande conquête sociale de l'après-guerre.
Quatre ans après le début du Grenelle de l'environnement, la plupart des dispositions censées instaurer un new deal écologique sont toujours dépourvues de décrets d'application. Mediapart s'est procuré le tableau de bord des textes réglementaires en attente.
Années d'austérité carabinée aux ordres du FMI, défaut sur la dette souveraine, violent discrédit de la classe politique et renouveau des mouvements sociaux... La zone euro en 2011? Non: l'Argentine en 2001. Dix ans après son effondrement, Buenos Aires peut dispenser quelques leçons aux Européens.