Du déclenchement des incendies et des pillages à Tottenham au contexte sociopolitique britannique dans lequel l'explosion s'est produite, retour sur une semaine de violence qui a déstabilisé l'Angleterre.
Dans le grand jeu de massacre des bourses mondiales, 7.000 milliards de dollars sont partis en fumée entre le 29 juillet et le 11 août. Beaucoup d'investisseurs y ont perdu des plumes. Mais certains spéculateurs, pariant sur la baisse des cours, s'en sont très bien sortis. Si leurs méthodes sont connues, difficile en revanche de savoir qui ils sont...
L'économie française a stagné au deuxième trimestre. Mais Bercy se refuse à réviser à la baisse ses prévisions pour 2011. En fait, c'est l'ensemble des engagements budgétaires que Paris a pris auprès de Bruxelles, qui semblent de plus en plus hors d'atteinte.
L'Europe a rendez-vous avec l'histoire. La crise a mis à nu les erreurs d'analyse, les fautes politiques, les aveuglements idéologiques. Les responsables européens n'ont plus qu'un court créneau pour reprendre en main la construction européenne. Ils doivent dire s'ils choisissent de la laisser sous la domination des marchés financiers et de la spéculation, ou s'ils lancent une vraie construction monétaire, en redéfinissant le rôle de la Banque centrale. La question est: le monde financier ou les peuples européens?
La cure d'austérité britannique a des conséquences très concrètes. Sans subventions, nombre d'associations ferment leurs portes. «Il va y avoir des émeutes», s'inquiétaient des jeunes fin juillet.
Si la réunion de travail de l'Elysée était censée rassurer, c'est raté. Elle a relancé la machine à rumeurs sur les marchés financiers, tant sur une possible dégradation de la note française que sur l'état de santé de la Société générale. Les bourses européennes se sont écroulées. Paris a perdu mercredi 5,45%. Cette panique pourrait permettre au monde financier d'arracher de nouvelles concessions aux gouvernements européens.
La crise financière offre une nouvelle occasion à Nicolas Sarkozy d'appeler tous les élus à approuver sa réforme constitutionnelle sur la réduction des déficits. La gauche dénonce une opération de communication tout en partageant un souci de maîtrise des comptes publics.
Face à la catastrophe annoncée, nous avons rendez-vous avec l'histoire. Car la crise actuelle ne résulte pas d'une inévitable fatalité économique ou d'une éphémère folie financière. Elle est la conséquence de politiques socialement criminelles, mensongères et amorales, qui, si elles ne sont pas défaites par les peuples, entraîneront nos sociétés dans une spirale de violences. Aussi est-il temps d'imposer des solutions s'attaquant à la racine du mal : réalistes parce que radicales. Parti pris.
Pourquoi changer une politique perdante? La Réserve fédérale des Etats-Unis a décidé de maintenir jusqu'en 2013 la politique monétaire de taux d'intérêt voisin de zéro. Son président devrait retourner à ses études à Princeton comprendre ce qu'est une trappe à liquidité.
À force de céder face à une minorité de droite ultra-conservatrice, et uniquement décidée à l'abattre, le président des Etats-Unis n'est pas capable de prendre les décisions nécessaires.
Les marchés financiers sont au bord de la crise de nerfs, passant de l'extrême pessimisme à l'euphorie dans la même journée. La récession qui se profile, accentuée par les programmes d'austérité en Europe et aux Etats-Unis, est en train de s'inscrire dans les cours. Les financiers se rendent aussi compte que les Etats ne peuvent plus voler à leur secours comme en 2008. Ils placent leurs derniers espoirs dans la Réserve fédérale.
En dégradant pour la première fois vendredi la dette américaine, l'agence de notation Standard & Poor's fait objectivement le jeu de la droite extrême, le Tea Party. Pour de nombreux commentateurs, elle offre surtout une preuve supplémentaire de son incompétence et de l'urgence de réduire l'influence acquise par les agences de notation.
Au cœur de la nouvelle phase de la crise financière, il y a l'incapacité des banques à faire face à leurs engagements sur les pays périphériques de la zone euro, surnommés PIIGS. Pour les vingt banques les plus vulnérables, l'exposition moyenne dépasse 500% des fonds propres stricto sensu. Analyse.
A chaque dégradation de la santé de la zone euro, la chancelière allemande se distingue de ses partenaires en affichant ses réticences sur l'aide aux pays au bord de la faillite.