Face aux protestations d’innocence des onze prévenus, anciens eurodéputés ou cadres du MoDem, des interrogations demeurent sur l’utilisation qui a été faite par le parti centriste de plusieurs contrats d’assistants parlementaires entre 2005 et 2017.
Au-delà des signalements très médiatiques adressés par Gérald Darmanin, la justice est confrontée aux propos de parfaits inconnus, d’une gravité variable. Auparavant rares, les poursuites connaissent des pics après chaque attentat depuis une réforme de 2014.
Assignée à résidence, la militante palestinienne et son ami Pierre Stambul, de l’Union juive française pour la paix, dénoncent la décision du ministère de l’intérieur.
Sans suspendre le télégramme de Gérald Darmanin, mais en regrettant sa « rédaction approximative », le Conseil d’État rappelle qu’il revient aux préfets (et pas au ministre) de se prononcer sur chaque manifestation déposée, en fonction des risques de trouble à l’ordre public et du contexte local.
« Si la mort de mon frère avait servi à quelque chose, Dominique Bernard serait encore là », a lancé Mickaëlle Paty, mercredi, aux sénateurs de la commission d’enquête sur les « menaces et agressions contre les enseignants ». Elle a dénoncé un « entrisme islamique à l’œuvre dans nos écoles ».
Après le drame d’Arras, plusieurs équipes enseignantes en Île-de-France ont exercé leur droit de retrait pour « danger grave et imminent », afin d’alerter sur les failles de sécurité dans leurs lycées. Gabriel Attal a demandé lundi une « mission flash ». Les syndicats appellent à ne pas céder aux sirènes des « gadgets » qui « divertissent » seulement l'opinion.
À l’issue de la garde à vue de l’auteur des faits, le procureur antiterroriste a détaillé les nombreux éléments qui démontrent à son sens l’adhésion à l’État islamique de Mohammed Mogouchkov, l’assassin du professeur de français Dominique Bernard.
Alors que la série de Nicolas Bedos, visé par une enquête pour « viol » et « agressions sexuelles », est sortie en catimini le 12 octobre, Mediapart a recueilli de nouveaux témoignages mettant en cause son comportement avec les femmes.
Le Parquet national financier a requis une peine exemplaire contre Régine Engström, ancienne préfète de la région Centre, suspectée d’être intervenue en faveur de son ex-employeur, le promoteur Nexity. L’audience a mis en lumière le mépris, au plus haut sommet de l’État, pour les mécanismes de prévention des conflits d’intérêts public-privé.
Quatre jours après l’attentat d’Arras, la tuerie de Bruxelles signe le retour de la menace terroriste djihadiste sur le continent européen. Depuis plusieurs mois, pouvoirs publics et services de renseignement alertent sur la possibilité de nouvelles attaques planifiées depuis l’étranger.
Le Conseil d’État examine mardi un recours contre les consignes du ministre de l’intérieur, demandant aux préfets d’interdire toutes les « manifestations pro-palestiniennes ». Dans son mémoire, le ministère estime que ces manifestations « visent à provoquer ou à légitimer des actions de nature terroriste ».
En octobre 1983, une poignée de jeunes des Minguettes lançaient la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Quarante ans plus tard, cinq marcheurs et marcheuses racontent leur époque et la suite.
Sous pression de la droite et de l’extrême droite, le camp présidentiel veut montrer qu’il n’a pas « la main qui tremble » en matière de sécurité. Depuis le drame d’Arras, l’Élysée et le gouvernement rivalisent de formules et de déclarations pour convaincre de leur fermeté. Au risque de se laisser aller à certaines dérives, voire d’enfreindre le droit international.
Ce lundi matin, la militante originaire de la bande de Gaza a été interpellée et assignée à résidence sur décision du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin. Elle venait d’entamer une tournée en France prévue de longue date.
Lundi 16 octobre, Yann Philippin était l’invité d’« Abonnez-vous ». Journaliste du pôle enquêtes de Mediapart, il est spécialisé dans les affaires financières, de fraude fiscale et de corruption.
À Nantes, certains étudiants ne sont toujours pas inscrits, faute de personnel, et les enseignants craignent une nouvelle année universitaire chaotique. Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron balayant d’un revers de main la question des moyens ainsi que les suspicions de sa ministre sur le milliard dormant dans les caisses des universités ont mis le feu aux poudres.