Pour apparaître clairement comme le premier groupe d’opposition, Jean-Luc Mélenchon propose que la Nupes se constitue « comme un seul groupe au Parlement ». Mais la peur de l’effacement des identités politiques de gauche semble prendre le dessus.
Les inquiétudes se multiplient quant au positionnement de la Dilcrah, censée combattre les haines anti-LGBT, sur les droits des mineur·es trans. Une membre du conseil scientifique a démissionné ; d’autres réclament une clarification. Le sujet sera au menu de la Marche des fiertés d’Île-de-France, samedi.
L’inflation est la première préoccupation des Français. Mais aux législatives, le déni du gouvernement et son attitude face à la gauche sur ce dossier ont conduit l’électorat à se réfugier dans l’abstention ou le vote RN. D’où la nécessité de retrouver un débat économique réel.
Élection massive de députés soutenus par La France insoumise, défaite des candidats se réclamant de la majorité présidentielle : un nouveau discours autonomiste triomphe dans les outre-mer, conséquence notamment de la gestion de la crise sanitaire par le pouvoir exécutif.
Désavoué par les urnes, le chef de l’État se retrouve confronté à une crise politique et institutionnelle inédite. Le second quinquennat de ce président sans majorité s’annonce insoluble, à moins d’une recomposition encore difficile à imaginer.
En jouant les apprentis sorciers de la triangulation, le président de la République a permis au RN d’entrer en force à l’Assemblée nationale. Plutôt que de lutter contre les idées racistes et xénophobes du parti de Marine Le Pen, il leur a fait la courte échelle par pur cynisme politique.
Avec un groupe de 89 députés, l’extrême droite fait une progression fracassante à l’Assemblée nationale. Elle aura pour la première fois les coudées franches pour imposer ses thèmes dans l’hémicycle.
Deux mois après sa réélection, le président de la République échoue à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée. Une situation inédite depuis trente ans. La gauche unie de la Nupes devient, de loin, la principale force d’opposition. Mais l’extrême droite obtient un nombre historique de parlementaires.
Notre récit du second tour des législatives, avec nos journalistes Emmanuel Riondé à Toulouse (Haute-Garonne), Khedidja Zerouali à Massy-Palaiseau (Essonne), où s’affrontent la ministre Amélie de Montchalin et le socialiste Jérôme Guedj (Nupes), Stéphanie Wenger (Rue89 Strasbourg) dans le Bas-Rhin et Sarah Bosquet entre Fontenay-sous-Bois et Vincennes (Val-de-Marne).
Après les révélations de Mediapart sur l’implication du général de Gaulle dans le mensonge d’État et l’impunité qui ont accompagné le 17-Octobre, les historiens Jim House, Neil MacMaster, Emmanuel Blanchard et Fabrice Riceputi réagissent.
Début mai, au moment de la remise des diplômes dans la prestigieuse école AgroParisTech, huit jeunes ont vivement interpellé l’institution, accusée de former à des jobs « destructeurs ». La diffusion de leur discours a été virale et a suscité de nombreuses discussions dans les écoles d’agronomie. Le corps enseignant est secoué.
Dans la périphérie de Rouen, un nombre anormalement élevé d’enfants sont atteints de cancers. Alors que les autorités sanitaires ne trouvent pas d’explication, des parents soupçonnent les sites industriels. Une usine polluante a émis bien au-dessus de ses limites autorisées, selon les informations de Mediapart.
Renaissance de la gauche, affaiblissement de Macron, place de l’extrême droite… À la veille du second tour des législatives, Mediapart passe en revue les principales questions que pose le scrutin.
Arrivé en tête au premier tour dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, le candidat de la Nupes affronte le RN dimanche dans un duel très incertain et tente de remobiliser les électeurs des quartiers populaires et la jeunesse, qui ont largement boudé le premier tour.