La fin des régionales a lancé le coup d'envoi de la primaire de 2016. Deux lignes idéologiques et une multitude de candidats s'affrontent. Mais les hostilités se cristallisent déjà autour d'un homme jugé responsable de la percée du FN, dessinant peu à peu les contours du futur match : ce sera Nicolas Sarkozy contre le reste de la droite française.
Le Front national n’est parvenu à l’emporter dans aucune région et démontre qu’il reste un parti de premier tour. Mais il confirme son enracinement en gagnant des électeurs partout.
La droite l'emporte dans 7 régions, la gauche dans 5. En Île-de-France, Valérie Pécresse l'emporte sur le socialiste Claude Bartolone. Le scrutin a été marqué par une forte hausse de la participation, de près de dix points. Les résultats et réactions.
Comme dans la quasi-totalité des régions en triangulaire, le PS a accepté une fusion sans ambition programmatique avec les écologistes et le Front de gauche. Si les socialistes sont confiants, l’hypothèse de mauvais reports de voix qui profiteraient au FN inquiète.
À quoi ressemblerait une région Front national ? Comment le FN veut-il gérer et avec qui ? Alors que le parti d'extrême droite est en capacité de l'emporter dans plusieurs régions, Mediapart décrypte ses principales propositions.
Comme François Hollande l'avait annoncé au Congrès, le ministère de l'intérieur a demandé l'avis du Conseil d’État sur l'enfermement préventif des milliers de personnes fichées « S », considérées comme particulièrement dangereuses. Au nom de l'unité nationale, mais en contradiction totale avec les valeurs affichées jusque-là par le Parti socialiste.
La Cour de cassation a rejeté, le 24 novembre, la requête en suspicion légitime déposée début octobre par le FN, visant à dessaisir les juges en charge de l’enquête sur son financement, d'après Le Monde. Les juges pourraient à nouveau convoquer Marine Le Pen, ou bien lui envoyer la notification de son statut de « témoin assisté ».
« Le choc ». Un même mot à la une du Figaro et du journal L’Humanité, ce lundi matin. Il résume l’état de sidération de la droite et de la gauche devant le score ahurissant de l’extrême droite aux régionales. Il révèle aussi, et surtout, leur déphasage intégral. Ce « choc » n’est pas nouveau. Il prospère depuis trente ans.
Lundi soir sur TF1, le premier ministre n’a pas pu s’empêcher de se faire bravache : «Je ne suis pas là pour m’excuser.» Mais en moins de deux ans à Matignon, son bilan est celui de l’installation du FN au-dessus des 30%, de la montée du chômage et de la disparition de la gauche.
Un FN en tête dans 9 départements sur 10 dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Une droite qui ne s'impose que dans le Bas-Rhin et un candidat socialiste qui se maintient malgré l'injonction de se retirer de la direction du parti. Entretien avec le politologue Philippe Breton sur la faiblesse des propositions politiques dans cette région.
Le vote Front national devient « un vote de plus en plus national » et « inter-classiste ». C'est ce qu'estiment cinq chercheurs de l'Observatoire des radicalités politiques (ORAP) de la fondation Jean-Jaurès. Dans une analyse fine des résultats, ils mettent en évidence « l'hégémonie culturelle » de l'extrême droite, l'échec de la « stratégie Buisson » de la droite et l'aveuglement de la gauche.
Nos invités et nos journalistes analysent les résultats du premier tour des élections régionales, et en particulier la forte poussée du Front national, qui termine en tête dans six régions et recueille plus de 28 % des voix.
Les mesures prévues par le gouvernement contre le financement du terrorisme vont disparaître de la loi Sapin 2 contre la corruption, pour intégrer la loi Taubira annoncée pour janvier. Objectif : aller plus vite.
Le projet de loi prévoit d’inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, et la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français, condamnés pour terrorisme. Genèse et détails d'un texte qui permet aussi à l’exécutif de prendre des mesures d'exception pendant six mois.
En avant-première, Mediapart décrypte la réforme concoctée par un député socialiste pour « rénover » les lois sur l'argent des partis et des campagnes, soutenue par le PS. En pleines affaires Bygmalion ou FN, ce serait un progrès. Encore trop mince.