Vendredi s’ouvre au tribunal de Nîmes un procès qui révèle l’état interne du parti socialiste. Cinq ans durant, une permanente de la fédération du Gard, régulièrement en déficit, a détourné 380 000 euros. Au-delà de la malversation, l’indifférence générale et l’absence de contrôle, local et national, laissent pantois, la prévenue ayant même été propulsée suppléante aux dernières législatives.
Des listes qui peinent à être bouclées, une ligne mal définie, des voix dissonantes qui font resurgir « le vieux débat fédéralistes contre souverainistes »... À un mois des européennes, l'UMP lance sa campagne en ordre dispersé et ne s'accorde que sur un point : monter la thématique de l'immigration pour concurrencer le Front national.
Ils ont moins de 40 ans et ont créé la surprise aux municipales en faisant basculer des dizaines de villes de gauche à droite. Alors que leurs aînés s’épuisent dans des batailles d’ego, les jeunes élus UMP se veulent loin de la droitisation et des « vieilles méthodes » de leur parti.
Vendredi, le conseiller politique de François Hollande a démissionné après nos révélations sur ses conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques. Ami de Valls et de Montebourg, il était devenu une pièce maîtresse à l’Élysée, après avoir été une des chevilles ouvrières du remaniement.
Dans le Vaucluse, où l'extrême droite réorganise elle-même la droite, deux épisodes marquent le flou des frontières. Le président UMP et le 2e vice-président FN de l'agglomération du Grand Avignon ont été élus avec les voix des deux partis. Au conseil municipal, un groupe de quatre élus issus de listes UMP et Rassemblement bleu marine s'est créé.
Le député socialiste de la Nièvre, un des initiateurs de « l’appel des 100 » parlementaires critiques du gouvernement, dénonce les mesures d’économies annoncées par Manuel Valls, qu'il qualifie d'« injustes ». Il juge également « irrespirable » le mépris de l’exécutif pour sa majorité parlementaire.
À huis clos et dans le flou statutaire, Cambadélis remplace Désir à la tête du PS. Ce choix ne sera finalement pas validé par un vote militant. Il s'agit en priorité de « tenir » l'appareil.
Elle est ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux ». Au cœur des investigations : des prestations et des prêts fournis à des tarifs élevés aux candidats investis par le FN.
La sénatrice PS Samia Ghali a été nommée secrétaire nationale à la politique de la ville et au logement du parti socialiste, lors du conseil national du parti ce 15 avril.
Chercheur spécialiste des comportements électoraux, Florent Gougou estime que le FN n'a pas « mis sous tension l'UMP » aux municipales étant donné l'effondrement de la gauche. Mais il relève que des électeurs de droite n'hésitent plus à voter FN pour battre la gauche.
Caroline De Haas, cofondatrice d'Osez le féminisme et militante de l'aile gauche du PS, quitte un parti qu'elle juge trop gestionnaire. Elle envisage, avec un collectif de féministes, de se lancer dans la bataille des européennes en présentant des listes autonomes.
La maire UMP d’Aix-en-Provence a été mise en examen le 8 avril pour « prise illégale d'intérêts » dans une affaire d'emplois de complaisance. A quelques jours de sa réélection, la Communauté du pays d'Aix, qu'elle préside, a recasé sur un poste ad hoc une de ses ex-collaboratrices, réélue conseillère communautaire dans la foulée. En toute légalité, jure la CPA.
La nomination de Jouyet au poste de secrétaire général de l'Élysée dit beaucoup sur les dérives néolibérales dans lesquelles l'Élysée est aspiré mais aussi sur les systèmes oligarchiques qui ont plus que jamais le vent en poupe.
Nommé secrétaire d'État aux affaires européennes, Harlem Désir quitte la tête du parti socialiste. Il sera remplacé par Jean-Christophe Cambadélis. Un choix qui laisse pantois quant à la gestion des ressources humaines socialistes par François Hollande et Manuel Valls.
Le président de la République a réorganisé son cabinet, en nommant un intime au poste stratégique de secrétaire général, l’ancien ministre sarkozyste Jean-Pierre Jouyet. Il bouleverse aussi l’organisation du secrétariat général aux affaires européennes, preuve de la mainmise grandissante de l’Élysée sur la politique du gouvernement.