L’Assemblée nationale examine ce qu’il reste de la loi famille. En l’occurrence pas grand-chose. Manuel Valls a prévenu dès son discours de politique générale : il veut se concentrer sur les réformes économiques et temporiser sur les questions de société. Une partie du PS est convaincue que le mariage pour tous, promesse de François Hollande, a contribué à la débâcle des municipales.
À Beaucaire (Gard), le maire frontiste Julien Sanchez a recruté comme chef de cabinet l'ex-attachée parlementaire de Gilbert Collard, dont le profil Facebook est truffé de publications racistes.
Après la défaite d'un socialisme municipal nécrosé, Limoges ressemble au laboratoire d'une décomposition annoncée. Le PS n'est plus suivi par son électorat, qui traîne les pieds lors des scrutins et bat le pavé dans des manifs. Reportage à la rencontre d'un peuple de gauche qui exprime à la fois sa déréliction et la volonté de se battre.
Plusieurs jeunes royalistes de l’Action française ont fait campagne pour le leader du Front national marseillais, Stéphane Ravier, qui a remporté le 30 mars 2014 la mairie de secteur des 13e et 14e arrondissements. L’un d’eux, candidat FN dans un autre secteur marseillais et condamné en 2004 à deux mois de prison ferme pour violences, affiche ses amitiés néofascistes sur les réseaux sociaux.
Jean-François Copé a-t-il pu tout ignorer, lorsqu'il était ministre du budget, de ventes de biens de l'État au Qatar par l'intermédiaire de la société Centuria, dans laquelle travaillait un de ses anciens collaborateurs passé par la suite chez Bygmalion ? Tout porte à en douter. Or ces ventes suscitent de plus en plus de questions et de fortes critiques de la Cour des comptes.
Elles ont coûté près de 12,7 millions d’euros et pourtant, pas grand-monde ne s’en souvient. Après avoir épluché 55 factures de Bygmalion, réglées pour des “réunions thématiques” entre janvier et juin 2012, Libération soupçonne des prestations fictives. Ces révélations renforcent les interrogations sur les liens financiers entre l’UMP et ce groupe de communication, détenu par des proches de Jean-François Copé.
À moins de deux semaines des élections européennes, les trois dirigeants des partis de gauche représentés au Parlement – Jean-Christophe Cambadélis, Emmanuelle Cosse et Jean-Luc Mélenchon – ont débattu pendant plus de deux heures sur Mediapart. Sur l'Europe évidemment, mais aussi sur les conditions du dialogue des gauches françaises.
Homme de l'ombre, propulsé tête de liste FN en Île-de-France pour les élections européennes et conseiller aux affaires internationales de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade continue de faire la tournée de milieux d'extrême droite que la présidente du FN elle-même juge infréquentables. Enquête sur un personnage dont les réseaux vont jusqu'en Russie.
Ce sont des députés socialistes discrets, ceux qu'on ne voit pas à la télé. Ça ne les empêche pas d'avoir leur avis sur la politique du gouvernement et de François Hollande. Certains se sont abstenus lors du vote du 29 avril sur le plan Valls de 50 milliards d'économies. Paroles de députés que l'on n'entend jamais.
L'eurodéputé socialiste Liêm Hoang-Ngoc et l'universitaire engagé Philippe Marlière lancent un nouveau think-tank, afin de « jeter des ponts » entre les gauches ne se reconnaissant plus dans le cap de l'exécutif. Dans le but d'aider à la recomposition de la gauche, et ainsi d'« éviter un nouveau 21-avril ». Une initiative qui rejoint une contestation grandissante du pouvoir à gauche.
Ils ont vécu deux ans au pouvoir, dans les cabinets ministériels. Petites mains ou à des postes à responsabilité, les anciens collaborateurs du gouvernement Ayrault racontent leurs déceptions, leurs doutes et leurs désillusions sur la pratique du pouvoir et la politique de François Hollande.
Cette semaine, la Parisienne Libérée chante les pressions de l’exécutif sur l'Assemblée nationale : votez-moi ça, vous serez gentils ! Chronique vidéo.
Quarante et un députés PS se sont abstenus sur le plan de 50 milliards d’économie. Plus que ne le prévoyaient les dirigeants de la majorité, même si Matignon a réussi à contenir l'hémorragie. Les prochains votes s’annoncent problématiques. Si l’UMP poursuit sa stratégie d’opposition frontale, les centristes font des clins d’œil de plus en plus appuyés au premier ministre.
Lundi en fin de journée, le premier bureau national du PS de l’ère Cambadélis a débattu du « plan Valls », légèrement remanié sous la pression parlementaire. Chacun dans son rôle, les désaccords se sont poliment exprimés et ont été tranchés par 31 voix contre 15. Mais tout le monde attend le vote des députés ce mardi.
Élus il y a un mois, les douze maires frontistes (ou soutenus par le FN) veulent faire oublier les échecs de gestion des villes gagnées par le FN en 1995 et crédibiliser leur parti pour 2017.
Dans l'unique ville FN d’Île-de-France, la communauté musulmane a été ciblée à plusieurs reprises, d’après l’association des musulmans de Mantes sud (AMMS), qui s'apprête à déposer une troisième plainte contre X pour provocation non publique à la discrimination en raison de la religion. Pour son président, la victoire du FN a « libéré la parole raciste ».