Le mandat du secrétaire général des Nations unies arrive à son terme en décembre 2016. La bataille pour prendre son fauteuil a déjà démarré : un affrontement où se mêlent considérations diplomatiques, politiques et géographiques, ainsi que de vieilles rancœurs et des achats de voix.
La nouvelle doctrine russe de sécurité nationale qui vient d’être adoptée place de nouveau les États-Unis et l’Otan parmi les menaces prioritaires que doit affronter Moscou, et accuse l’Union européenne d’avoir déstabilisé le continent en soutenant la rébellion ukrainienne.
Il y a trois ans, François Hollande déclenchait la guerre au Mali. Un véritable tournant dans la politique africaine du quinquennat. Peu à peu, ce sont les militaires qui ont pris la main sur les diplomates. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian est même devenu le « ministre de l’Afrique ». Premier volet de notre série sur la politique africaine de François Hollande.
La liste de celles et ceux qui trouvent la force de dénoncer des abus de toutes sortes aux Nations unies a, au fil des ans, singulièrement diminué. L'organisation déploie un éventail infini de mesures de rétorsion à l’encontre de quiconque ose la défier.
Depuis les attentats du 13 novembre, le gouvernement a changé le fondement légal de son intervention militaire en Syrie. Elle est désormais placée sous le régime de la « légitime défense individuelle ». En toute discrétion.
La « grande et unique coalition », promise après les attentats par le président français, s’est pour l’instant transformée en une simple coordination entre Paris, Washington et Moscou. Au niveau européen aussi, les résultats sont encore bien maigres.
L’Assemblée et le Sénat ont voté à la quasi-unanimité, mercredi 25 novembre, la prolongation de l’intervention militaire française en Syrie. Un soutien au revirement de la politique de François Hollande dans la région, entamé en septembre et brutalement accéléré par les attentats du 13 novembre.
Face à la crise syro-irakienne, comme devant le conflit israélo-palestinien, la France a subordonné ses choix politiques à des impératifs commerciaux, des fidélités d’un autre âge, des coups de sang et des alliances suspectes. Cette politique aventureuse n'a jamais porté de visions stratégiques.
Lundi et mardi se tient à Dakar le deuxième Forum sur la paix et la sécurité. La France y est représentée par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, le « ministre de l’Afrique » du quinquennat. Depuis 2012, ce sont les militaires qui ont pris la main sur la politique africaine de la France. Premier volet de notre série sur la politique africaine de François Hollande.
Médecins sans frontières diffuse ce jeudi un document interne sur les frappes aériennes menées par les forces américaines, le 3 octobre dernier, sur son hôpital de Kunduz, au nord de l’Afghanistan. « L’examen chronologique des événements ne révèle aucun élément qui expliquerait pourquoi l’hôpital a été attaqué. Il n’y avait ni combattants armés ni affrontements dans l’enceinte de l’hôpital » souligne l'ONG.
Trois semaines après le bombardement américain de l'hôpital de Kunduz en Afghanistan, Washington n'a toujours pas donné son feu vert pour une enquête indépendante. Médecins sans frontières ne se contentera pas d’excuses et de dédommagements. L’ONG a bousculé les pratiques en s’adressant à la Commission humanitaire d’établissement des faits, un organe indépendant créé en 1991, qui n’avait jusqu’ici reçu aucun mandat.
Alors que les États-Unis ont appelé au report du référendum prévu dimanche au Congo pour modifier la Constitution, François Hollande a apporté mercredi un soutien appuyé à Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 30 ans. Avant de rétropédaler. La France n'est pas encore prête à lâcher son vieil allié.
Ibrahim Boubacar Keïta est pour François Hollande un allié précieux en Afrique au moment où la France est engagée dans plusieurs guerres (Mali, Centrafrique, Sahel). Mais leur relation très étroite a tangué ces derniers mois tant l'intervention française au Mali se révèle sans fin.
La France vient d'effectuer une deuxième frappe militaire en Syrie, mais son rôle reste marginal. Entretien avec Manon-Nour Tannous, spécialiste des relations franco-syriennes.
L’assemblée générale de l’ONU a donné lieu à une passe d’armes entre Barack Obama et Vladimir Poutine sur le sort de Bachar al-Assad. François Hollande, qui a lancé sa première frappe contre l’organisation État islamique (EI) en Syrie, soutient la position américaine. Mais sa voix porte peu.
L’Élysée a annoncé mercredi que les deux navires de guerre Mistral refusés à la Russie à cause de la crise ukrainienne seraient vendus à l’Égypte, à qui la France a déjà livré ses Rafale. Au nom de la lutte antiterroriste.