Faut-il revenir aux nationalisations de 1981 pour sauver des emplois, à l'heure où le chômage explose et les plans sociaux tombent en cascade ? Dans les entreprises menacées de fermetures, les leaders syndicaux, à contre-courant de leurs centrales, rêvent de voir l'État reprendre le flambeau. Le gouvernement ne l'envisage pas une seconde.
Embauche par le ministre du budget d'une chargée de communication qui a défendu les intérêts de Liliane Bettencourt et ceux de Matthieu Pigasse ; recours par le ministre des finances aux services d'un conseiller occulte, lui aussi proche du même banquier d'affaires : à l'ombre de Bercy, des réseaux d'influence et d'affaires sont en train de se constituer, pour l'essentiel autour d'anciens proches de Dominique Strauss-Kahn.
La Banque centrale européenne préconise une vaste réforme du marché de l'emploi, à base de flexibilité accrue et de baisse de salaires, pour sauver la zone euro.
Plusieurs ministres importants du gouvernement s’opposent à un « choc de compétitivité » massif passant par une baisse des cotisations patronales qui serait compensée par une hausse de la CSG ou de la TVA, pour réduire le coût du travail. Ils l'ont fait savoir à Jean-Marc Ayrault.
Dans les Vosges, deux usines sont sur le point d'être rayées de la carte : TRW et Cimest, des équipementiers automobiles. Ce sont les principaux employeurs de la vallée, plus de 400 salariés sont menacés, autant de sous-traitants. Les maisons mères sont des groupes internationaux largement bénéficiaires. Et ils sont sur le point de s'en sortir sans avoir à débourser un centime pour un plan social. La facture serait pour la collectivité.
En moins d’une semaine, un mouvement de protestation, parti des réseaux sociaux, a contraint le gouvernement à capituler. Ces créateurs d’entreprise, regroupés sous le label des pigeons, ont-ils vraiment gagné, ou est-ce la finance qui a obtenu le maintien de ses privilèges ?
Gel du barème de l’impôt sur le revenu, indemnités journalières des accidents de travail, demi-parts fiscales pour les veuves… Ces mesures héritées des années Sarkozy, la gauche les avait beaucoup critiquées. Le budget 2013 ne prévoit pourtant pas de les supprimer, état des finances publiques oblige.
Le chef de la droite française au Parlement européen, Jean-Pierre Audy, et l'ancienne ministre socialiste Catherine Trautmann figurent parmi les eurodéputés qui reprochent à la Commission européenne son rapport critique sur la sûreté nucléaire dans l'Union.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments a rendu son évaluation préliminaire de l'étude du chercheur français Gilles-Éric Séralini sur la toxicité du maïs OGM NK 603 du groupe Monsanto.
L’Insee a révisé ses prévisions pour 2012. Dans sa dernière note de conjoncture, l'institut ne prévoit plus qu’une croissance nulle au second semestre. Plus inquiétant : tous les moteurs pour soutenir une possible reprise sont étouffés.
Après la conférence sociale et la conférence environnementale, la Conférence sur la pauvreté et l'inclusion sociale aura lieu en décembre. Mais selon nos informations, la revalorisation des minima sociaux n'est pas à l'ordre du jour.
Après son budget de rigueur, le gouvernement ouvre son deuxième grand chantier avec la réforme du marché du travail et la compétitivité. Avec un objectif très attendu par le patronat mais polémique à gauche : la baisse du coût du travail. Les syndicats et le patronat se réunissent jeudi.
Pierre-Yves Geoffard, qui est l'un des candidats au poste de directeur de l'École d'économie de Paris, explique dans un entretien vidéo avec Mediapart, les raisons pour lesquelles la prestigieuse institution vient de se doter d'une charte de déontologie.
Le FMI voudrait que les créanciers publics acceptent une restructuration de la dette grecque. Les pays européens, qui seraient les premiers touchés, refusent.
Trente-trois entreprises ou lots fonciers sont à vendre, en entier ou en partie, d'ici à 2015. Certaines entreprises sont rentables mais sont vendues au rabais. Les fonds d'investissements, des groupes chinois et qataris sont sur les rangs. Derrière le besoin de liquidités, sévit la même logique ultralibérale que pour la Russie ou la Pologne des années 1990. Correspondance à Athènes.
Le gouvernement a décidé de sortir du système de plafonnement des niches fiscales les défiscalisations dans les DOM-TOM. À la manière du publicitaire Séguéla, qui avait dénommé son voilier “Merci-Béré” à la fin des années 1980 pour saluer le maintien de la loi Pons, se trouvera-t-il aujourd'hui une grande fortune pour baptiser son investissement ultramarin “Merci-Mosco” ou “Merci-Cahuzac” ?