Sous pression des marchés, Donald Trump a renoncé pour 90 jours à ses droits douaniers réciproques, sauf pour la Chine. La guerre commerciale mondiale engagée par la présidence américaine a déjà fait une première victime : les bons du Trésor américains. Une menace pour la stabilité financière mondiale.
Une semaine après avoir annoncé le « jour de la libération », Donald Trump est revenu sur sa décision. Un repli que la propagande de la Maison-Blanche tente de présenter comme faisant partie de son plan. Mais la réalité est plus complexe.
Le tribunal de commerce de Lyon vient d’attribuer la reprise de l’usine chimique au groupe chinois Wanhua, qui conservera 54 emplois sur 300. Le projet de reprise en société coopérative par des salariés est écarté.
Trump a annoncé revenir en arrière sur les droits de douane imposés à l’Europe, mais pas ceux imposés à la Chine. En France, les premières estimations de l’impact de cette hausse sur l’économie ne sont pas alarmantes. Pour autant, de Bercy au Medef, on profite de la situation pour promouvoir des réformes néolibérales.
Le secrétaire général de l’Élysée a de nouveau refusé de se présenter devant une commission d’enquête parlementaire, cette fois-ci sur le scandale des eaux en bouteille. En tant que plus proche collaborateur d’Emmanuel Macron, il estime bénéficier d’une quasi-immunité présidentielle.
En annonçant une surenchère sur les droits de douane frappant les produits chinois, Donald Trump a modifié la nature du conflit entre les deux pays. Désormais, l’objectif est de causer le plus de dommages possible à l’autre. La Chine prépare déjà ses réponses.
Plutôt que de s’opposer frontalement à sa politique, le camp démocrate et certains pouvoirs financiers comptent sur les marchés pour arrêter Donald Trump. La débâcle financière de ces derniers jours montre que ce calcul pourrait se révéler erroné.
Soumis au bras de fer entre Donald Trump et la Fed, la banque centrale des États-Unis, les marchés financiers ont encore reculé en Europe et en Asie lundi 7 avril. L’hypothèse d’une crise de grande ampleur ne peut pas être écartée.
Le président états-unien revendique de réindustrialiser le pays avec une politique protectionniste. Mais une telle ambition relève plus du fantasme réactionnaire que d’une solution rationnelle à la crise capitaliste actuelle.
Accusé de harcèlement moral, de misogynie et de conflits d’intérêts, Vincent Mahé, le tout-puissant directeur de CDC Habitat, a fini par être poussé vers la sortie il y a trois ans. Mais l’affaire a laissé des traces profondes tandis que lui est redevenu conseiller d’État.
Le comité d’évaluation de la première réforme, menée entre 2019 et 2021, a rendu son bilan. Censée lutter contre les contrats courts, elle a maintenu les travailleurs dans des emplois précaires tout en diminuant leurs allocations.
Dans un entretien à Mediapart, l’eurodéputée Aurore Lalucq réclame des « réponses ciblées » à la guerre commerciale lancée par Donald Trump, notamment en taxant les acteurs du numérique. Elle plaide pour faire de l’Europe une « zone de stabilité » face au séisme en cours.
Les droits douaniers états-uniens, annoncés le 2 avril, frappent tous les pays bien plus fortement que prévu. Loin de relancer le protectionnisme, cette politique est l’affirmation d’un impérialisme : chaque pays est sommé de négocier le prix et le poids de ses chaînes à l’égard des États-Unis.
Les mesures douanières annoncées mercredi 2 avril par Donald Trump imposent une réorganisation internationale dont les États-Unis, qui ont maltraité leurs alliés, ne sont pas certains de sortir gagnants. L’Union européenne, comme la Chine, doit repenser sa place dans le commerce mondial.
L’homme d’affaires bordelais a été mis en examen vendredi pour avoir détourné de l’argent au préjudice des enseignes Gap, Camaïeu et Go Sport, dont il était propriétaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction immédiate de diriger ou de gérer une société.
Les défaillances d’entreprises qui se sont produites en cascade en 2024 vont continuer à faire sentir leurs effets sur l’emploi en 2025. D’autant qu’elles risquent de se maintenir à un niveau élevé.