La France devient un pays d’héritiers. Augmenter l’imposition des successions des plus aisés pour redistribuer paraît dès lors indispensable, pointe une note de la fondation Jean-Jaurès et du think tank Hémisphère Gauche. Hélas, de la Macronie à l’extrême droite, il n’est pas question d’enrayer ce phénomène inégalitaire.
À la suite de l’article « Une entreprise “éthique et équitable” française abandonne ses brodeuses sénégalaises », la Compagnie du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest nous a adressé un droit de réponse.
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le futur président états-unien veut imposer 25 % de droits de douane sur les importations en provenance du Mexique et du Canada, ainsi qu’une taxe de 10 % supplémentaire sur les produits chinois. La politique du bras de fer est de retour.
Dans un contexte d’austérité budgétaire et de lutte contre la fraude, la suppression de l’aide individuelle régionale vers l’emploi (Aire), qui devrait être entérinée le 26 novembre, s’inscrit dans le recentrage de la formation vers la seule réponse aux besoins de main-d’œuvre des entreprises.
Donald Trump a promis le « retour d’un nouvel âge d’or » pour les États-Unis. Sa référence pourrait bien être la période du « Gilded Age » de 1870 à 1900 où l’économie était dérégulée, derrière des droits de douane exorbitants, pour le plus grand bonheur des oligarques.
Pour combler le déficit abyssal de la Sécurité sociale, le gouvernement devrait baisser le remboursement des consultations médicales et des médicaments. Le Sénat demande un autre effort aux Français : travailler sept heures dans l’année gratuitement.
Faut-il voir dans la reprise de la colère dans le monde agricole une répétition de ce qui s’est passé début 2024 ? Pas tout à fait, répond le sociologue François Purseigle dans un entretien à Mediapart.
Une étude de l’Insee montre les impacts délétères, sur le niveau de vie des plus modestes, de la fin des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d’achat mises en place depuis la crise sanitaire. Les plus riches, eux, s’en sont très bien sortis.
Cent ans après la grève des sardinières devenue une lutte symbole du mouvement ouvrier féminin, la journaliste Tiphaine Guéret publie un livre-enquête sur les femmes précaires et racisées qui travaillent aujourd’hui dans les conserveries industrielles du port finistérien.
Les cheminots cessant le travail à partir de ce mercredi soir ne perturberont pas massivement le trafic ferroviaire. Mais ils prévoient de reprendre le mouvement le 11 décembre, quand l’ensemble de la fonction publique lance la mobilisation pour le 5, sur fond de tensions croissantes avec le gouvernement.
La Martinique et la Guadeloupe traversent depuis plusieurs semaines une grave crise dont le point de départ est le prix des denrées alimentaires. À l’occasion du congrès des maires à Paris, leurs élus alertent sur le haut niveau de souffrance économique dans les collectivités d’outre-mer.
La Coordination rurale du Lot-et-Garonne s’est mobilisée pour demander la baisse des charges et l’égalité des règles pour tous les agriculteurs européens. La proximité du syndicat avec l’extrême droite affleure souvent dans les discours. Mais le désarroi des paysans reste profond.
Paris continue de marteler son opposition au traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Mais la Commission européenne, l’Allemagne ou encore l’Espagne espèrent un accord début décembre. Sur le fond, la position française a longtemps été plus ambiguë qu’il n’y paraît.
Après le front politique et le front budgétaire, l’exécutif doit gérer la succession de plans sociaux qui menace l’économie. Un nouveau nuage dans un ciel déjà bien chargé et un dilemme pour la coalition au pouvoir : jusqu’où pousser la politique pro-business, au risque de rompre définitivement avec les classes populaires ?
Les résultats électoraux de l’année 2024 ont débouché soit sur des paysages politiques éclatés et difficilement gouvernables, soit sur l’ascension d’extrêmes droites menaçantes pour les principes démocratiques, quand ce n’est pas les deux phénomènes à la fois.
Plusieurs centaines de salariés, militants syndicaux et habitants du quartier populaire de la Croix-de-Neyrat, à Clermont-Ferrand, ont pris possession pour quelques heures, vendredi, d’un hypermarché promis à la fermeture par le groupe Auchan. Leur message : non aux licenciements.