En organisant mardi 18 juillet un comité interministériel outre-mer (CIOM), la première ministre a tenté de répondre à la crise démocratique et sociale qui secoue les territoires ultramarins. Les élus sont circonspects, voire franchement hostiles, face à une liste de promesses vagues et extrêmement techniques dévoilée par Matignon.
Interventionnisme, pressions sur des associations, chantage… Mediapart raconte comment la Dilcrah, délégation rattachée à Matignon, tente d’imposer une vision « universaliste » de l’antiracisme, dans le sillage du Printemps républicain.
Le Sénat a refusé de sanctionner la sénatrice, malgré un rapport accablant sur du harcèlement moral. Des collaborateurs et des parlementaires dénoncent une « décision catastrophique ». « Aujourd’hui, la lutte contre le harcèlement est à terre », affirme le socialiste Bernard Jomier.
Selon nos informations, l’enquête préliminaire à l’encontre du réalisateur a été ouverte le 5 juillet par le parquet de Paris. Sollicité, Nicolas Bedos, qui bénéficie de la présomption d’innocence, n’a pas souhaité faire de commentaire. Quatre femmes témoignent dans Mediapart.
C’est une première en Europe et c’est Cédric Herrou qui en est à l’initiative. La structure, où vivent aujourd’hui neuf personnes étrangères et trois enfants, approvisionne la vallée en produits locaux et bio et a permis d’apaiser les relations avec les habitants les plus réfractaires à la présence d’étrangers.
Le ministère public demande que 17 hommes soient jugés devant la cour criminelle de Paris, pour viols, viols en réunion, traite d’êtres humains en bande organisée ou proxénétisme aggravé dans l’affaire « French Bukkake ». Un dossier qui expose toute l’industrie française du porno.
Nouveau coup de canif dans le statut, sens du métier abîmé : les réserves des enseignants face au « pacte » que leur propose le ministre de l’éducation nationale sont nombreuses. Elles pourraient même compromettre la mise en œuvre réelle du dispositif à la rentrée. Témoignages.
La cité phocéenne possède 40 kilomètres de côtes, mais s’y rafraîchir n’est pas donné à tout le monde. Manque de transports, mauvais apprentissage de la natation, privatisation du littoral, les habitants des quartiers éloignés de la mer préfèrent souvent rester à la maison.
Jusqu’alors directeur du Confort moderne de Poitiers, Yann Chevallier devait diriger à la fin de l’été le Mains d’Œuvres, un lieu culturel à Saint-Ouen. Visé par une plainte pour viol, il « réfute catégoriquement l’ensemble des allégations à son encontre ».
Une manifestation contre les violences policières, initialement prévue samedi 15 juillet à Paris, a de nouveau été interdite par la préfecture. Réunis au sein d’une coordination, de nombreux collectifs ont raconté leur combat, parfois victorieux, au nom des victimes. À leurs yeux, les autorités veulent empêcher toute expression politique.
Les clichés sur les quartiers populaires persistent dans de nombreuses rédactions françaises et produisent des biais sur le traitement médiatique des banlieues. Beaucoup de journalistes le déplorent, mais se gardent de le dire par crainte d’être brocardés ou de se voir reprocher un manque de neutralité.
Après la mort du jeune Nahel, Mediapart a analysé le JT du 20 heures de France 2 pendant une semaine. Résultat : des reportages essentiellement axés sur les violences, laissant peu de place aux questionnements sur les causes des révoltes.
L’ancienne porte-parole de LR vient d’être nommée préfète déléguée en Gironde, chargée de la cohésion sociale, de la lutte contre les discriminations et de l’intégration des étrangers. Deux semaines après les révoltes urbaines, Emmanuel Macron a choisi une figure de la droite la plus dure, qui dépeint les quartiers populaires comme des « zones de non-droit » où l’on vivrait « comme au Maghreb ».
Pour le sociologue Vincent-Arnaud Chappe, spécialiste des discriminations dans le monde du travail, les moments de crise, comme la mort de Nahel, favorisent l’expression de propos racistes, y compris dans des espaces « sanctuarisés » comme les entreprises.
Dans les entreprises, ces derniers jours, une parole raciste s’est libérée. Pour les travailleurs qui ont répondu à l’appel à témoignages de Mediapart, c’est « un enfer » difficile à vivre et une prise de conscience parfois douloureuse des opinions des collègues.
« La langue française va très bien, merci », a lancé le collectif des Linguistes atterrées, en mai dernier, dans un essai percutant. Après une énième polémique sur le niveau en orthographe au bac, Mediapart s’est entretenu avec l’un des signataires, le Belge Arnaud Hoedt, autour de la passion française pour un simple « code graphique ».