Les enquêteurs anticorruption procèdent depuis mardi matin à plusieurs perquisitions dans le cadre de l’affaire du fonds Marianne. Les domiciles du préfet Christian Gravel et du journaliste Mohamed Sifaoui, principal bénéficiaire du programme de financement lancé par Marlène Schiappa, sont notamment concernés.
Confronté à la persistance de manquements majeurs dans la prise en charge des enfants, que Mediapart avait révélés dès juin 2020, l’institut médico-éducatif départemental a été placé lundi en « cessation définitive d’activité » par l’agence régionale de santé.
Dix mois après nos premières révélations, la victime du chantage à la sextape de Saint-Étienne, Gilles Artigues, prend pour la première fois la parole dans notre enquête vidéo. Accompagné de sa femme et de ses enfants, il raconte les huit années de calvaire durant lesquelles le maire et son clan l’ont tenu « en laisse ». Une opération sordide et homophobe montée avec de l’argent public.
Le tribunal administratif de Paris examinait ce lundi une demande de retrait de l’agrément d’Anticor déposée par deux de ses anciens membres. L’association dérange surtout de puissants intérêts.
Principal bénéficiaire du fonds Marianne, Mohamed Sifaoui a été privilégié par les équipes de Marlène Schiappa. Pourtant, cet expert autoproclamé de la lutte contre l’islamisme suscite les polémiques depuis vingt ans. Jusqu’à être à l’origine de deux erreurs judiciaires.
Quand ils ont compris que l’assaillant de l’attaque d’Annecy était originaire du même pays qu’eux, bon nombre de réfugiés syriens ont craint qu’on ne les rende responsables du drame par ricochet. Depuis qu’ils sont installés en France, ils observent, inquiets, les expressions quotidiennes de l’extrême droite.
L’attaque de six personnes, dont quatre enfants, par un réfugié syrien à Annecy a libéré la parole raciste. Ciblée, la Ligue des droits de l’homme est contrainte d’annuler son prochain événement. Le maire écologiste François Astorg, également menacé parce que métis, annonce à Mediapart qu’il a porté plainte.
Selon nos informations, le parquet de Paris, alerté par la Commission nationale des comptes de campagne, s’intéresse au microparti de Bruno Le Maire. En cause : des dettes non payées à des prestataires, qui pourraient de fait être assimilées à des dons illégaux. Un rien problématique pour un ministre de l’économie et des finances.
Alors que le lipœdème, aussi appelé « maladie des jambes poteaux », est reconnu par l’OMS depuis 2018, l’Assurance maladie impose un parcours du combattant aux malades, essentiellement des femmes, au risque de leur santé physique et mentale.
Depuis 2017, une poignée de personnalités proches de Manuel Valls ont travaillé leurs réseaux au cœur du pouvoir. Se rapprochant peu à peu du chef de l’État, elles ont participé à plusieurs opérations du gouvernement et ont fini par imposer leur vision de la société en général et de la laïcité en particulier.
L’assaillant de l’attaque au couteau d’Annecy a été mis en examen pour « tentatives d’assassinats » et « rébellion avec armes ». Pour l’heure, ses motivations restent sans explication. Depuis quelques mois, ce réfugié syrien chrétien venu de Suède passait ses nuits dans une rue du centre-ville et ses journées près du lac. De nombreux témoins décrivent un homme marginalisé, « calme » et « discret ».
Si le rectorat livre un rapport qui tance l’institution privée après des actes de censure LGBTphobes et contre le biopic sur Simone Veil, le contrat liant l’établissement à l’État n’est pas menacé. Les propos du proviseur concernant l’homosexualité sont en revanche signalés à la justice.
Faisant désormais profil bas, vendredi à l’ouverture de son second procès, l’ancien homme de confiance d’Emmanuel Macron reconnaît avoir commis plusieurs délits qui lui sont reprochés. Mais pas les violences du 1er mai 2018.
Cinq antifascistes italiens ont été arrêtés mardi 6 juin. Ils avaient participé à la manifestation en hommage à Clément Méric et risquent l’expulsion. Avant eux, un Suisse, une Allemande et un Belge ont subi le même sort, avant d’être placés en rétention et renvoyés dans leur pays.
Une femme de 65 ans avait été malmenée par un opérateur du Samu et avait attendu plus d’une heure les secours avant de décéder. L’hôpital de Meaux venait de la laisser sortir malgré de mauvais résultats d’analyses cardiaques. Pourtant, l’ARS d’Île-de-France juge sa prise en charge « conforme ».
Inflation des candidatures, surcharge de travail, et des étudiants qui risquent quand même de finir sur le carreau. La plateforme « Mon master » parachève un processus accru de sélection à l’université, qui rentre en collision avec l’idéal longtemps poursuivi de démocratiser au maximum le savoir.