À la veille du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, l’élu du Bas-Rhin est l’un des rares membres du camp présidentiel à refuser de glisser un bulletin Rassemblement national dans l’urne. Le parti d’extrême droite pourrait décrocher deux vice-présidences grâce aux voix des macronistes.
Dans un livre édifiant, le sociologue Hugo Touzet pointe l’imbrication des instituts de sondage avec des médias dont les propriétaires revendiquent l’idéologie de l’extrême droite, et la part que prennent les « politologues » au cadrage droitier du débat public. Une résistible dérive, à condition d’enrayer cette mécanique.
L’ancien président de la République a été largement soutenu par son ancienne famille politique après sa condamnation. La droite traditionnelle, qu’il a méthodiquement détruite ces dernières années, ferait mieux de se souvenir de sa responsabilité dans la délégitimation de l’État de droit et la banalisation de l’extrême droite.
À droite et à l’extrême droite, l’effroi et l’indignation ont dominé après la condamnation de l’ancien président, amplifiés par les chaînes d’information en continu. La gauche, elle, a salué le travail de la justice, promettant de s’emparer des dysfonctionnements qui ont permis une telle affaire.
Entre les journalistes, la victime, les prévenus et leurs entourages, des associations, mais aussi de nombreux habitants de Saint-Étienne, suivent les audiences du procès de l’édile, qui se tient à Lyon. « On a besoin d’en comprendre un peu plus », résume une citoyenne.
Le tribunal judiciaire a rendu jeudi sa décision dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’État a notamment été condamné à cinq ans de prison, avec mandat de dépôt à effet différé, pour association de malfaiteurs. Récit en direct avec les journalistes de Mediapart sur place.
En quête de nouveaux modèles, une partie de la presse française a jeté son dévolu sur la première ministre italienne. En construisant le mythe d’une Giorgia Meloni en pleine réussite économique et en effaçant son héritage post-fasciste, elle encourage la bascule vers l’extrême droite.
En deux semaines, l’influenceur états-unien d’extrême droite assassiné est devenu le martyr des droites mondiales. Qui était-il vraiment ? Comment sa mort a-t-elle été instrumentalisée par l’extrême droite ? Notre émission, avec Cole Stangler, Sylvie Laurent et Fabien Escalona.
Le député d’extrême droite Franck Allisio a participé au dîner du Crif de Marseille, invité par un membre de la communauté qui a ensuite rallié sa campagne municipale. L’institution parle d’une « erreur accidentelle », alors que l’un de ses vice-présidents locaux a aussi participé à la rentrée de la fédération départementale du RN.
Assumant sa filiation avec l’ancien premier ministre Pierre Messmer, le chef du gouvernement défend une même vision de la nation et de son (ex-)empire. Pour lui, la France doit encore assumer son « fardeau » en Afrique, et doit tout faire pour conserver ses territoires ultramarins.
Le ministère public demande le renvoi devant la cour criminelle de l’Eure de Johan Auvray, mis en examen pour viol aggravé. Adjoint au maire de Vernon, fief de Sébastien Lecornu dont il est un proche, il a conservé ses différents mandats jusqu’ici, alors qu’il est mis en cause depuis 2022.
Malgré les intimidations de Bruno Retailleau, plusieurs communes françaises ont déployé un drapeau sur leur fronton en hommage à la reconnaissance de la Palestine. Les élus de gauche dénoncent « une instrumentalisation de l’État » par le ministre de l’intérieur démissionnaire.
Des perquisitions ont eu lieu lundi 22 septembre au matin aux sièges du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, deux institutions présidées par Martine Vassal. Le domicile de son ancien directeur des affaires internationales a également reçu la visite des enquêteurs.
L’ancien Défenseur des droits appelle le camp présidentiel à lâcher une partie du pouvoir, afin de construire une majorité relative de gouvernement. Redoutant une victoire de l’extrême droite en cas de nouvelles élections anticipées, il déplore que la droite n’ait plus rien à proposer qu’une course de fond avec le RN.
Après avoir promis durant des années de franchir le pas « le moment venu », la France va reconnaître l’État de Palestine, lundi 22 septembre à New York. L’aboutissement d’une longue hésitation d’Emmanuel Macron et une victoire au goût amer pour la cause palestinienne.
La reconnaissance par la France de la Palestine est une étape nécessaire. Mais en l’absence de mesures fortes de rétorsion contre Israël, elle restera lettre morte. En n’empêchant en rien la guerre génocidaire de se poursuivre, elle laisse patente la question de la responsabilité, et donc de la complicité de Paris.