Dans ces deux bastions du PS, du passé il a été fait table rase. Comment réagissent les différentes gauches dans ces villes alors que des candidats de La France insoumise sont parvenus au second tour ?
Face au raz-de-marée de La République en marche et aux candidats LR ou PS « Macron-compatibles », droite et gauche peinent à définir leurs futures marges de manœuvre. L’exécutif assure que le futur groupe LREM jouera aussi les « contre-pouvoirs ».
À trois jours du second tour, les futures oppositions de droite et du PS s’inquiètent des conséquences d’une majorité trop absolue pour La République en marche et en appellent au système proportionnel. Décidément, la sagesse vient en perdant…
Mediapart a épluché les profils des 1 155 candidats qualifiés pour le second tour des élections législatives. Verdict : si la féminisation, le rajeunissement et le renouvellement du Palais-Bourbon sont plutôt en bonne voie, l’étroitesse des origines socioprofessionnelles sur ses bancs va bel et bien perdurer.
Arrivé en tête dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot engrange sur la seule étiquette frontiste dans cette terre en grandes difficultés économiques et sociales. Mais le vice-président du FN pèche par manque de travail et peine à imposer sa propre marque. Portrait d’un candidat dans l’ombre de Marine Le Pen.
La défaite du PS, d’une ampleur massive, signe son effondrement en tant que grand parti de gouvernement. Les rares précédents comparables dans l’histoire des démocraties occidentales ne lui laissent guère espérer la reconquête de ce statut perdu.
Avant même le second tour, le PS est assuré de subir la plus grosse défaite de son histoire. Balayé avec 7 % des voix, il va devoir ferrailler pour conserver un groupe dimanche prochain. De nombreux dirigeants sont déjà battus, dont Jean-Christophe Cambadélis ou Benoît Hamon.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qualifie environ 75 candidats pour le second tour des législatives. L’abstention, très élevée, lui coûte cher, alors qu’il s’était enorgueilli d’avoir ramené les citoyens aux urnes.
Derrière le score écrasant de Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, le Front national réalise une contre-performance : 13,2 % des voix (moins qu’en 2012).
De Lille à Marseille, dans des bureaux de vote partout en France, des journalistes de Mediapart ont rencontré d'anciens électeurs socialistes désemparés. Certains ont tenu à maintenir leur vote historique, mais la plupart ont rejoint LREM. Sans scrupules.
L'alliance LREM-MoDem devrait rafler une très large majorité absolue à l'Assemblée (plus de 400 sièges possibles). Le scrutin est marqué par une abstention record, à plus de 50 %. La gauche a quasiment disparu, la droite et le FN sont en net recul. Retrouvez le récit de la journée de vote et de la soirée de résultats.
Dans la première circonscription de l’Eure, Coumba Dioukhané, la candidate officiellement investie par LR et l’UDI, se retrouve bien seule. La quasi-totalité des militants et des élus de son parti fait campagne pour son adversaire Bruno Le Maire, nouveau ministre de l’économie d’Emmanuel Macron.
À l’occasion des législatives, la deuxième ville d’Île-de-France est de nouveau le théâtre de la guerre que se livrent depuis des années le député Thierry Solère et le maire Pierre-Christophe Baguet. Avec une équation supplémentaire, le premier se voulant « Macron compatible », le second tenant de la « vraie droite ». Un cas d’espèce du mouvement plus profond qui divise actuellement les élus LR.
Un candidat du parti communiste, une candidate de La France insoumise, un candidat et député sortant du Mouvement républicain et citoyen s’affrontent dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, au risque de provoquer « l’élection d’un député macroniste sur un territoire historiquement ancré à gauche ». En bonus, une histoire en images de la banlieue rouge, commentée par l’historien Emmanuel Bellanger.
D'après nos informations, Charles Van Houtte, pilier du système frontiste au Parlement européen, a été perquisitionné vendredi dans le cadre de l'enquête sur les emplois fictifs présumés. Mediapart et Marianne ont enquêté sur ce discret comptable belge, administrateur du groupe du FN au Parlement, devenu l'homme de confiance de Marine Le Pen à Bruxelles.
L’affaire Ferrand soumet Emmanuel Macron à une double pression. Un, comment parler de moralisation dans le climat de cette affaire ? Deux, si l’atmosphère devenait irrespirable, comment couper une tête sans l’offrir à ceux qui la réclament ?