Plus de 90 % de son enveloppe sur trois ans : l'ex-sénateur Gérard Collomb, devenu ministre de l'intérieur, s’est montré généreux à l’égard des maires sans étiquette et centristes qui soutiennent le (toujours) président du Grand Lyon… Gérard Collomb.
François Bayrou et Marielle de Sarnez ont annoncé mercredi matin qu’ils quittaient le gouvernement. Le départ de Sylvie Goulard du ministère de la défense, en raison de l’enquête préliminaire visant le MoDem, a jeté une lumière crue sur la situation « intenable » dans laquelle se trouvait le ministre de la justice… inquiété par la justice. Un remaniement ministériel est attendu dans la journée de mercredi.
L’Insee se félicite de la reprise de la croissance « solide » en France en 2017. Mais si, à 1,6 %, elle pourrait être la plus solide depuis 2011, les fondamentaux de l’économie française demeurent faibles et fragiles. Et la politique envisagée par le pouvoir ne semble pas de nature à inverser la tendance.
La nouvelle Assemblée nationale est plus jeune, plus ouverte et plus féminisée. Mais elle reste socialement élitiste, à l’image du groupe majoritaire de La République en marche.
Avec 30 députés, les socialistes pourront former un groupe, mais il s’agit du plus mauvais résultat de leur histoire. Plusieurs figures du quinquennat sont battues, comme Myriam El Khomri, Najat Vallaud-Belkacem ou Jean-Jacques Urvoas. À Évry, le résultat de Manuel Valls est contesté.
Record d'abstention, France des métropoles contre France périphérique… En première partie de soirée électorale, Mediapart a invité trois chercheurs (politologue, géographe, sociologue) qui regardent les comportements électoraux au plus près des territoires.
Dans ces deux bastions du PS, du passé il a été fait table rase. Comment réagissent les différentes gauches dans ces villes alors que des candidats de La France insoumise sont parvenus au second tour ?
Face au raz-de-marée de La République en marche et aux candidats LR ou PS « Macron-compatibles », droite et gauche peinent à définir leurs futures marges de manœuvre. L’exécutif assure que le futur groupe LREM jouera aussi les « contre-pouvoirs ».
À trois jours du second tour, les futures oppositions de droite et du PS s’inquiètent des conséquences d’une majorité trop absolue pour La République en marche et en appellent au système proportionnel. Décidément, la sagesse vient en perdant…
Mediapart a épluché les profils des 1 155 candidats qualifiés pour le second tour des élections législatives. Verdict : si la féminisation, le rajeunissement et le renouvellement du Palais-Bourbon sont plutôt en bonne voie, l’étroitesse des origines socioprofessionnelles sur ses bancs va bel et bien perdurer.
Arrivé en tête dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot engrange sur la seule étiquette frontiste dans cette terre en grandes difficultés économiques et sociales. Mais le vice-président du FN pèche par manque de travail et peine à imposer sa propre marque. Portrait d’un candidat dans l’ombre de Marine Le Pen.
La défaite du PS, d’une ampleur massive, signe son effondrement en tant que grand parti de gouvernement. Les rares précédents comparables dans l’histoire des démocraties occidentales ne lui laissent guère espérer la reconquête de ce statut perdu.
Avant même le second tour, le PS est assuré de subir la plus grosse défaite de son histoire. Balayé avec 7 % des voix, il va devoir ferrailler pour conserver un groupe dimanche prochain. De nombreux dirigeants sont déjà battus, dont Jean-Christophe Cambadélis ou Benoît Hamon.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qualifie environ 75 candidats pour le second tour des législatives. L’abstention, très élevée, lui coûte cher, alors qu’il s’était enorgueilli d’avoir ramené les citoyens aux urnes.
Derrière le score écrasant de Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, le Front national réalise une contre-performance : 13,2 % des voix (moins qu’en 2012).
De Lille à Marseille, dans des bureaux de vote partout en France, des journalistes de Mediapart ont rencontré d'anciens électeurs socialistes désemparés. Certains ont tenu à maintenir leur vote historique, mais la plupart ont rejoint LREM. Sans scrupules.