Pour son premier grand rendez-vous depuis la séquence électorale, ce dernier week-end d'août à Marseille, le mouvement veut affirmer son implantation. L'occasion de sensibiliser les membres aux actions qui se veulent concrètes et utiles, surtout dans les quartiers populaires.
Atomisée depuis la victoire d’Emmanuel Macron, la droite fait sa rentrée en ordre dispersé. Derrière les discours sur la nécessaire refondation du parti LR pointent déjà les ambitions des uns et des autres pour en prendre le contrôle en décembre prochain. Le coup d’envoi est donné par les Jeunes Républicains, réunis au Touquet les 26 et 27 août.
Mercredi 16 août, les statuts d’En Marche! ont été adoptés avec 90 % des suffrages. De cette consultation riche en rebondissements a émergé une fronde sur la question du fonctionnement du parti. Elle provient de ceux qui pensaient qu’une fois la victoire acquise, le retour à un fonctionnement démocratique serait de mise. LREM n’envisage pas de leur permettre une quelconque expression en interne.
Emmanuel Macron a déposé plainte contre un photographe de presse pour « harcèlement » et « atteinte à la vie privée ». Outre le déséquilibre des forces entre un président de la République, intouchable pénalement, et un paparazzi, le chef de l’État semble surtout désireux de verrouiller le contrôle de son image.
Ancienne ministre de la fonction publique de François Hollande, l’ex-députée du Finistère dresse pour Mediapart le bilan d’un quinquennat qui aura vu mourir le PS. Le parti « a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle depuis longtemps déjà », estime-t-elle, et tout est à reconstruire.
Le député communiste, pour son premier mandat, a mené la fronde de son groupe parlementaire contre la réforme du code du travail qu'il juge indéfendable. Il veut croire à la constitution d'un front commun des gauches à l'Assemblée.
Plusieurs Alliances françaises sont en rébellion contre leur siège parisien et son président, Jérôme Clément. L’ancien patron d’Arte polarise les critiques : management autoritaire, manque de vision, gestion financière hasardeuse. Il se défend et se dit soutenu par le gouvernement.
Le Conseil constitutionnel estime que l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe (CETA) est conforme à la constitution. Plus que le rejet en lui-même, ce sont ses arguments qui posent question. Pris dans une dérive libérale, il érige une nouvelle fois la liberté d’entreprendre comme principe cardinal de notre constitution, l’emportant sur toutes les autres libertés publiques.
Le samedi 29 juillet était, paraît-il, « le jour de la libération fiscale ». Une campagne faite pour imposer l’idée que depuis le 1er janvier « les Français » ne travaillent pas « pour eux » mais « pour l’État ». Comme si « l’État » n’était pas les Français.
Les militants d’En Marche! se prononcent sur les statuts de leur futur parti. Comités locaux sans pouvoir, direction ultra-puissante : le parti, où l'absence de démocratie est assumée, s'annonce très centralisé. Des militants attaquent les textes en justice.
L'image de la ministre du travail est à nouveau dégradée par la révélation d'une plus-value de plus d'un million d'euros grâce à la vente de ses stock-options en 2013, quand elle était DRH de Danone.
Jadis « responsable Afrique » à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, elle est aujourd’hui élue députée avec le soutien du Front national et de Debout la France. Un parcours atypique qui laisse pantois ceux qui ont connu au fil de ses pérégrinations cette juriste devenue journaliste, défenseure d’une liberté d’expression à tout crin et désormais figure de proue de l’union des droites radicales.
À défaut de droit d'inventaire, le député PS Boris Vallaud souhaite mener un diagnostic critique pour refonder sa famille politique. L'ancien conseiller de Montebourg puis Hollande, et camarade de promo de Macron à l'Ena, entame sa mue en s’attaquant à la réforme du code du travail.
En effectif réduit, les cabinets ministériels travaillent désormais en étroite relation avec une administration qu’Emmanuel Macron entend façonner à sa main. Parité, diversité, cursus, parcours politique et professionnel… Malgré les promesses de renouvellement, les personnages de l’ombre du gouvernement ressemblent à tous ceux qui les ont précédés.
L’industriel et sénateur LR, condamné pour « blanchiment de fraude fiscale », a envisagé de se présenter aux sénatoriales sous les couleurs de LREM. Il s’est vu opposer une fin de non-recevoir : « Ne correspond pas à nos critères. » Finalement, il ne sera pas candidat.
Le scandale des indemnités illégales perçues par des parlementaires ne porte pas que sur la Caisse des dépôts et consignations. La CNIL est tout autant concernée, de même que Radio France. Mediapart interpelle les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.