D’ici à la fin novembre, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon aura terminé son processus de convention. Des synthèses de propositions d’Insoumis sont déjà rédigées insistant sur les modes d’actions sur le terrain et les outils pour mieux fédérer cet objet politique encore inédit.
En meeting « contre les ordonnances et les politiques de Macron » jeudi soir, des représentants de sept formations politiques de gauche, de l'intersyndicale et du DAL, ont tenté l’union.
Au contraire de Marine Le Pen, qui a plaidé jeudi soir sur France 2 pour une nouvelle approche de l'Europe et de l'euro, les eurodéputés frontistes contactés par Mediapart nient un quelconque changement de programme. Sur la méthode, tout sera fait pour cacher sous le tapis les sujets qui ont pu fâcher leurs électeurs potentiels, la sortie de l'euro en tête.
Cinq ans après la reconnaissance officielle par François Hollande de la répression de la manifestation pacifique d’Algériens à Paris, le 17 octobre 1961, Emmanuel Macron, qui avait promis des « actes forts » durant sa campagne, n’a pas profité de cette date pour réaffirmer la position de la France.
Un congrès des DRH de grands groupes français se tenait jeudi à Paris, dans le bois de Boulogne. La ministre du travail Muriel Pénicaud y était attendue. Environ deux cents manifestants ont tenté de le perturber. Certains dans le calme, d'autres par la force. Résultat: trois voitures incendiées, 41 personnes interpellées. Et la ministre n'a finalement pas fait le déplacement.
De l’Europe à l’Océanie, la social-démocratie vient de subir une nouvelle série de défaites. Parmi les tentatives de reconversion vers la gauche, celle que mène Corbyn à la tête du Labour est la plus avancée.
Après Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, Bruno Retailleau indique à son tour qu’il ne participera finalement pas à la rentrée de Sens commun, émanation politique de La Manif pour tous qui n’exclut pas de travailler avec des personnalités issues du FN, comme Marion Maréchal-Le Pen.
Laminé aux dernières élections, le parti écologiste planche jusqu’à la fin de l’année sur un nouveau mouvement, plus large, plus ouvert aux ONG, et opérationnel fin 2018. « On n’est pas encore aux fondations, pour l’instant on fait les plans », explique un cadre.
À deux jours de la clôture du dépôt des candidatures pour la présidence du parti de droite Les Républicains, le scénario tourne autour d’un personnage unique, Laurent Wauquiez, très à droite, et de quelques figurants incertains, à peu près tous sur la même ligne.
Tout occupé à faire éclater les clivages partisans, Emmanuel Macron semble avoir oublié que, dans l’expression « et de droite et de gauche », figure le mot « gauche ». Le gouvernement veut corriger le tir.
Numéro 2 de sa liste aux élections sénatoriales de 2014, Claudine Kauffmann vient de remplacer David Rachline. Mise à pied par son parti pour des publications Facebook comparant les migrants à l'envahisseur nazi, elle accuse ses collègues de la région Paca de tenter de l'empêcher de siéger.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de mieux organiser ses groupes d'appui et lance un processus de consultation avant une convention prévue fin novembre. La direction, aujourd'hui non élue, va rester en place, et veut s'appuyer sur les 17 députés élus en juin. Mais des militants s'interrogent sur la démocratie interne.
Après les « illettrées », les « fainéants » et « les gens qui ne sont rien », le président suscite la polémique en s’en prenant à ceux qui « foutent le bordel ». Malgré les exégèses de l’Élysée, ses « petites phrases » façonnent une image dont il aura du mal à se départir.
Mediapart a eu accès à des documents qui montrent « l'absence totale ou quasi totale » de travail au parlement d'une partie des collaborateurs d'eurodéputés FN « et, au contraire, un travail effectué au profit du Front national ». Révélations.
Concentré sur l’exécution de la feuille de route du président de la République, Édouard Philippe ne se risque pas à emprunter des chemins de traverse. En remplissant sa fonction à la lettre, telle que définie par la Constitution, le premier ministre s’épargne des tensions avec Emmanuel Macron. Mais le chef de l’État se prive ainsi d’un pare-feu politique.
En pleine campagne présidentielle, le trésorier du Front national a été en discussion avec un homme d’affaires spécialisé dans le commerce d’or et de diamants pour obtenir – au moins – un prêt de cinq millions d'euros. L'objectif: financer la campagne de Marine Le Pen.