Une mobilisation nationale contre l'austérité a lieu samedi 15 novembre à Paris et dans une vingtaine d'autres villes. Partis politiques de gauche, syndicats et associations veulent manifester leur rejet de la politique menée par le gouvernement. Objectif : poser le premier jalon d'une alternative pour les prochaines échéances électorales.
Dans une vidéo, le pamphlétaire d’extrême droite et l’humoriste officialisent la création du parti Réconciliation nationale. Ils annoncent « un parti antisystème » en multipliant les commentaires antisémites. Le parti s'expose à une procédure de dissolution.
Saisie par le premier fédéral de la Nièvre, l'instance éthique du parti socialiste estime que ce serait la meilleure solution « pour respecter à la fois la lettre des statuts du parti et son esprit ».
Après l'annonce de la Suède et le vote du Parlement britannique pour reconnaître l'État de la Palestine, des parlementaires veulent soumettre une résolution à l'Assemblée et au Sénat. Les députés socialistes se prononcent mercredi 12 novembre sur un texte.
Les militants UMP se sont déplacés en nombre aux meetings que Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy ont tenus cette semaine à Paris. L’occasion de les interroger sur ces deux candidats qui briguent la présidence du parti et ne ménagent pas leurs efforts pour courtiser les derniers indécis.
Les chefs d’État ne sont plus tout à fait humains. Comme les hubots (moitié humains, moitié robots) de la série d’Arte Real Humans, ils ont besoin de se recharger en cours de mandat par toutes sortes d’actions symboliques et de performances. La télévision est faite pour ça ; elle leur offre ses millions d’écrans comme autant de bornes de rechargement. À mi-mandat et à 12 % de popularité, François Hollande avait un besoin urgent de se recharger. Il s’est donc rendu sur TF1...
C’est son premier manifestant mort depuis Guy Mollet, mais le pouvoir socialiste préfère regarder ailleurs et se réfugier derrière la défense de l'« ordre républicain » et la dénonciation des « casseurs ». Sous le choc, la gauche non-gouvernementale sort peu à peu de sa sidération.
Le 22 novembre, le GUD organise à Paris un « congrès européen » des groupuscules néofascistes avec pour invités d’honneur les Grecs d’Aube dorée. Co-organisateurs de l’événement, les Italiens de CasaPound se sont mis au service du réseau de Frédéric Chatillon, conseiller officieux de Marine Le Pen, qui vient de s’installer à Rome.
L'ancien président veut liquider l'UMP d'ici quelques mois pour créer un nouveau parti capable de le pousser jusqu'aux portes de l'Élysée en 2017. Sous couvert de « rassembler » sa famille politique, il renoue avec le culte du chef si cher à la droite bonapartiste et se réserve une place de choix, au-dessus de la mêlée, loin du brouhaha médiatique et des considérations administratives.
Après la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive qu'avaient lancée les gendarmes, le conseil général du Tarn a décidé d'attendre avant de se prononcer sur le sort du barrage de Sivens. Dans ce fief PS, Thierry Carcenac, président du conseil général, élu depuis près de quarante ans, cumulard et ayant exercé à peu près tous les mandats qu'offre la République, fontionne en vase clos. L'affaire du barrage est l'illustration tragique de la lente dérive d'un socialisme gestionnaire, conduit par des notables enferrés dans leurs certitudes.
Selon nos évaluations, sur la base des documents annexés au budget pour 2015, Manuel Valls a majoré en moyenne de 1 019 euros par mois les rémunérations de ses conseillers, soit une hausse de plus de 10 % par rapport à 2012. Preuve que, pour le premier ministre, l'austérité salariale est la règle sauf... à Matignon !
Après Robert Ménard à Béziers, c’est au tour de la délégation UMP de Grande-Bretagne d’assurer la promotion du polémiste et de son livre, Le Suicide français. Rencontre et séance de dédicaces sont organisées le 4 novembre, à Londres.
Le tribunal administratif de Strasbourg a confirmé le rejet des comptes de campagne du maire FN d'Hayange, Fabien Engelmann, conseiller social de Marine Le Pen. Il risque de un à trois ans d'inéligibilité. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.
L'ex-chef de l'État poursuit sa tournée dans le sud-est de la France, à la rencontre du noyau dur des militants UMP qui le sacreront sans nul doute président du parti en novembre. L'occasion pour lui de se détendre « en famille » et d'aborder sans complexe l'un de ses sujets de prédilection : l'immigration. Sans son ancien conseiller Patrick Buisson, mais toujours avec ses accents d'ultra-droitisation.
Alors que les implorations à changer de cap se heurtent toujours aux mêmes fins de non-recevoir de la part de l’exécutif, et que la fronde marque le pas à l’assemblée, les socialistes critiques de la politique gouvernementale n’ont en réalité plus que le congrès pour faire entendre leurs voix. Même si celui-ci pourrait avoir lieu dans plus d’un an. Voyage au pays de l’incertitude.
Valls ou la faiblesse du caporalisme comme ligne politique: le premier ministre ne veut pas d'un débat à l'heure où il entend, seul, en finir avec la « gauche passéiste ». Sur Mediapart, nous lançons ce débat en publiant trois textes d'Aurélie Filippetti, Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon.