Il ne manquait qu'elle!, est-on tenté d'écrire, dans la chronique de cette descente aux enfers que nous inflige François Hollande. Car au-delà du vaudeville bourgeois, l'écho du livre de Valérie Trierweiler avec l'actualité nous conduit à des questions politiques majeures sur la brutalité du virage néolibéral d'un pouvoir plus monarchique que jamais.
Rattrapé par ses factures de campagne, réglées en partie par son adjointe, contrairement à ce que prévoit la loi, le maire FN d’Hayange voit sa défense s’effondrer. Dans un enregistrement daté du 21 août, dont Mediapart publie le verbatim, Fabien Engelmann explique que son mandataire financier n’avait « pas assez d'argent sur son compte » et que son adjointe a donc « payé une partie » des dépenses d'imprimerie. « C'était convenu comme ça », lui rappelle-t-il.
La première adjointe de Fabien Engelmann, maire FN d'Hayange et conseiller de Marine Le Pen, a payé pendant la campagne municipale des factures qu'elle n'aurait pas dû régler. Le maire risque un rejet de ses comptes de campagne et une peine d'inéligibilité. La direction du FN était informée depuis la mi-août. Mediapart publie les documents.
Notre partenariat avec l'émission Les Pieds sur Terre, de France Culture, continue cette rentrée. Chaque mois, nous nous rendrons alternativement à Fréjus et Villers-Cotterêts pour raconter concrètement comment le Front national gère ces villes. Pour ce premier épisode, direction Fréjus, où la mairie a décidé de réduire les subventions des centres sociaux.
Le premier secrétaire du PS a réussi, tant bien que mal, à canaliser les désaccords et mécontentements militants à La Rochelle. Mais il évolue sur une difficile ligne de crête, entre soutien critique au gouvernement et restructuration en profondeur d’un appareil socialiste fragilisé tandis que la question d'un congrès reste entière.
L'exaspération militante était palpable lors de la clôture de l'université du PS de La Rochelle. Les sifflets et demandes de gauche se sont atténués à mesure que le premier ministre a modéré son propos.
La deuxième journée des universités d’été du PS a donné lieu à l’expression des multiples désaccords avec le « tournant libéral » du pouvoir. Mais les rébellions restent sporadiques, et pour l'instant désordonnées, des « frondeurs » à Christiane Taubira, en passant par les anciens ministres débarqués et les autres partis de gauche.
Le changement de gouvernement et l’orientation libérale défendue par Valls, comme la menace implicite de dissolution brandie par l’exécutif, placent les socialistes critiques dans une impasse dont ils ont du mal à se sortir. Comment attaquer la forteresse institutionnelle? Surtout quand le pouvoir annonce son intention de recourir aux ordonnances.
Social-libéral, social-démocrate, socialiste: les ministres du gouvernement Valls ne savent plus comment ils s’appellent, et plus vraiment où ils habitent. Deux ans et demi après la victoire de François Hollande, ils en sont à devoir prouver leur appartenance à la gauche et à aligner de confuses explications.
Une tribune de 200 députés socialistes appelle au « rassemblement » derrière Hollande. Un soutien massif. Sauf que des élus ont signé bien avant le remaniement, dès le début août, et assurent qu'elle ne vaut pas « blanc-seing » au tournant social-libéral que vient d'opérer l'exécutif.
Souvenirs de sa guerre contre Copé, candidatures de Sarkozy et de Juppé, incohérences politiques… La route qu’entend suivre «sans dévier» François Fillon jusqu’à la présidentielle de 2017 est loin d'être tranquille. Pour éviter d'être mis hors course, l'ancien premier ministre mise surtout sur les idées. Mais pour ses adversaires, il est déjà trop tard.
La conquête par le FN de onze villes a donné lieu à la création de sociétés qui voient là l'opportunité de nombreux marchés. À Fréjus (Var), plus grande ville frontiste, plusieurs entrepreneurs liés au FN ou à la nébuleuse du GUD ont déjà remporté des contrats.
Un an après la réunion des « Amis de Nicolas Sarkozy » à Arcachon, une opposante municipale dépose plainte contre la ville, dirigée par un proche de l'ancien président. L'élue s'interroge sur les frais engagés par la municipalité à cette occasion. En janvier, Mediapart avait révélé que ce rassemblement avait été en partie pris en charge par la collectivité.
Le nouveau ministre de l’économie, ancien conseiller de Hollande, est un ardent défenseur d’une rénovation profonde des théories de la gauche. «L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est», estime-t-il. Verbatim d'un entretien réalisé il y a un an.
Lieutenant de Martine Aubry, le député est un des animateurs de la contestation parlementaire contre le gouvernement. Il juge que l'équipe «Valls-II» ne «reflète pas la majorité qui a élu François Hollande en juin 2012» et appelle à un congrès rapide du PS.