Depuis qu’il est à l’Élysée, François Hollande a presque autant déçu sur la scène internationale qu’en matière de politique intérieure. Il donne le sentiment d’un pouvoir qui dirige et décide au fil de l’eau, cédant aux sirènes souvent réactionnaires de l’air du temps.
Acter « la mort » de l'UMP pour imposer la nécessité d'un sauveur. Telle est la stratégie adoptée par les fidèles de Nicolas Sarkozy en attendant son retour. Malgré la crise sans précédent que traverse le parti, nombreux sont ceux, au sein de l'opposition, à miser sur la solidité de sa base militante et de son maillage électoral pour éviter ce scénario.
Les députés ont commencé d’examiner mercredi la future carte des régions, élaborée à la hâte sous la pression du chef de l’État. La discussion va durer des mois. Hollande en fait un symbole de sa volonté modernisatrice mais le parcours est semé d’embûches.
La direction nationale du PS a décidé de déposer plainte et de mettre sous tutelle la fédération du Gard, où le premier secrétaire et le trésorier s’affrontent judiciairement dans un climat délétère. Le contexte local en dit long sur l’état de déliquescence du parti et la désertion militante…
Dans son rapport sur les comptes 2013 de la présidence de la République publié 15 juillet, la Cour des comptes se réjouit des efforts d'économies engagés par François Hollande. Elle détaille les frais liés au statut de “Première dame” et s'inquiète de la disparition en 2012 d'œuvres et de meubles relevant du Mobilier national.
Alors que l'UMP implose, plusieurs initiatives se lancent pour mener la rénovation, à l’intérieur ou à l’extérieur du parti : clubs structurés derrière un candidat, groupes de travail, reconstitution de réseaux d’experts, dîners de « brainstorming ». Mediapart a rencontré les chevilles ouvrières de ces groupes.
Lors du traditionnel entretien du 14-Juillet, le président de la République a de nouveau justifié son « pacte de responsabilité », avant de promettre des réformes pour la santé, la jeunesse et le grand âge en 2015, avant des réformes de société marquées à gauche à la veille de la présidentielle.
Au lendemain des législatives de 2012, le patron des députés UMP, Christian Jacob, a non seulement utilisé les réserves de son groupe pour voler au secours financier du parti, mais il a aussi octroyé des prêts personnels à deux élus qui venaient de perdre leur siège. Là encore, sans en informer ses troupes.
Ce sont de hauts fonctionnaires, des anciens de la direction des études de l'UMP, d’ex-conseillers élyséens ou de jeunes élus. Face à la crise politique, morale, idéologique et financière de leur parti, ils dressent un état des lieux alarmant et veulent entamer eux-mêmes sa reconstruction.
Le Parlement a autorisé mercredi la désignation pour six ans de l'ancien ministre RPR au poste de Défenseur des droits. Le choix inattendu de François Hollande a été validé, y compris par certains élus de gauche. « On est chez les fous ! » lâche un député PS.
Les députés ont voté ce mardi 8 juillet le « pacte de responsabilité et de solidarité » de François Hollande, qui contient des baisses massives de cotisations sociales pour les entreprises. 35 socialistes se sont abstenus, aucun n’a voté contre. Plusieurs d’entre eux dénoncent le « virage idéologique » de l’exécutif des derniers jours.
Le chef d'état-major particulier du président a été nommé il y a quatre ans par Sarkozy. Son maintien à ce poste très important, en dépit d'un profil très droitier, irrite désormais de nombreux socialistes. « Il est dans une logique de prise de pouvoir sur le cerveau du président », dit-on même au ministère de la défense. Une longévité qui en dit autant sur les pratiques du sarkozysme que sur l'exercice du pouvoir par Hollande, et sur cet homme secret et courtisan.
Les cent premiers jours de Manuel Valls à Matignon révèlent de plus en plus clairement ce que François Hollande n’a pas voulu dire jusque-là : il a opté pour une alternance. Sans nouveau scrutin, sans nouvelle majorité, mais avec une autre assise idéologique que sa campagne de 2012.
Dans une histoire très documentée du Front national, la chercheuse Valérie Igounet démontre la tension permanente entre la volonté de Marine Le Pen de normaliser le parti et sa nécessité de composer avec les racines du parti. Elle met en évidence le « maquillage » mis en place par la présidente du FN.
La deuxième édition de la fête de la Violette, organisée par la Droite forte, a rassemblé samedi 5 juillet les plus fidèles des fidèles sarkozystes. Une journée consacrée à la gloire de l'ancien chef d'État et au dénigrement de la gauche, de la justice, des journalistes... et du reste de la droite.
La discussion sur cette mesure emblématique de la nouvelle politique économique de François Hollande a été vive cette semaine. Le vote, mardi 8 juillet, sera une épreuve de vérité pour le gouvernement et les contestataires socialistes. Instantanés.