Le débat autour d’une supposée sortie du confinement pour des raisons économiques est la pire manière de penser cette époque. C’est un débat entre deux positions conservatrices qui dissimule la vraie question, démocratique.
Un plan européen de soutien de 540 milliards d’euros a été adopté lors de la réunion de l’Eurogroupe du 9 avril. Derrière les chiffres ronflants, ce sont surtout des vieilles recettes éculées. L’Europe est incapable d’articuler une réponse à la hauteur de la crise sanitaire.
La juge des référés de Lille a imposé à une association d’aide à domicile de muscler sérieusement les mesures de prévention contre le Covid-19. Une décision qui intervient alors que les tensions sont fortes entre l’inspection du travail et sa hiérarchie.
Bercy présentera un projet de loi de finances rectificative la semaine prochaine avec un déficit de 7,6 % du PIB, estimation optimiste. Mais le gouvernement n’envisage pas de changer de politique fiscale, laissant présager un dur retour de bâton pour les plus fragiles.
La banque centrale britannique va financer directement le Trésor afin de l’aider à affronter les ravages sanitaires et économiques provoqués par l’épidémie de Covid-19. Un des piliers du néolibéralisme s’effondre.
Gorgée d’aides publiques et longtemps soutenue par la BPI, une PME qui produit du matériel chirurgical utile contre le Covid-19, a été revendue à un fonds d’investissement qui organise le transfert de la production vers l’Inde et des licenciements.
Alors que l’entreprise assure tout mettre en œuvre pour protéger ses salariés face à l’épidémie, l’administration l’a mise en demeure de revoir ses procédures dans quatre de ses six entrepôts. Et plusieurs procès intentés par des syndicats se profilent.
Malgré une réaction rapide de la FED et un plan d’aide massif en apparence, l’économie des États-Unis est touchée par la crise sanitaire. Les conséquences sociales s’annoncent terribles.
Alors qu’un Eurogroupe de crise doit se tenir mardi après-midi, au cours duquel les ministres débattront des instruments de solidarité face aux ravages de l’épidémie, il faut en finir avec l’opacité de ce cénacle sans véritable statut dans les traités européens.
Avec autant d’emplois que d’habitants, la ville vendéenne est classée depuis des années parmi les zones économiques les plus dynamiques de France. Mais depuis quinze jours, du groupe Beneteau au parc du Puy-du-Fou, tout est à l’arrêt.
Ruptures de contrats, faux chômage partiel, congés obligatoires, et même incitation à prendre de la chloroquine : partout en France, quel que soit le secteur, des employeurs s’exonèrent du respect des règles, au détriment de leurs salariés.
Un entretien avec Cédric Durand, économiste à l’université Paris-XIII, qui défend l’idée du développement d’une planification démocratique pour répondre à la crise sanitaire.
L’épidémie de Covid-19 constitue un immense défi pour l’Europe. Pour faire face à cette crise sanitaire inédite, l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran propose de recourir à d’autres instruments hors norme, dont le drone monétaire. Explications.
Le gouvernement de Mark Rutte, et son ministre des finances Wopke Hoekstra en particulier, sont devenus le symbole de l’égoïsme d’une Union vouée à l’éclatement. Mais le débat aux Pays-Bas est plus complexe qu’il n’y paraît.
Depuis des années, l’Italie est l’illustration des dysfonctionnements de la zone euro. Aujourd’hui, la troisième économie européenne est la plus touchée par la crise sanitaire et en appelle à la solidarité. De la réponse de l’Union dépendra la fin ou non de l’Europe.