Courageux mais pas téméraire, Nicolas Sarkozy n'aime pas les conférences de presse ni le journalisme indépendant. Devant des interlocuteurs mal informés ou complaisants, il préfère aligner les affirmations péremptoires, les approximations ou les contrevérités. Son « sauvetage d'Alstom » en 2004, utilisé à satiété jusqu'à aujourd'hui, reste un modèle du genre. Rappel.
Syndicats et salariés s’alarment en Europe. Derrière l’illusion du mot croissance, c’est la fin du modèle social européen que visent tous les projets de gouvernement. Les textes se multiplient pour remettre en cause salaires, conventions collectives, droit du travail.
Si la gauche parvient au pouvoir le 6 mai, elle sera jugée sur sa capacité à mettre fin aux politiques nauséabondes et inégalitaires de l’ère Sarkozy. Mais ses succès ou ses échecs seront liés à sa capacité à penser et dépasser les clivages qui la guettent. Interpellation autour de cinq livres récents. Deuxième épisode : Déconstruire la dette.
Les syndicats et la gauche entre Denfert et Bastille, Nicolas Sarkozy place du Trocadéro, Marine Le Pen à Opéra : ce 1er Mai qui tombe entre les deux tours s'annonce très politique. Les syndicats ne craignent pas de débordements, mais s'attendent à une forte mobilisation et ont musclé leur service d'ordre.
Conflits d’intérêts, mainmise de la finance sur la recherche en économie et les risques de pensée unique ... le livre de Laurent Mauduit, Les Imposteurs de l'économie, fait débattre à Mediapart même. Philippe Riès lui oppose la contradiction.
La dégradation de l’Espagne annonce le retour de la crise dans la zone euro. Alors que l’économie espagnole s’enfonce dans la récession, avec un chômage à plus de 24 %, les mesures d’austérité sont contestées par les économistes. D’autant qu’elles n’apportent aucune solution aux problèmes espagnols.
Mediapart a mené l'enquête sur les pressions et les intimidations dont Nicolas Sarkozy a joué contre le Fonds stratégique d'investissement (FSI) pour qu'il apporte, souvent contre son gré, des millions et des millions d'euros d'argent public à des obligés du Palais ou des hommes d’affaires dont le chef de l'Etat s’était tout bonnement entiché.
Plus fort que le Mediator ! Un traitement de l'ostéoporose inutile et parfois dangereux, fabriqué par Servier, est administré chaque jour à plus de 220 000 patientes françaises et 570 000 en Europe. Enquête sur une remarquable opération de lobbying sur fond de conflits d'intérêts.
La dégradation prochaine par l'agence Moody's des banques européennes pourrait faire au moins une victime, en France, et très vite : un établissement financier dont les actionnaires sont liés à des collectivités locales. En cause, un modèle de financement particulièrement vulnérable et la passivité des autorités devant ce risque très réel de défaillance d'une banque. Explications.
GDF a annoncé jeudi sa décision de facturer à ses clients environ 300 millions d'euros destinés à compenser le gel des prix du gaz au quatrième trimestre 2011. Cette décision du gouvernement Fillon avait été retoquée par le Conseil d'État début juillet. Ça n'empêche pas le groupe d'annoncer un bénéfice net de 2,3 milliards d'euros.
Romain Lecoustre, jeune inspecteur du travail qui s'était pendu en janvier à Arras, est bien mort à cause de son activité professionnelle, selon une commission administrative du ministère du travail.
Pourquoi Nicolas Sarkozy s’en prend-il ainsi aux syndicats et aux « corps intermédiaires » ? Le président sortant a-t-il vraiment un programme social ? Débat
Le Sénat a créé une commission d’enquête sur l’évasion des capitaux hors de France. Mardi, les sénateurs auditionnaient des banquiers le matin, pour qui tout allait bien, des experts des paradis fiscaux et de la fraude l’après-midi. Les uns et les autres ne parlaient pas du même monde. Récit.
La présidente argentine, Cristina Kirchner, a annoncé l'expropriation de la compagnie pétrolière espagnole Repsol, actionnaire majoritaire du producteur local YPF. Tous ceux qui donnent le “miracle argentin” en exemple à l'Europe en crise vont applaudir à ce qui n'est pourtant qu'une nouvelle descente dans la classique spirale péroniste conduisant ce pays dans le mur avec une belle régularité. Parti pris.
Alors que François Hollande propose un petit coup de pouce dès cet été et une hausse modérée chaque année en fonction de la croissance, Jean-Luc Mélenchon promet un Smic à 1 700 euros brut dès mai 2012. Le salaire minimum est (re)devenu une ligne de clivage à gauche. Ce débat en préfigure beaucoup d'autres si François Hollande est élu président dans trois semaines.
L'offensive de François Hollande contre un produit financier lié à la dette française, commercialisé depuis lundi par la société allemande Eurex, continue de provoquer des remous. Que fait l'autorité européenne de régulation ?