À partir de janvier prochain, les bonus des banquiers travaillant dans l'Union seront plafonnés. C'est l'une des mesures phares adoptées par le parlement européen en avril dernier, en réaction à la crise financière qui secoue l'Europe. À la manœuvre, un eurodéputé belge, Philippe Lamberts, désormais considéré comme « l'homme le plus détesté de la City ». Entretien avec cet élu écolo, qui juge sévèrement la réforme des banques conduite en France.
L'ambassadeur du Brésil à l'Organisation mondiale du commerce, Roberto de Azevêdo, a été sélectionné de justesse pour succéder à Pascal Lamy à la direction de l'institution. Un succès pour la très dynamique diplomatie brésilienne, mais certainement pas le meilleur des candidats.
L'instruction judiciaire dans le dossier des suicides à France Télécom touche à sa fin. Le Parisien publie un document « accablant » contre l'ancienne direction : le compte-rendu d'une réunion de cadres dirigeants datant de 2006. L'ex-PDG Didier Lombard y annonce en termes crus l'accélération des restructurations. Un document publié par Mediapart en 2009.
C'est en Europe, en Grèce, que cela s'est passé : des contremaîtres ont tiré sur des travailleurs migrants venus réclamer six mois de salaire. Depuis quelques années, des « immigrés asiatiques sont recrutés dans leur pays d'origine ». « Payés 15 à 20 euros par jour », ils sont régulièrement victimes de violence. Les politiques le savent, mais « la loi du silence » règne, explique Charalambos Kassimis, chercheur en sociologie rurale.
Le gouvernement portugais a annoncé le 3 mai un nouveau paquet de mesures de redressement budgétaire, visant presque exclusivement la fonction publique, en invoquant “l'égalité” de traitement réclamée par le Tribunal constitutionnel.
À son arrivée en novembre 2011 à la tête de la Banque centrale européenne, Mario Draghi avait bousculé la politique monétaire européenne. Dix-huit mois plus tard, il ne peut que constater que ses mesures inattendues n’ont réparé ni l’économie, ni le système bancaire, ni la zone euro. La BCE paraît saisie par le désarroi et l’impuissance.
Nouvel épisode dans l'interminable feuilleton de la SNCM : Bruxelles exige que le transporteur marseillais, à l'histoire économique et sociale “agitée”, rembourse 220 millions d'euros d'aides d'État illicites. Mais le changement, c'est pas maintenant.
Les Echos commentent le rapport sur les aides à la presse rendu public jeudi 2 mai par un groupe d'experts, qui propose l'alignement du taux de TVA de la presse en ligne (19,6%) sur celui de la presse papier (2,1%).
À Marseille, les salariés des entreprises menacées de la région étaient très présents dans le principal cortège (CGT, FSU et Sud), plutôt clairsemé. Ils disent leur nette impression d'avoir été trompés.
Pour lui, imposer les riches à 75 % est une absurdité. Alors que la crise fait prospérer son groupe, il veut créer en Chine des centres commerciaux pour contrer Carrefour ou Walmart. Entretien avec le PDG fondateur du géant chinois de l’agro-alimentaire Wahaha, 60 000 employés, 11,6 milliards de dollars de fortune personnelle et chouchou du Parti.
Après des mois de tergiversations et de bras de fer au sein de la majorité, les socialistes ont déposé mardi une proposition de loi permettant la reprise de sites rentables. Une promesse de François Hollande qu'il se décide à honorer avant le 1er Mai et la manifestation anti-austérité du 5 mai. Mais le texte est fortement édulcoré.
D'un côté, une « loi Florange » qui est dévoilée quand les hauts-fourneaux sont fermés, le refus de l'amnistie sociale ou encore la mise en œuvre d'une réforme très contestée du marché du travail ; de l'autre, une pluie de cadeaux pour les milieux d'affaires : François Hollande célèbre d'une étrange façon le 1er Mai et, bientôt, le premier anniversaire de son accession à l'Élysée.
L’économiste Paul Jorion revient sur les attaques de la Bundesbank à l’égard de la politique menée par la BCE. Pour lui, beaucoup de ces critiques sont fondées. C’est aux politiques et non à la banque centrale qu’il appartient d’affirmer la volonté de maintenir une monnaie commune. L’Allemagne, selon lui, « a commencé à faire ses comptes » et trouve le fardeau de la zone euro trop lourd à porter. Entretien.
Le débat sur « l'austérité » budgétaire, notamment en France où elle n'a pas commencé, est d'abord un refus idéologique de voir l'éléphant qui est dans la pièce : le poids de l'État dont la « providence » est inégalement répartie, et de la classe sociale qui en dépend. Parlons donc de l'éléphant version portugaise.
Après des semaines et des mois de silence, les pays européens ne parviennent plus à cacher leurs divergences. Tandis que toute une partie de l’Europe demande d’en finir avec l’extrême austérité, l’Allemagne au contraire durcit le ton. En campagne, Merkel défait toutes les décisions européennes et tente de dessiner une Europe à sa main.
Dans le cadre de la série de reportages audio consacrés à l'argent, que Mediapart réalise toute cette année en association avec ArteRadio, plongée dans le monde des faux-monnayeurs napolitains. Entre monnaie de singe et vraie débrouille, « making of » d'une monnaie parallèle qui ne connaît pas la crise.