Un jeune homme de confession juive est décédé après avoir été percuté par un tramway à Bobigny le 16 février dernier. Si une vidéo diffusée ce lundi montre que la victime échappait à une agression, le caractère antisémite n’est, pour l’heure, pas retenu par le procureur, et l’avocat de la famille reste lui aussi prudent.
L’enquête intellectuelle et historique « Zemmour et nous », de Judith Cohen Solal et Jonathan Hayoun, analyse les ressorts de l’antisémitisme du candidat d’extrême droite, qui revendique son identité juive. Elle souligne aussi combien les ambiguïtés de Zemmour prospèrent sur une amnésie bien française de l’antisémitisme d’État.
La politique pro-entreprises d’Emmanuel Macron, avant et pendant la crise sanitaire, lui a attiré la sympathie de nombreux patrons de PME, commerçants et autres restaurateurs. Un électorat jadis acquis à la droite qui trouve largement son compte dans l’offre politique du président sortant.
Alors que le Giec vient d’achever la publication de son sixième rapport et que l’État a récemment été condamné deux fois par la justice pour carences fautives dans la lutte contre le réchauffement global, aucun territoire français n’est aujourd’hui épargné par les dérèglements climatiques. 101 départements composent l’Hexagone. 101 histoires qui montrent la réalité du chaos en cours dans notre pays.
Les prises de parole se multiplient, d’Éric Zemmour au rappeur Booba ce week-end, pour s’inquiéter d’une prétendue « épidémie » de jeunes trans que des traitements transformeraient en « patients à vie ». Pour Mediapart, des professionnels de santé qui accompagnent ces mineurs décrivent la réalité de leur travail.
Malgré une campagne dynamique et un programme solide, l’union par la base que prônait Jean-Luc Mélenchon n’a pas complètement pris. À la veille du premier tour, des blocages subsistent à gauche et parmi les classes populaires.
Dans une écoute judiciaire consultée par Mediapart, Michel Platini a reconnu avoir reçu en cadeau une oeuvre de Picasso offerte par l'oligarque russe Alicher Ousmanov, proche de Vladimir Poutine. Lequel dément avoir fait un tel présent.
Chaque jour, l’actualité de la campagne présidentielle 2022 passe sous les regards et les crayons affûtés de notre équipe de dessinateurs et dessinatrices. Aujourd’hui : Marie Morelle.
Directrice de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’extrême droite, la sociologue analyse la dynamique électorale de Marine Le Pen à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Elle juge une victoire de la candidate « hautement improbable », mais « rien n’est impossible ».
La candidate LR a tenu son dernier grand raout de campagne, dimanche à Paris. L’occasion de mobiliser son camp autour de ses fondamentaux et d’une ode à la fidélité. Dans les esprits flottait pourtant le spectre d’une défaite imminente.
À une semaine du premier tour de la présidentielle, les réunions publiques d’Anne Hidalgo, Fabien Roussel et Philippe Poutou étaient hantées par l’option du vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Lui estime avoir sauvé « l’humanisme radical » de la disparition.
Marine Le Pen a mis en sourdine sa dénonciation de la corruption de ses adversaires, au profit d’attaques contre la « justice politique ». Car, ces dernières années, les affaires financières la visant elle ou son parti et ses cadres s’accumulent.
Dans les programmes, le clivage est évident : quand certaines candidatures multiplient les propositions financières pour remettre l’université à flot après plusieurs quinquennats de sous-financement, d’autres poussent pour toujours plus de sélection sociale.
Chaque week-end, retrouvez un extrait du film « Media Crash », en salles depuis le 16 février. Aujourd’hui, nous racontons comment le ministère de la défense a fait pression sur la rédaction de l’émission « Quotidien » afin qu’elle ne révèle pas un document secret-défense portant sur les ventes d’armes de la France. La séquence n’a jamais été diffusée.
Autrefois puissant dans ces départements et territoires français, le chiraquisme ultramarin tenait à la fois de l’idéologie paternaliste du RPR et de la personnalité du président Jacques Chirac. Aujourd’hui, Valérie Pécresse s’en revendique. Tout comme l’extrême droite.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, Marine Le Pen assure qu’elle a toujours défendu une ligne « à équidistance » des États-Unis et de la Russie. En réalité, dès son arrivée à la tête du FN en 2011, elle a soutenu le Kremlin et son parti a bénéficié de deux prêts russes.